lundi 20 octobre 2025

Argenteuil, nouveau paysage rue Paul-Vaillant-Couturier réalisé sans délicatesse (1). Les fouilles archéologiques préventives vont pouvoir au moins commencer

 

Un riche espace historique

 

 

Cela fait drôle aux anciens d’Argenteuil. La façade de la rue Paul-Vaillant-Couturier vient d’être édentée d’une partie importante, face au centre commercial Côté Seine. C’est un pan de l’histoire d’Argenteuil qui disparaît avec le lotissement d’une partie supplémentaire de L’îlot Laugier. Bien davantage que l’avenue Gabriel Péri, cette rue, et principalement dans sa première partie en venant de la gare, est largement en déshérence depuis des années sinon plusieurs décennies.

         Il y a donc un projet immobilier qui s’ajoute aux autres du quartier. Soit. Ce que l’on peut reprocher c’est qu’il n’y a jamais eu de réflexion globale et d’information à la population sur la restructuration globale du Centre d’Argenteuil. Il est vrai que c’est la même chose pour l’ensemble de la commune. Des transformations partielles au niveau des quartiers, mais pas de réflexion partagée et de décision d’ensemble, de schéma directeur pour reprendre un terme plus savant.

         Pour en revenir à l’espace qui se trouve démoli et qui est en passe d’être dégagé, c’est un des espaces anciens du vieux bourg historique d’Argenteuil. Il s’agit maintenant au moins d’en profiter pour engager les fouilles d’archéologie préventive qui s’imposent. Elles risquent avec bonheur d’amener de belles découvertes. DM (Article suivant, l’occasion d’une information historique qui n’a pas été faite)

dimanche 19 octobre 2025

Retraites : le bal des hypocrites

 Retraites : le bal des hypocrites

Lors de sa nomination, Bayrou s’était assuré de la non-censure du PS en échange de l’ouverture du « conclave sur les retraites ». Une fois celui-ci disparu, le PS ne pouvait rejouer la même pièce qu’en faisant monter les enchères.

Publié le 15/10/2025

Le PS a donc réclamé pour prix de sa complicité la « suspension » de la réforme des retraites.

Il s’agirait de reprendre la proposition de la CFDT qui est de stopper la hausse de l’âge minimum de départ à la retraite pendant 18 mois, jusqu’à la prochaine présidentielle. En échange, une nouvelle discussion serait organisée avec les « partenaires sociaux ». Elle ne pourrait déboucher, comme toutes les autres, que sur de nouveaux reculs. Ainsi la loi Touraine, ministre socialiste de Hollande, qui prévoit de porter progressivement la durée de cotisation à 43 ans, s’appliquerait de nouveau.

On n’entendra pas la CFDT s’en offusquer, ses dirigeants soutenant ouvertement l’augmentation de la durée de cotisation. Ils se déclarent même d’accord avec l’idée de laisser les pensions décrocher par rapport à l’inflation.

La dirigeante de la CGT, Sophie Binet, n’a pourtant rien trouvé de mieux qu’affirmer – contre toute évidence – que « la suspension ne pouvait être qu’une étape vers l’abrogation », invitant Macron à « revenir à ce pour quoi il a été élu », à savoir « faire barrage à l’extrême droite et répondre à l’urgence sociale », comme s’il y avait la moindre illusion à se faire sur la politique que Macron, ce serviteur de la bourgeoisie, pouvait mener !

Les travailleurs n’ont rien à attendre de cette comédie autour de la question des retraites. Les représentants de la bourgeoisie, de droite comme de gauche, se préparent en réalité à s’attaquer aux retraités, à diminuer les pensions en les gelant. Et pour s’y opposer, la lutte ne se livrera pas au Parlement, mais dans la rue et dans les entreprises.

                                                          Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2985)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 19 octobre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 20 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Impérialisme, CIA, Trump menace le Venezuela

Le droit à dominer sans partage

 

 

Trump se vante d'avoir autorisé des actions clandestines de la CIA au Venezuela et il ajoute que les États-Unis, après avoir détruit des bateaux vénézuéliens, pourraient frapper ce pays qu'il traite de « narcoterroriste ». Cette accusation sert à justifier la volonté de l'impérialisme américain d'affaiblir, et peut-être de renverser, le dirigeant vénézuelien Maduro, qui comme son prédécesseur Chavez, n'est pas entièrement à sa botte.

         Ces menaces sont également destinées à montrer à Maduro qu'il n'est pas question qu'il touche aux riches champs de pétrole du Guyana voisin. L'impérialisme réaffirme ainsi son droit à dominer sans partage ce qu’il a rebaptisé « Golfe d’Amérique », au mépris des populations.

 

Pas de prime ? C'est la grève ! Chez Arabelle Solutions à Belfort

 

La grève : l’arme des travailleurs

 

Une entrée du site pendant la grève

En octobre 2024, les travailleurs des ateliers d’Arabelle Solutions s’étaient mis en grève contre l’inégalité des primes de fin d’année. La direction proposait alors une prime de 70 euros pour les ouvriers quand elle proposait des primes allant jusqu’à 20 000 euros pour les cadres. A la suite de cette grève, une prime de 1 000 euros brut avait été obtenue pour les ouvriers avec la promesse de renouveler l’obtention d’une prime chaque année.

         Cette année, chacun dans les ateliers s’attendait à l’annonce de cette prime. Lundi 13 octobre, la nouvelle circulait, la direction proposait d’envisager des primes pour 2026, 2027, 2028, mais rien pour 2025. Dès mardi, des travailleurs de l’atelier Alternateurs sont passés spontanément discuter avec leurs camarades pour protester.

         Mardi après-midi, ils se sont retrouvés à près d’une centaine dans la cour de l’usine, bloquant les véhicules à une entrée du site par un piquet de grève. Une turbine de type Arabelle qui devait quitter l’usine, a été bloquée. La grève a continué mercredi et jeudi. Vendredi rien ne changeait, la direction ne voulant rien lâcher. Mais les travailleurs n’ont pas dit leur dernier mot.