samedi 18 octobre 2025

Santé : la résistance aux antibiotiques en augmentation

 

Un système destructeur également de la santé

 

 

Un rapport de l'organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur l'augmentation inquiétante de la résistance aux antibiotiques chez les bactéries responsables de maladies.

         Ce phénomène est amplifié par le mauvais usage de ces produits. Les causes sont le sous-développement de la médecine humaine et vétérinaire et la vétusté des systèmes d'hygiène publique dans les pays pauvres. S’ajoute la pratique courante de donner des antibiotiques à faible dose aux animaux d'élevage pour les faire grossir plus vite.

         Les lois du capitalisme sont en passe d'annuler l'immense progrès qu'a été la découverte des antibiotiques. Il est urgent de renverser ce système destructeur.

Argenteuil, Philippe Doucet a perdu la mémoire. Ça craint !

 

Gonflé !

 

 

Philippe Doucet a engagé naguère en tant que maire avec ses plus proches les discussions avec le promoteur Fiminco sur l’avenir de l’espace Jean Vilar. Battu en 2014 par Georges Mothron, celui-ci les a poursuivies pour annoncer deux ans plus tard le projet Héloïse. Philippe Doucet ne s’est jamais exprimé sur sa part de responsabilité dans une affaire qu’il avait tue, en tout cas, à une fraction de sa majorité d’alors.

         Si le maire actuel l’a poursuivi de la façon dont on sait, Philippe Doucet en a été à l’origine, le discutant à la marge tout en l’approuvant lors du conseil municipal de décembre 2016.

         Pourtant, dans une vidéo diffusée il y a quelques jours sur Facebook, il attaque sans vergogne son successeur sur les millions que le promoteur qui s’estime lésé réclame maintenant à la ville, sans bien sûr s’expliquer sur le sujet et sur sa part de responsabilité initiale. Cette vidéo est un affront à tous les habitants qui ont permis que le projet soit abandonné, en particulier à ceux d’entre eux qui ont pris autour du Comité Jean Vilar tellement d’initiatives pour y parvenir.

         Philippe Doucet est un politicien. On le savait sans principe. Il ose aujourd’hui prendre ouvertement les uns et les autres pour des imbéciles.

         Sur la base de cette affaire Jean Vilar, lui comme son successeur méritent une bonne retraite loin des Argenteuillais. DM

vendredi 17 octobre 2025

Lecornu devant l’Assemblée : soulagement parlementaire

 Lecornu devant l’Assemblée : soulagement parlementaire

Mardi 14 octobre, annonçant le programme de son gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a « suspendu » en l’état la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, répété qu’il n’utiliserait pas l’article 49-3, et évoqué un encadrement fiscal sur une toute petite partie des grandes fortunes.

Publié le 15/10/2025

 

 

Ces deux engagements et cette vague promesse devaient permettre, jeudi 16 au matin, à tout ou partie des députés PS de ne pas voter la motion de censure déposée par LFI, et donc au gouvernement de survivre. C’est du moins ce qu’on pouvait comprendre du discours de Boris Vallaud pour le PS. Ce recul, sur une mesure rejetée par l’écrasante majorité des travailleurs et combattue par des millions d’entre eux, n’est pourtant qu’une cuillérée de miel dans un tonneau de fiel.

Certes, les macronistes prétentieux et méprisants, à commencer par le Président lui-même, ont dû manger une partie de leur chapeau. Certes, la droite qui exige la retraite à 67 ans doit également en rabattre provisoirement sur le sujet. Certes, tous ces gens qui claironnent depuis des années que voler deux, puis quatre ans de vie aux travailleurs serait la seule façon d’équilibrer les comptes du pays, ont dû se déjuger.

La suspension, dont le « coût » serait de 400 millions d’euros pour 2026, serait compensée, à l’euro près, par une mesure d’économie aux dépens, évidemment, de la population. Pour le reste, y compris face à l’accumulation de fortunes insolentes réalisées en pillant les fonds publics, Lecornu promet la continuité. Les attaques contre la Sécurité sociale, l’augmentation du budget militaire, les économies sur les services publics utiles à la population et tout ce qu’exige le grand patronat pour le maintien de ses profits, quoi qu’il en coûte aux travailleurs, tout cela est à son programme.

