samedi 11 octobre 2025

Argenteuil, le maire, les comptes, le nombre d’agents

 

Moins d’agents, vous réduisez d’autant la dépense… et le service

 


Cela peut aussi s’appliquer à la gestion municipale. Là, ce n'est pas le profit, c'est le budget

Le maire et son équipe se vantent qu’au niveau des comptes de la commune, tout va très bien. Le premier a même annoncé que la Ville d’Argenteuil était sortie du réseau d’alerte de surveillance budgétaire des services préfectoraux. Il est même tout content de répéter à satiété que d’année en année, ils n’avaient pas augmenté les impôts… sans jamais rappeler qu’il y a toujours une hausse décidée par l’État eu égard à son calcul, lui près de la vérité, de l’inflation réelle.

         Tant que la population ne contrôle pas directement les comptes de la cité, il est bien difficile de savoir ce qu’il en est.

         Mais ceux qui connaissent l’état des effectifs et de leurs manques dans les différents services de la Ville, qui accompagne un turn-over important, des départs en retraite non remplacés, ont leur petite idée sur comment, effectivement, vous pouvez réduire le budget, de fonctionnement en l'occurrence. Ne payez pas des salaires, grignotez sur les délais de recrutement, et vous réduisez d’autant plus les dépenses.

         C’est une petite ficelle dont le fonctionnement budgétaire de la Ville n’est pas avare.DM


vendredi 10 octobre 2025

Budget : pour financer quoi ?

 Budget : pour financer quoi ?

Y aura-t-il un budget cette année, et lequel ? La question taraude les milieux patronaux, habitués à vivre sous perfusion d’argent public.

Publié le 08/10/2025 

 

 

Le président du Medef, Patrick Martin, qualifie les péripéties politiques actuelles de « débat hors sol » et chiffre d’emblée leur coût à neuf milliards d’euros de PIB. L’U2P, un syndicat patronal représentant les petites entreprises, déclare pour sa part dans un communiqué : « Les intérêts des politiciens ont de nouveau pris le dessus sur l’intérêt général du pays », et demande à Emmanuel Macron et au Parlement de « sortir de l’impasse actuelle et de donner un budget à la France ».

Le patronat est clairement fâché contre ceux qui sont censés servir ses intérêts à la tête de l’État et qui ont réussi à gripper la machine. Il se plaint de l’incertitude engendrée par leurs querelles. La surtaxe d’impôt sur les grandes entreprises sera-t-elle reconduite ? Les primes à l’embauche des apprentis réduites en 2025 reviendront-elles à ce qu’elles étaient auparavant ? Quelles exonérations de cotisations sociales seront appliquées ? Autant de questions qui obsèdent les chefs d’entreprise et qu’ils couvrent du voile d’un prétendu intérêt du pays. Elles se résument en fait à une seule : va-t-il enfin sortir de tout l’imbroglio politicien un gouvernement capable de faire payer la population ?

Un budget, il en faudrait certes un, mais pas celui qui finira, d’une manière ou d’une autre, par sortir de la machinerie institutionnelle élaborée à cet effet. Il devrait se fixer l’objectif de reconstruire le système de santé afin que les malades n’attendent plus interminablement sur un brancard aux urgences et que les délais d’attente pour un rendez-vous médical ne dissuadent plus une partie de la population de se soigner. Il devrait prévoir que dans les établissements scolaires les élèves puissent trouver réellement un enseignant devant eux toute l’année et étudier dans des classes non surchargées. Quant à la dette contractée dans le seul intérêt des capitalistes, ce budget leur imposerait de la payer sur leurs profits. Autrement dit, il prévoirait les financements nécessaires pour satisfaire les besoins de la grande majorité de la population.

Ce n’est certes pas du gouvernement bourgeois qui sortira des combines actuelles qu’il faut attendre un tel budget. Il faudra pour cela un gouvernement des travailleurs.

                                                   Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°2984)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 10 octobre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 11 octobre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 12 octobre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 13 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Massacre à Gaza : l'horreur là-bas, et il faudrait se taire ici ?

La police ne fera pas taire la jeunesse

 

Copyright UNICEF

Ces derniers jours, à Lille, la police montre les muscles pour tenter d'intimider ceux qui continuent de dénoncer les massacres des Palestiniens par des soldats et des colons israéliens.

         Une jeune manifestante a été arrêtée lors d'un rassemblement mardi 07 octobre et la police est intervenue sur le campus de Pont de Bois pour interpeller des étudiants ayant collé des affiches de soutien à la cause palestinienne.

         Malgré ça, un rassemblement a eu lieu le lendemain pour exiger la libération de cette militante et les participants ne comptent pas se laisser bâillonner par un pouvoir complice de l'Etat Israélien et du génocide des Palestiniens.