vendredi 3 octobre 2025

RATP : la chasse aux sorcières est ouverte

RATP : la chasse aux sorcières est ouverte

Sous couvert de laïcité et de neutralité, l’actuel PDG de la RATP, Jean Castex, a lancé sur certains « sites pilote » une opération de division envers les salariés travaillant pour la Régie.

Publié le 01/10/2025

Le plan de Castex, appelé hypocritement Travailler ensemble, détaille les opérations de contrôle des espaces et des personnes travaillant pour les sous-traitants, les prestataires de nettoyage en particulier, afin de porter « une attention particulière à tout ce qui peut apparaître comme un marqueur de pratique religieuse sur le lieu de travail ».

Il ne fait de doute pour personne que les travailleurs de confession musulmane sont la cible principale. Nombreux sont celles et ceux qui sont écœurés par cette note et avec raison. Cette politique de la direction a du mal à passer, y compris parmi les agents de maîtrise à qui il est demandé d’effectuer des rondes dans les locaux si possible aux heures de prière, horaires dont ils doivent prendre connaissance en consultant le site de la Mosquée de Paris.

La direction veut en faire des garde-chiourmes, elle leur donne des astuces pour détecter les dangereux contrevenants : bouteilles en plastique vides dans les toilettes, cartons pliés, tapis, etc. Par ailleurs, les « managers » sont chargés de s’assurer que la « formation e-learning », obligatoire pour l’usage de la langue française, a bien été suivie par tous les agents. Il leur est donc aussi demandé de faire la chasse à ceux qui parlent une langue étrangère pendant leur travail, mais quelle langue ? L’arabe ? Le tamoul ? Ou le franglais ?

La direction et le gouvernement font tout pour diviser les travailleurs afin de les attaquer plus facilement. Ils cherchent à les détourner des vrais problèmes : les salaires, les conditions de travail, les prix qui augmentent, les retraites.

Bien des travailleurs ne tomberont pas dans son piège. Ils sauront réagir et « travailler ensemble » afin que le plan de la RATP reste une coquille vide et ne se généralise pas à tous les sites de la Régie.

                                           Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2983)

 

Madagascar : révolte de la jeunesse

 

La seule issue véritable : que les exploités prennent le pouvoir

 

 

Depuis une semaine, Madagascar, un des pays les plus pauvres du monde touché par une famine en 2021, connaît une mobilisation puissante de la population de la capitale, principalement menée par les jeunes.

         Après avoir essayé la répression brutale - au moins 22 morts - le président Rajoelina s’est résigné au renvoi du gouvernement, mais sans réussir à apaiser la colère des manifestants qui s’est étendue aux autres grandes villes.

         Rajoelina avait été installé au pouvoir par l’armée en 2009 suite à une révolte populaire, remplaçant le président précédent vomi par la population. Espérons que les exploités mobilisés, ouvriers et paysans pauvres, ne se laisseront pas à nouveau abuser par un simple un changement de politiciens au sommet de l’État organisé par l’état-major.

Chauffeurs-routiers de tous les pays, unissez-vous !

 

Pas de frontières pour les travailleurs

 

 

Trois chauffeurs routiers géorgiens ont été licenciés et abandonnés sur l’aire d’autoroute où ils s’étaient arrêtés. Ce n’est pas la première fois que des chauffeurs moldaves, polonais, zimbabwéens ou autres se retrouvent dans cette situation pour avoir protesté ou parce que leur employeur a mis la clé sous la porte.

         Derrière ces patrons esclavagistes, on trouve les grands transporteurs français ou allemands. Et tous transportent les marchandises des multinationales de tous les secteurs. Sur la route aussi l’exploitation n’a pas de frontières.