samedi 20 septembre 2025

Argenteuil, liberté d’expression, quand des opposants dits de « gauche » veulent truster les panneaux municipaux

 

Leur futur slogan électoral : « Tout est à nous » ?

 

Démonstration
 

Certes, nous n’avons pas besoin d’affiches pour aller à la rencontre des habitants. Mais nous avons tout de même quelques affiches et quelques principes en la matière : une affiche un point c’est tout et l’utilisation des panneaux qui sont destinés à cet affichage, qui sont peu nombreux à Argenteuil par ailleurs.

         Mais les colleurs de la paire de candidats putatifs pour les prochaines municipales « Monsieur Doucet » et ses amis « les écologistes » ne l’entendent pas de cette oreille, et veulent à tout crin coller leurs deux affiches. Comme, cela ferait mauvais genre, recoller les affiches évoquant le drame de Gaza, sur ces panneaux qui offrent trois possibilités de collage, il ne reste rien, selon ces gens, pour les autres. En particulier, recollons allègrement l’affiche pour le prochain meeting de Lutte ouvrière du samedi 27 septembre avec Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER.

         Franchement, cela nous donne une petite idée de ce qu’ils nous préparent. DM

Argenteuil, la rénovation de la médiathèque Robert Desnos : quand la municipalité a tant de casseroles à faire oublier

 

À livre ouvert

 

Pour les trois banderoles d'usage, il n'y avait même plus d'encre...
 

« La culture, lorsqu’elle est à la fois exigeante, accessible et vivante, devient un formidable levier de lien social, d’émotion partagée et de fierté collective. C’est dans cet esprit que s’ouvre une rentrée riche en découvertes, pensée pour émerveiller les petits comme les grands !...»

         Voilà ce qu’écrit le maire d’Argenteuil dans le prologue au numéro 11 de L’essentiel, la revue culturelle d’Argenteuil qui vient de paraître. Bien évidemment, nous n’avons rien à redire à cette belle envolée lyrique.

         Le grand évènement culturel qui va marquer la fin de la semaine prochaine est la réouverture de la médiathèque Robert Desnos de l’esplanade du quartier du Val-Nord, et tous les habitants d’Argenteuil ne peuvent que s’en féliciter.

         Mais la municipalité, malgré cet évènement joyeux, aura tout de même bien du mal à faire oublier un certain nombre de « casseroles » que les habitants ont intérêt, eux, à ne pas oublier.

         Pour la culture, l’affaire Jean Vilar a été une catastrophe. Sa fermeture incompréhensible depuis plusieurs années maintenant continue de peser sur l’engagement de ceux qui se battent pour la culture sous toutes ses formes.

         Autre fait incompréhensible est le fait que la municipalité n’ait pas décidé de trouver un espace de remplacement, même limité et partiel, durant les travaux de rénovation de ladite médiathèque.

         Du même tonneau, le boycott de la municipalité du grand Salon du Livre et des Lecteurs qui se tenait début 2025 à 800 mètres à vol d’oiseau de cette médiathèque Robert Desnos dans le lycée Julie Victoire Daubié du quartier, plus grand évènement autour du Livre de la Ville, relève de ce passif à son encontre.

         Enfin, le « management » communal comme ces élus disent, dans ce secteur de la culture, pesant sur les agents territoriaux, tout comme le manque d’effectifs dans ces médiathèques et au Conservatoire, ont profondément posé problème à cette activité de culture sur la Ville. DM

vendredi 19 septembre 2025

Le succès de la journée de mobilisation hier du monde du travail. "Il faut qu'on continue", Nathalie ARTHAUD dans la manifestation parisienne - 1 min 7

Népal : deux jours d’insurrection

 Népal : deux jours d’insurrection

 

 

Les 8 et 9 septembre, le Népal a connu de véritables journées révolutionnaires à Katmandou et dans tout le pays, mettant à mal le pouvoir en place.

Publié le 17/09/2025

Tout a commencé par un décret gouvernemental du 4 septembre qui restreignait et mettait sous contrôle les différents médias sociaux utilisés dans le pays, Whatsapp, Facebook et autres. En effet, sur ceux-ci se développaient des dénonciations de la corruption. Généralisée dans le pays, elle se marque par l’affichage sans complexe des enfants de la couche privilégiée au pouvoir, dans des orgies, bouteilles de champagne à la main, dans ce pays de 30 millions d’habitants marqué par la misère. Le pouvoir, dirigé depuis 2008 par le Parti communiste marxiste-léniniste (maoïste), pensait qu’il pouvait tout se permettre, tant la situation était calme et sous contrôle.

