dimanche 28 septembre 2025

Argenteuil, inauguration de la médiathèque Robert Desnos rénovée, le public futur de celle-ci pas véritablement mobilisé

 

Voulaient-ils rester entre eux ?

 

Pendant ce temps, à 50 mètres, l’esplanade, telle qu’elle est loin de tout

Je suis allé ce matin devant la médiathèque Robert Desnos dont la rénovation était inaugurée hier. L’occasion pour moi, adhérent de l’association Sous les couvertures du Livre et de la lecture d’aller bien évidemment distribuer le flyer du prochain Salon d’Argenteuil qui se tiendra les 7 et 8 févier prochains, d’autant plus dans le lycée du quartier, Julie-Victoire Daubié. La moindre des choses pour l’occasion de cette inauguration.

         Le public de cent à cent-cinquante personnes était composé pour l’essentiel d’édiles, de leurs proches de tendance politique, de quelques membres du réseau associatif, de quelques agents ou anciens agents des médiathèques, mais de seulement quelques dizaines d’habitants du quartier. Fait extrêmement notable, l’absence de la jeunesse. Cet équipement essentiel est pourtant censé lui être destiné. Quant aux petites vedettes politiques annoncées, seule celle du département était présente.

         Et pour cause. Le travail d’information ou de mobilisation qui méritait d’être fait auprès des habitants et des rares commerçants valeureux du Val-Nord n’a pas été fait. Les enseignants des écoles et établissement scolaires n’ont pas été mis au courant et mobilisés pour l’évènement.

         Loin des discours et des victuailles d’hier, j’irai visiter la structure qui, au vue des images qui circulent sur Facebook et sur la page F de la Ville d’Argenteuil, donne franchement envie de la visiter et de la fréquenter. Pour ma part, ce sera chose faite mercredi prochain.DM

samedi 27 septembre 2025

Lecornu : écorner les riches pour écorcher les pauvres ?

 Lecornu  :  écorner les riches pour écorcher les pauvres ?

Le Premier ministre nouvellement promu Sébastien Lecornu se trouve devant la même feuille de route et les mêmes difficultés que ses prédécesseurs.

Publié le 24/09/2025

 

Pour conforter les profits des grandes entreprises et les rentes de leurs actionnaires dans cette période troublée, son gouvernement devra réduire la part qui revient aux travailleurs, aux retraités, aux services publics utiles à la population, aux budgets dits sociaux. Il lui faut donc trouver une majorité relative de députés prêts à le soutenir et, surtout, il doit inventer l’enrobage politique pour que la population l’accepte et que chaque parti ministériel puisse dire à ses électeurs qu’il n’a pas trahi son programme.

Les gages promis à la droite et à l’extrême droite sont connus, à commencer par le maintien de Retailleau au ministère de l’Intérieur et de la xénophobie. Mais Lecornu doit obtenir la non censure d’une partie au moins de la gauche, des députés du PS en particulier, assortie de la bienveillance de quelques directions syndicales. Et il doit faire baisser la pression sociale découlant du contraste flagrant entre les fortunes accumulées par une toute petite minorité et les difficultés croissantes de l’écrasante majorité.

Il n’y a qu’un seul chemin pour donner l’illusion de la justice, faire payer, si peu que ce soit, les milliardaires. Il faudrait, comme nombre de responsables politiques et d’éditorialistes l’en pressent, que Lecornu ose demander demain quatre milliards aux ultra-riches pour pouvoir extorquer tout de suite quarante milliards à la population travailleuse.

La difficulté pour Lecornu ne vient pas des députés de gauche et des dirigeants syndicaux habitués à se vendre pour pas grand-chose. La difficulté est que le grand patronat ne veut pas céder un centime et le fait savoir à cor et à cri, sur tous les médias, de toutes les façons.

Mais, que les milliardaires se prêtent, volontairement ou pas, à la comédie, que les députés de gauche acceptent ou non de tenir leur partition, que ceux du RN continuent ou pas de jouer à l’opposition responsable qui laisse faire le gouvernement, que Lecornu parvienne ou non à trouver des comparses, que Macron dissolve ou qu’il démissionne, il s’agira en définitive pour tous ceux-là de trouver le moyen de faire payer les travailleurs.

                                                             Paul Galois (Lutte ouvrière n°2982)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 27 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)

-dimanche 28 septembre, de 10 h.25 à 10h.55 devant l’Intermarché du centre,

 de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 29 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Renault : losange de la mort

 

Une sanglante « opportunité économique rentable »

 

 

Dans une note interne au personnel, Renault prépare les esprits à tourner l’activité du groupe automobile vers la production militaire.

         Au nom de la « souveraineté nationale » et sous l’égide du ministère des Armées, les patrons de Renault font miroiter un « complément d’activité » pour ses sites en France, en n’omettant pas de faire valoir qu’il s’agit d’une « opportunité économique rentable ».

         De la construction envisagée de drones pour les armées ukrainienne et française à la fourniture d’engins roulants demain, comme ce fut le cas lors des guerres du siècle passé, Renault entend rester dans son « cœur de métier » : celui du profit avant tout.

Dassault-Cergy : du beau monde pour l’inauguration de l’usine

 

Dassault-Cergy : du beau monde pour l’inauguration de l’usine

Un an après la mise en activité de l’usine Dassault de Cergy, le PDG Trappier est venu l’inaugurer, mardi 23 septembre. La fébrilité des cadres dirigeants locaux était à la hauteur de l’événement : l’usine n’avait jamais été aussi propre et dégagée, avec un service d’ordre pléthorique.

Publié le 24/09/2025

Le PDG était flanqué pour l’occasion du préfet du Val-d’Oise et de la présidente de Région Valérie Pécresse. On comprend que les institutions de l’État soient représentées puisque, comme le mensuel L’Usine nouvelle le décrit ainsi : « Cette usine flambant neuve, pour laquelle le groupe ne précise pas le montant de l’investissement... » Et pour cause : il y a en effet tout lieu de penser que l’usine pourrait avoir été payée en partie par l’argent public. En la matière, la famille Dassault possède un savoir-faire qui remonte à quatre générations !

Pour le reste, la direction locale avait fait en sorte de diviser les travailleurs. Les prestataires et les intérimaires, plus de la moitié de l’effectif, n’étaient pas conviés au discours ; quant aux « Dassault », ils étaient tous convoqués à la même heure en dépit des horaires différents des équipes, afin de remplir l’atelier. Trappier a alors asséné le discours patronal habituel disant qu’il fallait se battre, que les temps étaient durs… si durs que les dividendes versés aux actionnaires l’an dernier ont dépassé le milliard d’euros, un record !

Les travailleurs sachant qu’ils n’ont rien de bon à attendre du PDG, ils n’ont pas été déçus !

                                              Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2982)