Face aux motions de censure, de LFI et du RN, Lecornu tient s’il obtient qu’une majorité de députés ne les vote pas. C’est acquis du côté du centre, au gouvernement depuis huit ans. La droite, qui craint la dissolution et donc le retour devant des électeurs qui lui préfèrent de plus en plus le RN, ne censurera pas non plus, même si chacun sait qu’il s’agit seulement de conserver les prébendes de ses élus. Le PS, qui n’a pas trop envie non plus de nouvelles élections, ne voulait pas se vendre pour rien et peut se contenter de pas grand-chose, d’où la suspension de la réforme des retraites et le discours de Boris Vallaud. Invoquant le fascisme à nos portes et la vie quotidienne des travailleurs, il a fini, à demi-mot, par appeler ses camarades à ne pas censurer Lecornu.

Lecornu a répété, à chaque paragraphe « le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez », signifiant par là une « rupture » par rapport aux huit années de macronisme jupitérien. Mais débattre et décider de la politique nécessaire à la classe dirigeante n’est pas une rupture, c’est la fonction des institutions de la République depuis qu’elle existe.

                                                      Paul Galois (Lutte ouvrière n°2985)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 17 octobre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 18 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix         ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan ;

-dimanche 19 octobre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 20 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Stellantis : malade imaginaire en grande forme

Les familles Agnelli, Peugeot et Cie en pleine forme

 

 

Pour expliquer la fermeture de l'usine de Douvrin et celle, programmée, de Poissy, la direction de Stellantis, relayée par tous les médias, explique que le groupe va mal.

         Pourtant, si elle annonce que Stellantis va investir 13 milliards de dollars aux États-Unis - ce qui lui permettra d’y bénéficier de milliards de subventions publiques - c’est bien que produire et vendre des voitures est très rentable.

         Si à Douvrin et à Poissy, des milliers de travailleurs de Stellantis, de la sous-traitance et des fournisseurs sont jetés à la rue, c'est à cause de la soif inextinguible de profit des familles Agnelli, Peugeot et Cie, et de rien d'autre.

 

Leur société : Sarkozy : prisonnier quatre étoiles

 Leur société : Sarkozy : prisonnier quatre étoiles

Publié le 15/10/2025

 

 

L’ex-président Sarkozy devant rejoindre prochainement sa cellule, les médias s’intéressent aux conditions de détention de ce haut gradé de l’armée gouvernementale au service des possédants.

Condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, libre quoique ayant un casier judiciaire chargé, et à peine débarrassé de son bracelet électronique, Sarkozy sera d’abord présenté à un médecin qui jugera s’il est en état de supporter le choc de l’incarcération. Une cellule a été réservée pour lui tout seul et on lui promet un téléphone, trois parloirs par semaine, des promenades quotidiennes dans la solitude et avec protection. La cantine dépendra de ses moyens financiers et on sait qu’il n’en manque pas. Le multirécidiviste, en attente qui plus est de nouveaux procès, ne devrait, en outre, pas attendre trop longtemps sa sortie.

La police, la justice et l’administration pénitentiaire prennent moins de gants avec le commun des mortels. On peut citer par exemple Robin Cotta, arrêté dans une pharmacie avec de fausses ordonnances pour du sirop codéiné et incarcéré immédiatement, alors que son casier était vierge. Mis en cellule avec un codétenu manifestement violent, lui, sa famille et son avocat avaient demandé à plusieurs reprises un transfert, sans réponse du juge ni de l’administration pénitentiaire. Ce jeune homme de 22 ans, non jugé et arrêté pour des broutilles, est mort, assommé puis égorgé dans sa cellule des Baumettes, à Marseille, le 9 octobre 2024. La famille attend toujours des explications et, comme celles de dizaines de milliers de détenus en attente de jugement et de voleurs de poules condamnés, elle doit entendre avec amertume les précautions prises pour l’incarcération du VIP Sarkozy.

                                                       Paul Galois (Lutte ouvrière n°2985)