mercredi 24 septembre 2025

Congé personnel de formation : arnaque au CPF

Seulement contraint le patronat…

 

 

En 2018, le gouvernement avait réformé le congé personnel de formation (CPF) : il devait être crédité en euros, et non plus en heures, et la ministre de l’époque, Pénicaud, prétendait qu’ainsi les patrons contribueraient davantage à financer des formations. Sans surprise, un rapport récent montre que les patrons le font rarement et s’en tiennent à la cotisation obligatoire.

         Encore une preuve que les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

 

Argenteuil, stèle dédiée à Maurice AUDIN. Le patrimoine exige son entretien et si nécessaire son adaptation. La nécessaire modification du texte de la stèle.

Une modification nécessaire depuis le… 13 septembre 2018

 

État au 23.9.25. : justement, cette vérité-là a été reconnue depuis 2010

Après bien des difficultés, une dédicace à la mémoire de Maurice AUDIN fut réalisée à Argenteuil. C’était en juin 2010. C’est le parc scolaire et sportif face à la gare du Val d’Argenteuil qui allait dorénavant porter son nom.

         Maurice AUDIN, jeune militant de 26 ans du Parti communiste algérien défendant la cause de l’indépendance de l’Algérie fut enlevé, torturé et assassiné par l’armée française à Alger en juin 1957. Cette disparition fut emblématique de celle de dizaines de milliers d’autres, torturés et assassinés

      Depuis lors, toute la vie de sa femme Josette fut consacrée à la reconnaissance de cet assassinat par l’État.

         Il fallut attendre 61 ans pour qu’elle l’obtienne. Dans sa déclaration du 13 septembre 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, a reconnu, « au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile… »

         La dernière phrase de la stèle à l’entrée du parc évoque ce qui était la situation en juin 2010. Ce texte est donc obsolète depuis sept ans. Il est temps que la municipalité le modifie en conséquence. Cela pourrait être :

         « Le 13 septembre 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, a reconnu, « au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile. » Cette reconnaissance a mis un terme au combat de 61 ans de sa femme Josette qui fut enseignante au lycée Romain Rolland d’Argenteuil jusqu’à sa retraite ». 

 

mardi 23 septembre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 22 septembre 2025

 État palestinien : une reconnaissance aux allures d’enterrement

 


 22 /09/2025

Ce 22 septembre à l’ONU, Macron a officiellement reconnu l’existence d’un État palestinien. C’est un geste symbolique car Macron sait qu'il n'a aucun poids sur la politique des dirigeants israéliens et américains, qui s’y opposent. Et il sait que cela n'arrêtera même pas la main du bourreau.

Cette reconnaissance provoque la colère de Netanyahou et l’hostilité de la droite et de l’extrême droite françaises. À l’inverse, elle est soutenue par beaucoup de ceux que la politique meurtrière d’annexion d’Israël révolte.

Mais cette reconnaissance est aussi tardive qu’hypocrite. Il aura fallu au moins 65 000 Gazaouis tués, 163 000 blessés, un génocide et une famine pour que Macron change de discours ! Il reconnaît un État palestinien quand Gaza n’est plus qu’un champ de ruines, et que Netanyahou prépare l’annexion totale de la Cisjordanie.

Macron se moque du sort des Palestiniens. En rééquilibrant sa politique et en reprenant la prétendue « politique arabe » de la France, Macron pense à renforcer l’alliance avec l’Arabie saoudite et les Émirats et aux retombées pour les capitalistes français au Liban, en Syrie et ailleurs dans la région. Il pense à Dassault et au groupe de transport maritime CMA CGM. Il agit en dirigeant cynique d’une puissance impérialiste qui fait ses comptes, tout comme ses lointains prédécesseurs qui ont partagé avec les Britanniques cette région stratégique qui regorge de pétrole et qui ont monté les peuples les uns contre les autres.

