samedi 8 novembre 2025

Sainte-Soline : quand les justifications policières tombent à l’eau

 

Violences policières à l'affiche

 

 

Libération et Médiapart ont mis la main sur les vidéos prises par les gendarmes déployés contre les opposants aux méga bassines à Sainte-Soline en mars 2023. Contre la manifestation interdite, 2 000 gendarmes mobiles avaient été déployés et la répression avait fait 200 blessés, dont 40 gravement.

         « Usage proportionnel de la force », « présence de casseurs d’ultragauche » : le gouvernement avait utilisé les arguments habituels pour couvrir les agissements de ses flics. Les vidéos disent le contraire, montrant des gendarmes heureux s’exclamant : « je compte plus les mecs qu’on a éborgnés » et autres consignes de procéder à des tirs tendus, censés être interdits.

         Devant ces images accablantes, l’inspection générale de la gendarmerie s’était empressée de ne rien faire. Et il y a fort à parier que le nouveau ministre et ex-préfet de Paris, Nuñez, habitué à couvrir les violences policières, aurait fait de même si les vidéos n’avaient pas été rendues publiques.

Stellantis : arrêt de la production d’automobiles à Poissy ? Quand la direction avoue…

Stellantis – Poissy : la direction avoue !

Lundi 3 novembre, lors d’une réunion avec les syndicats, Antonio Filosa, le PDG de Stellantis qui a pris la suite de Carlos Tavares, a fait un certain nombre d’annonces notamment sur l’emploi et sur l’avenir de l’usine de Poissy.

Publié le 05/11/2025

 

 

Le service de communication du groupe se permet de mettre en avant l’annonce de 1 200 embauches en 2025 et une promesse de 1 600 embauches pour 2026. Bien sûr, le PDG s’est bien gardé d’expliquer que le groupe avait effectué plus de 2 500 suppressions d’emplois rien qu’en 2025 et qu’il en prévoyait au moins 1 800 pour 2026. Autant dire que la réalité est loin de celle reflétée par les propos tronqués de ce service de communication. Et la conséquence directe de ces suppressions d’emplois est une augmentation de la charge de travail pour tous les travailleurs qui restent.

Jusque-là, la direction de Stellantis niait toute idée de fermeture de l’usine de Poissy et elle essayait même de faire croire à la possibilité d’un nouveau véhicule. Alors que la presse racontait les négociations avec le club du Paris Saint-Germain pour la revente d’une partie du site, elle tentait là encore de nier les faits, avec la complicité de Pécresse et d’autres élus. Le PDG a donc fini par annoncer l’arrêt de la fabrication de voitures après l’Opel Mokka actuellement produite à Poissy. Cela signifie que la direction confirme bien son projet de fermer l’usine, même si le mot « fermeture » reste tabou dans sa bouche et si elle l’accompagne du discours habituel sur son engagement, la main sur le cœur, à trouver des activités industrielles alternatives. Comme si l’on pouvait croire à l’existence d’un atelier de réparation ou d’une casse automobile à côté d’un immense stade et d’un complexe touristique de luxe.

À l’usine, cette annonce n’a étonné personne. En effet, les travailleurs sont convaincus depuis des mois que la direction n’allait pas lancer un nouveau véhicule malgré ses mensonges répétés et ceux de ses sbires. Il reste désormais pour un maximum de travailleurs à prendre conscience que le compte à rebours est lancé et qu’il n’y a plus de temps à perdre pour s’organiser, et agir pour défendre sa peau.

Si cet empire industriel qui a accumulé plusieurs dizaines de milliards d’euros ces dernières années décide de fermer cette usine, son unique raison est de maintenir les profits et les dividendes des actionnaires dans la guerre que se mènent les capitalistes de l’automobile à l’échelle mondiale. Et cette guerre, la direction la mène avec la peau des travailleurs, qu’ils soient de Stellantis ou des équipementiers.

Les travailleurs représentent une force qui peut contrecarrer les plans de Stellantis d’autant plus qu’à travers le pays, ceux de Poissy ont des dizaines de milliers d’alliés : tous les travailleurs menacés qui se battent contre les licenciements et les fermetures d’usines.

Il faudra de la conscience, de la détermination, de la combativité et de la rage !

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2988)

 

vendredi 7 novembre 2025

Budget : l’extrême droite défend les riches

Budget : l’extrême droite défend les riches

Le 31 octobre, la taxe Zucman a été rejetée à l’Assemblée nationale par 228 voix contre 172, de même que sa version édulcorée, la taxe Mercier présentée par le Parti socialiste.

Publié le 05/11/2025

Ces taxes n’écornaient pourtant même pas les fortunes colossales des plus riches : l’économiste Zucman, qui a donné son nom à la première, prévoyait de taxer à 2 % les patrimoines supérieurs à 100millions. Sa version allégée (la taxe Mercier) excluait même toutes les entreprises familiales et les entreprises dites innovantes et taxait à 3 % les patrimoines de 10millions. En fait, cela permettait à de nombreuses entreprises d’échapper à l’impôt en prétendant être innovantes ou familiales, comme le dénonçait Gabriel Zucman en personne.

Mais pour une majorité de députés, faire semblant de taxer les patrons était encore trop.

Parmi ceux qui ont voté contre les deux taxes, on retrouve sans surprise les macronistes et les députés LR mais tout aussi sans surprise les députés RN. Reprenant les mêmes termes que Lecornu, Le Pen a déclaré qu’il fallait « protéger l’appareil productif ». Depuis que le RN a quelque espoir d’accéder à la mangeoire gouvernementale, il multiplie les preuves d’amour au patronat. Il avait voté en 2022 contre l’augmentation du smic et proposé avant l’arrivée de Lecornu un contre-budget de 36milliards d’économies supplémentaires aux dépens des classes populaires.

Bardella fait écho à Bernard Arnault, la première fortune du pays, vent debout contre la taxe Zucman, et reprend presque mot pour mot ses arguments affirmant que « le projet de la gauche et le projet de Monsieur Zucman est de transformer la France en Venezuela sans le pétrole et ce n’est pas mon projet ».

Le projet du RN est bien de défendre les intérêts du grand patronat et des plus riches. Sa position par rapport à la taxe Zucman lui permet d’en apporter la preuve à ceux qui en douteraient encore dans les milieux bourgeois.

                                              Aline Urbain (Lutte ouvrière n°2988)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 7 novembre : de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 8 novembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud ;

-lundi 10 novembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien. (Sous réserve)