samedi 15 novembre 2025

Haïti : les ouvriers de Codevi montrent la voie

Haïti : les ouvriers de Codevi montrent la voie

Cet article est extrait du mensuel de nos camarades de l’Organisation des travailleurs révolutionnaires – UCI Haïti.

Publié le 12/11/2025

 

Grève, manifestations, sit-in. Selon les chiffres publiés dans la presse, environ 18 000 travailleurs du parc Codevi, Compagnie de développement industrielle, située à Ounaminthe dans le département du Nord-Est, étaient entrés en grève pendant la semaine du 6octobre 2025 pour protester contre la volonté du gouvernement d’adopter de nouvelles taxes contre les travailleurs de la sous-traitance. Pour l’instant, ces taxes et prélèvements obligatoires pour l’ONA (Office assurance vieillesse), et pour l’OFATMA (Office d’assurance accidents du travail, maladie et maternité), vont jusqu’à 20 % de leur salaire. Les grévistes réclamaient également un ajustement de leur salaire bloqué depuis 2022 et de meilleures conditions de travail.

Dans leurs slogans, les travailleurs ont dénoncé l’indécence des potentats du gouvernement qui, tout en faisant la course aux richesses en siphonnant les caisses de l’État, en participant à toute forme de corruption, n’ont pas hésité à augmenter les taxes sur des travailleurs dont la valeur réelle du salaire journalier fluctue autour d’un dollar. Rejoints par des membres de la population pauvre dans leur mouvement, les travailleurs ont réclamé un ajustement de salaire à 2 500 gourdes par jour, la baisse des prix de produits de première nécessité, etc.

Devant cette colère tous azimuts et par crainte de voir plus de membres de la population pauvre s’associer à ce mouvement, le gouvernement s’était dépêché de sortir un communiqué pour ajourner ces mesures. Mais deux jours après ce recul, les travailleurs n’avaient pas repris le travail pour mettre la pression sur les patrons qui pourraient faire semblant d’ignorer la position des autorités et continuer à prélever à la source ces taxes et obligations.

Les ouvriers de Codevi avaient raison de se battre pour leur gagne-pain. Cette révolte aurait eu toutes les raisons de se propager vers la capitale, particulièrement sur la route de l’aéroport au parc industriel Sonapi mais aussi dans tout le pays où les travailleurs gagnent péniblement 500 gourdes comme salaire journalier dans les stations de services, dans les magasins, les entrepôts… Continuer à payer le même salaire minimum en vigueur depuis trois ans constitue un crime vu l’inflation qui bat des records.

Aux souffrances des travailleurs, à leurs revendications, le patronat et le gouvernement opposent toujours le cynisme, le mépris et souvent la répression. La grève, les manifestations sont les moyens qui sont à leur disposition pour se faire entendre et faire reculer ces parasites. Il en est de même pour le reste de la population pauvre qui depuis six ans, en plus de l’exploitation des classes dominantes, supporte les exactions criminelles des bandes armées dont les chefs sont devenus en très peu de temps des millionnaires par le racket, le vol, les trafics de toutes sortes.

La révolte générale des masses exploitées représente leur seule voie de salut. Que ces grèves sectorielles, que les actes de bravoure et de résistance de la population dans l’Artibonite assiégée par les gangs, que la résistance des paysans de Kenscoff servent d’entraînement et de prélude aux luttes globales et conscientes de toutes les masses exploitées pour leur libération totale, capitale à l’échelle de tout le pays !

                                                         La Voix des Travailleurs

 

Réchauffement : des records dont on se passerait bien

Records de profits, records de chaleur

 

 

Entre deux annonces de records boursiers, on peut lire que les scientifiques annoncent que les émissions de dioxyde de carbone de l'année 2025 seront les plus hautes jamais enregistrées.

Pendant ce temps se tient la COP 30 au Brésil : une rencontre entre les chefs d'état du monde prétendant juguler le réchauffement climatique dû notamment aux émissions de dioxyde ce carbone. Elle sera aussi inefficace que les 29 éditions précédentes car les gouvernements n’ont ni la volonté i la capacité d’imposer quoi que ce soit aux grands capitalistes responsables de ces émissions.

 

Argenteuil, le débat, la discussion, l’échange, une nécessité vitale pour la population et les travailleurs

Point d’étape. Et vive le débat !

 

 

Depuis une dizaine d’années, je dispose d’un compte Facebook. Jusqu’à récemment, pour l’essentiel, à part faire partager la météo du jour aux habitants de la Ville prise sur internet, mes posts quotidiens permettaient seulement d’indiquer les brèves et articles de notre blog « lo argenteuil » avec les liens pour les joindre directement. Depuis quelques mois, je poste chaque jour sur ma page Dom Mariette un article du blog portant sur Argenteuil écrit la veille ou quelques jours auparavant.

         Un certain nombre de ces brèves connaissent un beau succès de lecture qui se compte par milliers et milliers de « vus ». En retour, je reçois des commentaires.