Même quand il prétend agir par solidarité, Macron dicte ses conditions. En échange de la reconnaissance, Mahmoud Abbas, le président en titre de l’Autorité palestinienne, a dû s’engager à désarmer le Hamas et à l’écarter de toute gouvernance future. Autrement dit, Macron est prêt à reconnaître la Palestine, mais au préalable, les dirigeants Palestiniens doivent montrer patte blanche et se soumettre !

Le seul rôle que les dirigeants de l’impérialisme seraient prêts à laisser aux chefs d’un hypothétique État palestinien est celui de gardiens d’une prison à ciel ouvert.

C’est le rôle qu’a joué l’Autorité palestinienne, mise en place lors des accords d’Oslo en 1993 pour endiguer le soulèvement de la jeunesse palestinienne. Cet embryon d’appareil d’État était chargé d’administrer des territoires séparés par des check-points et des murs, soumis à l’autorité militaire d’Israël, dépendants de l’aide internationale. Impuissants, corrompus et chargés de maintenir un ordre injuste, les chefs de l’Autorité palestinienne ne pouvaient que se déconsidérer. Ce discrédit a permis au Hamas de prendre le pouvoir à Gaza.

Pendant 15 ans, le Hamas a, lui aussi, encadré la population, lui faisant accepter les privations, traquant et exécutant ses opposants tout en renforçant son appareil militaire. Financé par des fonds venus du Qatar, avec l’accord d’Israël, le Hamas participait, à sa façon, au maintien de l’ordre impérialiste. En lançant l’attaque du 7 octobre 2023, il a voulu entraver par un coup de force les accords de normalisation entre Israël et les États arabes. À aucun moment, il ne s’est soucié des conséquences prévisibles de cette attaque pour les Gazaouis.

Cela fait désormais presque deux ans que l’État d’Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens, une extermination revendiquée par l’extrême droite qui gouverne avec Netanyahou. Le drapeau palestinien est donc brandi par beaucoup comme le drapeau de la solidarité avec les Palestiniens et celui de la contestation de la barbarie impérialiste.

Mais, sur le plan politique, la perspective strictement nationaliste qu’il symbolise est une impasse. L’objectif d’un État national palestinien, même croupion et incapable d’être indépendant économiquement, convient aux dirigeants du Hamas ou de l’OLP. Car s’ils contestent l’ordre impérialiste, c’est pour s’y faire une place et prospérer, eux aussi, en exploitant les travailleurs, ce qu’ils font déjà. Une telle perspective n’offre que la misère et le chômage aux masses palestiniennes.

La seule véritable émancipation pour les Palestiniens, comme pour tous les opprimés de la planète et les travailleurs exploités que nous sommes, ici, viendra du renversement de l’ordre impérialiste et du capitalisme qui en est le fondement.

Cette perspective-là ne peut s’imaginer sans une vague révolutionnaire qui verrait converger les peuples palestinien, israélien, libanais, jordanien, égyptien…dans le rejet de la politique de leurs dirigeants respectifs. Et alors, tout le monde réaliserait qu’il y a de la place pour que les deux peuples, israélien et palestinien, vivent ensemble, de façon égalitaire et démocratique dans cette région.                                            

                                                                             Nathalie Arthaud

Bernard Arnault : un militant de l'ultra-richesse

 

Ce ne sera pas 2%. Ils seront expropriés à 100 % !

 

 

Bernard Arnault, du haut de sa fortune de plus de 130 milliards d'euros, a attaqué dans la presse l'économiste Gabriel Zucman et sa proposition de taxation de 2% des fortunes de plus de cent millions d'euros. Il a qualifié cet économiste proche du NFP de "militant d'extrême-gauche" et affirmé que sa taxe serait "mortelle pour l'économie". Rien que ça !

         La réaction de Bernard Arnault à cette taxe dérisoire est révélatrice de l'état d'esprit de ces grands bourgeois, refusant le moindre effort, même pour la galerie.

         En 1789, des aristocrates s'accrochaient à leurs privilèges fiscaux et précipitèrent le début d'une révolution qui alla bien au-delà d'une simple réforme fiscale. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, tous les espoirs sont permis.