Cette mesure d’interdiction a été reçue par les masses populaires et la jeunesse comme la provocation de trop. La classe ouvrière du Népal est d’abord composée de millions de travailleurs qui, dispersés à travers le monde entier, permettent à leur famille, avec qui le seul contact se fait par ces réseaux sociaux, de survivre un peu mieux. Et puis, pour la grande majorité des Népalais, qui vit dans les campagnes, les réseaux sociaux sont le seul moyen de communication, en particulier avec leurs enfants. Tout cela alors que les tenants du pouvoir, le Parti communiste et son allié le Parti du congrès, ont mille fois montré qu’ils gouvernaient contre les pauvres et pour les riches et les nantis et étaient gangrénés par la corruption.

Le 8 septembre, un petit groupe qui se fait appeler « génération Z », composé surtout d’étudiants, a donc appelé à manifester contre ces mesures et immédiatement le mouvement a pris de l’ampleur. Une grande partie de la jeunesse de Katmandou (un million d’habitants) et des grandes villes s’est retrouvée dans les rues pour marcher contre les symboles du pouvoir, en particulier l’Assemblée nationale. La police a ouvert le feu, faisant au moins 19 morts. Bien loin d’effrayer les manifestants, cela les a galvanisés. Il y a eu 72 morts au total dans le pays. Quelques policiers ont été tués, et, surtout, cela a provoqué l’embrasement de tout le pays.

Le 9 septembre, des centaines de milliers de manifestants se sont donc retrouvés dans la rue aux côtés de la jeunesse contre tous les symboles du pouvoir. Le Parlement a été détruit par les flammes, ainsi que toute une partie des bâtiments gouvernementaux, comme des tribunaux. Les portes des prisons ont été ouvertes et plus de 12 500 prisonniers s’en sont extraits eux- mêmes. Le Premier ministre a été sorti de son domicile. Deux autres ministres, dont celui des finances, ont été conduits sur la place publique, battus sévèrement sous les applaudissements de la population, et jetés symboliquement à la rivière. Aux côtés de la jeunesse, la population des travailleurs des petites entreprises et des petits commerçants était ainsi maître de Katmandou et du pays. La police mise hors d’état d’agir, tandis que l’armée restait, ce jour- là, cantonnée dans ses casernes.

Le même jour le retrait des décrets du 4 septembre était annoncé et tout le gouvernement était démissionnaire. Devant le discrédit brutal des dirigeants politiques, le chef de l’armée, conjointement avec quelques hauts dignitaires de la Cour suprême, décrétait la dissolution de l’Assemblée nationale, la mise à l’écart de tous les partis politiques et l’organisation d’élections générales dans quelques mois. Quelques jours plus tard, l’ex-présidente de la Cour suprême était nommée Premier ministre. Il était vital pour les représentants des classes riches de ne pas laisser le pouvoir vacant et sans représentant officiel.

Comme cela se produit souvent en pareil cas, la population, qui a trouvé en elle les ressources et l’énergie pour abattre le gouvernement, n’était visiblement pas préparée à exercer elle-même le pouvoir. Après avoir senti passer le vent du boulet, les dirigeants de l’État se sentent sans doute rassurés.

C’est ainsi que le chef d’état-major de l’armée a pu faire sortir ses soldats dans la rue au nom, a-t-il dit, du maintien de l’ordre. Mais la population pauvre du Népal a pu prendre conscience de sa force et n’est peut-être pas près de l’oublier.

                                                                    Paul Sorel (Lutte ouvrière n°2981)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 19 septembre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 20 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)

-dimanche 21 septembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 22 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Journée d’hier : vanne géographique d’un ministre démissionnaire

 

Un petit cours de rattrapage géographique semble nécessaire

 

En tant que ministre de l’intérieur il ne connaît pas cette sous-préfecture ?

Dans une conférence de presse hier matin, le ministre de l’intérieur démissionnaire Retailleau s’est emmêlé les pinceaux en confondant le Morbihan avec la Martinique : « Dans le Morbihan, il y a eu une tentative de sabotage sur un réseau d’eau. Une vanne a été fermée. ». Il est vrai que les deux départements commencent par M, et qu’il y a une commune au nom de Trinité dans les deux. C’est dans celle des Antilles qu’il y aurait eu cette tentative.

         On peut craindre également qu’il confonde vanne, vanne, et Vannes. DM