         Deux choses me frappent à leur propos. D’abord la difficulté de leurs auteurs, pas tous bien sûr, de rester vraiment courtois. Ensuite, une autre difficulté, celle de débattre. Pourtant ce débat est essentiel. La situation des habitants, les décisions municipales, ce qui se fait ou ne se fait pas, mérite débat.

         Je ne reviendrai pas sur toutes les interrogations que l’on peut avoir à propos de la Canopée. C’est bien ? C’est mal ? Pourquoi c’est comme ci ? Pourquoi c’est comme cela ? À l’infini.

         Mais, une discussion échappe par exemple à la plupart des commentateurs. Il y avait donc des millions, voire des dizaines de millions d’euros à dépenser ? Mais pourquoi avoir choisi de les utiliser pour ce projet et pas pour un autre ? La réhabilitation profonde du complexe Jean Vilar ? Pour réduire les problèmes d’isolation thermique de dizaines d’écoles ?...

         Il n’y a pas des choses à discuter autour du choix qui a été fait, et des autres possibles ?

         Mon combat et mes priorités se situent certes sur un autre plan. Mais ce n’est pas une raison de ne pas évoquer et discuter ce qui a des conséquences sur la vie quotidienne des habitants et de moi-même. DM

 

vendredi 14 novembre 2025

13 novembre : les fauteurs de terrorisme

 13novembre : les fauteurs de terrorisme

Le dixième anniversaire des attentats du 13novembre 2015, au Stade de France, au Bataclan et dans les rues de Paris, donne lieu à une multitude de déclarations, commémorations officielles, témoignages de rescapés ou de proches des victimes et même à la sortie de fictions inspirées de ces événements.

Publié le 12/11/2025

On ne peut qu’éprouver de l’empathie pour les centaines de personnes dont la vie a basculé le soir du 13novembre 2015 parce quelles ont été gravement blessées ou que leurs proches ont été tués par des terroristes se revendiquant de lislamisme et tirant pour faire le maximum de victimes. Ces témoignages touchent car nimporte qui aurait pu être une victime ce soir-là, en assistant à un concert, un match de football ou en prenant un verre en terrasse.

Mais l’émotion et l’horreur suscitées par ces tueries de masse sont utilisées par les dirigeants politiques, au pouvoir ou dans l’opposition, pour faire serrer les rangs derrière ce qu’ils appellent « nos valeurs » ou « les valeurs de la république ». Or aujourd’hui comme il y a dix ans, les injonctions à l’unité nationale permettent de faire l’impasse sur les raisons pour lesquelles de telles scènes de guerre ont pu se dérouler en plein Paris. Pourquoi la France ne peut- elle pas être un havre de paix dans un monde ravagé par la guerre ? Pourquoi des jeunes grandis en France ou en Belgique en sont-ils venus à s’enrôler derrière Daesh, prêts à tuer à l’aveugle et à mourir pour des idées réactionnaires et mortifères ? Pourquoi Daesh, l’organisation État islamique, a-t-elle pu émerger et grandir jusqu’à prendre le contrôle d’une partie de la Syrie et de l’Irak ?

Les dirigeants des puissances impérialistes, dont la France, portent la responsabilité principale dans les guerres qui ensanglantent le Moyen-Orient ou l’Afrique. Depuis un siècle, pour accéder au pétrole et autres matières premières, pour contrôler les voies commerciales, ces dirigeants ont colonisé, tracé des frontières entre les peuples, soutenu les pires régimes avant de les lâcher quand ils n’étaient plus assez obéissants. Leurs manœuvres permanentes, leurs bombardements, leurs interventions armées, ont semé la haine parmi les peuples et engendré des conflits monstrueux.

Dix ans après les attentats du 13novembre à Paris, le nombre de pays ravagés par des bandes armées, djihadistes ou pas, na cessé daugmenter et la haine contre les dirigeants impérialistes est encore plus grande. Si Daesh a perdu le pouvoir en Irak et en Syrie, la guerre fait rage en Afrique, en particulier dans les pays du Sahel. Intervenue en 2013 dans cette région sous prétexte de lutter contre les terroristes djihadistes, l’armée française a dû plier bagage, haïe par les populations qu’elle prétendait défendre parce qu’elle ajoutait du chaos au chaos. Au Moyen-Orient, le principal allié des dirigeants occidentaux, l’État israélien, se livre depuis deux ans à Gaza, en toute impunité, à un massacre de masse. Son armée bombarde les États de la région, Liban, Syrie, Iran, Yemen. En France, tous ceux qui dénoncent la politique criminelle et le terrorisme d’État de Netanyahou sont traités d’antisémites et accusés d’apologie du terrorisme. C’est le même Netanyahou, aujourd’hui accusé de crimes de guerre, qui était en janvier2015 lun des invités dhonneur de la manifestation contre le terrorisme convoquée par François Hollande après les attentats contre Charlie Hebdo.

On ne peut pas combattre le terrorisme sans combattre les dirigeants des puissances impérialistes qui alimentent le terreau sur lequel il prospère.

                                                             Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2989)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-aujourd’hui vendredi 14 novembre : carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 15 novembre, de de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 16 novembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Intermarché,

Et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 17 novembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.