Budget : pour
financer quoi ?
Y aura-t-il un budget cette année, et lequel ? La
question taraude les milieux patronaux, habitués à vivre sous perfusion d’argent
public.
Publié le 08/10/2025
Le président du Medef, Patrick Martin, qualifie
les péripéties politiques actuelles de « débat hors sol » et chiffre
d’emblée leur coût à neuf milliards d’euros de PIB. L’U2P, un syndicat patronal
représentant les petites entreprises, déclare pour sa part dans un communiqué :
« Les intérêts des politiciens ont de nouveau pris le dessus sur l’intérêt
général du pays », et demande à Emmanuel Macron et au Parlement de «
sortir de l’impasse actuelle et de donner un budget à la France ».
Le patronat est clairement fâché contre ceux qui
sont censés servir ses intérêts à la tête de l’État et qui ont réussi à gripper
la machine. Il se plaint de l’incertitude engendrée par leurs querelles. La
surtaxe d’impôt sur les grandes entreprises sera-t-elle reconduite ? Les primes
à l’embauche des apprentis réduites en 2025 reviendront-elles à ce qu’elles
étaient auparavant ? Quelles exonérations de cotisations sociales seront
appliquées ? Autant de questions qui obsèdent les chefs d’entreprise et qu’ils
couvrent du voile d’un prétendu intérêt du pays. Elles se résument en fait à
une seule : va-t-il enfin sortir de tout l’imbroglio politicien un gouvernement
capable de faire payer la population ?
Un budget, il en faudrait certes un, mais pas
celui qui finira, d’une manière ou d’une autre, par sortir de la machinerie
institutionnelle élaborée à cet effet. Il devrait se fixer l’objectif de
reconstruire le système de santé afin que les malades n’attendent plus
interminablement sur un brancard aux urgences et que les délais d’attente pour
un rendez-vous médical ne dissuadent plus une partie de la population de se
soigner. Il devrait prévoir que dans les établissements scolaires les élèves
puissent trouver réellement un enseignant devant eux toute l’année et étudier
dans des classes non surchargées. Quant à la dette contractée dans le seul
intérêt des capitalistes, ce budget leur imposerait de la payer sur leurs
profits. Autrement dit, il prévoirait les financements nécessaires pour
satisfaire les besoins de la grande majorité de la population.
Ce n’est certes pas du gouvernement bourgeois qui
sortira des combines actuelles qu’il faut attendre un tel budget. Il faudra
pour cela un gouvernement des travailleurs.
Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°2984)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui
vendredi 10 octobre :
-de 16 h. à
16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;
-puis
carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;
-samedi 11
octobre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;
-de 10 h.30
à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
-de 11
heures à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 12
octobre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;
-lundi 13
octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.