vendredi 26 septembre 2025

Logement social : la crise s’aggrave

Une crise bien connue à Argenteuil

 

 

Les organismes HLM, réunis en congrès, évaluent à 2,87 millions les demandes en attente, dont à peine 10 % sont satisfaites chaque année. La situation se dégrade même, car la crise freine le départ des locataires vers le privé.

         Alors que les organismes HLM subissent le désengagement de l’État, du côté des subventions aux grandes entreprises, pas de désengagement mais 211 milliards d’euros l’an passé. Cherchez l’erreur...

 

Argenteuil : uchronie argenteuillaise nourrie par feu le projet Héloïse-Les promenades

«Ah, si nous avions su »

 

Le projet prit vite ce genre d’allure à la Romainvilloise

 «Argenteuil, juin 2030 .

Il y a 14 ans, la municipalité d’Argenteuil annonçait son projet Héloïse de liquidation de l’espace Jean Vilar, de ses arbres et de son complexe festif. Elle le voulait réalisé dès 2019. Sur la base de son slogan « Quand on veut on peut », elle tint son pari. Cela se concrétisa effectivement en novembre de cette année-là par l’inauguration du projet, en présence de nombreux édiles par le buffet alléché, et du promoteur heureux de juteux futurs profits. Supermarché, commerces, multiplex, logements.

         Le hic était que la crise était toujours là et s’aggrava même. Une épidémie se déclara qui obligea en 2020 à ce que la population reste confinée chez elle. Lorsque les acheteurs virent de plus près que le projet avait été construit dans le lit majeur de la Seine et constatèrent que le parking avait déjà subi une inondation boudèrent l’achat des logements restants, se dédirent, ou les bradèrent. Le multiplex s’avéra non rentable et ferma rapidement. Il en alla de même pour l’essentiel des commerces qui fermèrent les uns après les autres (Voir photo). Seule utilité, certes discutable, la carcasse de béton devint le terrain de jeux de nombreux jeunes… Au final, chacun se demandait si ce projet dispendieux n’allait pas conduire à la destruction rapide de l’œuvre. Elle vient finalement d’avoir lieu.

         Dès 2024, la municipalité encore en place qui avait décidé et défendu becs et ongles le projet s’était demandé si elle n’avait pas fait une grave erreur et si elle n’aurait pas dû écouter immédiatement les arguments si solides des opposants au projet qu’elle avait pourtant méprisés… En tout cas, sur le sujet, elle perdit les dernières élections municipales de 2026. » DM

 

jeudi 25 septembre 2025

Stellantis, chômage partiel (trois semaines) pour les travailleurs, milliards pour les constructeurs. Les interventions de Jean-Pierre Mercier dans l'émission "Chaque voix compte " de LCP sur le chômage partiel à Stellantis-Poissy 10 min 36

Syndicats : la satisfaction… d’être reçus à Matignon !

 Syndicats : la satisfaction… d’être reçus à Matignon !

Sortant de leur rendez-vous avec Lecornu, mercredi 24 septembre, les dirigeants syndicaux disent n’avoir « obtenu aucune réponse claire ». Quelle surprise ! Ils proposeront donc une nouvelle journée d’action, le 2 octobre.

Publié le 24/09/2025

Une semaine après celle du 10 septembre, la journée du 18 a été une réussite. Mais au lieu de s’appuyer sur le relatif succès de ces deux journées pour appeler à continuer et élargir la mobilisation, les dirigeants syndicaux ont demandé à être reçus à Matignon. Mais qui peut sérieusement penser que Lecornu va renoncer aux attaques programmées contre les classes populaires sans une mobilisation massive et déterminée du monde du travail ?

Plutôt que de préparer les travailleurs à cette perspective, les dirigeants syndicaux se sont réjouis d’avoir décroché un rendez-vous avec le nouveau Premier ministre. À leurs yeux, c’était l’essentiel, car ils ont obtenu ce qu’ils recherchent avant tout : être reconnus comme des partenaires sociaux incontournables. C’est dans cet objectif que les directions syndicales ont concentré leurs appels à se mobiliser sur la date du 18 septembre plutôt que sur celle du 10. Celle-ci s’était imposée comme le premier rendez-vous de ceux qui voulaient s’opposer aux projets de Bayrou annoncés en juillet. Et si la CGT et SUD avaient fini par s’y associer, localement et sans y mettre beaucoup d’énergie, les confédérations s’étaient mises d’accord pour organiser leur propre mobilisation une semaine plus tard : elles voulaient démontrer qu’elles sont capables de mobiliser le jour de leur choix les travailleurs, qu’elles considèrent comme leurs troupes, et, tout autant, de canaliser leur colère. Après les 10 et 18 septembre, les directions syndicales ont donc rappelé aux gouvernants que, s’ils veulent imposer leurs mesures aux salariés, elles sont un interlocuteur nécessaire car elles sauront se faire obéir. En même temps, elles ont rappelé aux travailleurs que c’est d’elles et d’elles seules qu’il faut attendre les consignes auxquelles il faudra se plier. La manoeuvre se poursuit donc avec un appel pour le 2 octobre.

Mais bien des travailleurs, justement, sont convaincus qu’il n’y a pas grand-chose à en attendre. Alors, pour se faire craindre du gouvernement et du patronat, ils devront se donner les moyens de se diriger eux-mêmes, en décidant démocratiquement de leurs objectifs de lutte et des moyens de les atteindre.

                                                                 Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2982)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 26 septembre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 27 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)

-dimanche 28 septembre, de 10 h.25 à 10h.55 devant l’Intermarché du centre,

 de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 29 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Hermès Franche-Comté : quand des travailleurs en maroquinerie ont tenu à "vider leur sac"

Du jamais vu, mais l’espoir que demain cela se voit partout

 

 

L’annonce du mouvement du mercredi 10 septembre ont fait discuter dans les trois usines Hermès des villes de Seloncourt, Héricourt et d’Allenjoie.

         À leur fatigue pour fabriquer des sacs à main vendus plusieurs milliers d’euros pièce et d’autres articles de maroquine de luxe, à leur ras le bol de tout, la suppression de deux jours fériés, entres autres, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

         Le 10 septembre, 150 salariés des trois usines sur environ 780 ont décidé eux-mêmes de faire grève, ce qui de mémoire d’ouvriers était du jamais vu. Deux jours plus tard, la direction a annoncé l’augmentation de salaire de 120 euros bruts qu’elle avait prévue sans donner de date d’octroi.

         Fabriquer des sacs à main à plusieurs milliers d’euros, dans des conditions de travail pénible, ras le bol.

         Mais cette augmentation n’a pas empêché que, le 18 septembre, des grévistes des trois usines étaient dans les cortèges de manifestants.