dimanche 14 septembre 2025

Pesticides : l’État du côté des pollueurs

 

Dangerosité ? Circulez, il n’y a rien à voir

 


La cour administrative d’appel de Paris a condamné l’État à revoir ses protocoles d’autorisation de mise en marché des pesticides. Il est reconnu que l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a ignoré les dernières études démontrant la dangerosité des certains pesticides.

         Entre les risques pour la santé humaine et la biodiversité d’un côté, et les affaires des industriels de la chimie et l’agro-business de l’autre, l’État a choisi les capitalistes.

Argenteuil, la Bourse du travail, "lieu emblématique" de l’histoire locale (2). Appel à contributions.

 

Le mystère d’un bien de travailleurs passé à un « lieu » communal

 

 

 

Extrait de la notice du militant ouvrier anarcho-syndicaliste d’Argenteuil Louis Épinette, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier

La municipalité ne s’y est jamais intéressée, mais elle découvre aujourd’hui que l’ex-Bourse du travail de l’angle du boulevard Jean Jaurès et de la rue du Perreux est un « lieu emblématique de notre histoire ».

         C’est vrai, elle devrait l’être en tout cas pour tous les travailleurs de la Ville. L’histoire de l’activité militante pour leur organisation en tant que classe n’est pas seulement un élément d’histoire et de mémoire, mais une source de multiples réflexions pour leur action d’aujourd’hui.

         L’itinéraire de la propriété de ce lieu jusqu’à sa possession par la Ville n’est pas clair. C’est un sujet d’autant plus important à démêler qu’il est en rapport avec le choix de la municipalité actuelle de réduction des locaux de l’espace Nelson Mandela et de leur utilisation par le mouvement syndical d’Argenteuil actuel, choix qui a connu dernièrement un nouvel épisode malheureux. Il faudrait reconstituer les étapes de l’histoire ouvrière de ce lieu à partir sans doute de 1920, où il devint la « Maison du peuple » par souscription des travailleurs de la localité et des environs.

            Sur l'histoire de cette Maison du peuple, disons de 1920 à 1935, non seulement année de la victoire de la liste du PCF aux élections municipales de la Ville, mais également de la réunification de la CGTU et de la CGT au sein d'une même confédération CGT. Son histoire dans le cadre de cette municipalité ouvrière, de 1935 à 1939, quand en septembre de cette année-là, le PCF fut interdit. Son affectation durant la guerre alors que la CGT est hors-la loi. De 1944 à 1988, son rôle de "Bourse du travail" CGT. Le contrat passé entre cette dernière à cette date et la municipalité dirigée alors par Robert Montdargent. 

         Nous allons dans les temps qui viennent tenter de nous atteler à ce travail et à ce parcours. Je vous sollicite. Je sais que je pourrai compter sur l’aide d’autres militants de collectionneurs de documents, de notre amie Élise, mais aussi de tous ces habitués des pages Facebook appréciées, « Si Argenteuil m’était conté » et « Argenteuil d'hier et aujourd’hui ». Je les en remercie tous à l’avance. DM

samedi 13 septembre 2025

Nathalie ARTHAUD, 39 minutes de politique ouvrière : ses interventions sur "QG.media", lors d’un débat avec Danièle Obono (LFI) et Charles-Henri Gallois (RN)

10 septembre : une journée qui en appelle d'autres et propice au développement de la grève dans les entreprises

 

Les dizaines de milliers de travailleurs qui ont fait grève montrent la voie

 

 

Dans tout le pays, 200 000 manifestants ont exprimé leur hostilité à la politique de Macron et les attaques anti-ouvrières qu’il mène pour assurer les profits de la grande bourgeoisie.

         Macron a été la principale cible - et il y a de quoi être en colère contre sa politique depuis 8 ans – mais il est vital de dénoncer surtout ses donneurs d’ordre que sont les plus grands capitalistes du pays.

         De ce point de vue, les dizaines de milliers de travailleurs qui ont débrayé dans de nombreuses entreprises montrent la voie, car le combat devra se dérouler sur les lieux de travail, là où se font les profits. L’arme des travailleurs, c’est la grève.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région, propices à de multiples discussions :

-Aujourd’hui samedi 13 septembre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud.

-dimanche 14 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Le 10 septembre dans les entreprises : une correspondance de l’usine Renault - Flins

Publié le 10/09/2025

À la rentrée, à Renault Flins, les attaques de Bayrou ont suscité un rejet unanime, et son éviction le 8 septembre a bien réjoui les travailleurs. En revanche, la désignation de Sébastien Lecornu, jusqu’à présent ministre de la Défense et affiché comme ultra-proche de Macron, a été ressentie comme une nouvelle marque de mépris, voire comme « nous menant bientôt à la guerre ! » Le maintien éventuel de Retailleau au poste de l’Intérieur inquiète aussi, tant il affiche d’hostilité aux travailleurs de familles immigrées, en nombre dans l’automobile.

Le 10 septembre au matin, un nombre non négligeable de travailleurs étaient en grève ou se préparaient à débrayer à l’appel du seul syndicat CGT. Dans le secteur de Mécanique, au LA-LH, aux Presses, des regroupements de 15 à 20 travailleurs pour discuter de la façon de s’opposer aux attaques se tenaient et d’autres se préparaient. En revanche, des délégués de la CFDT et de l’UNSA étaient présents dans les ateliers pour dissuader d’arrêter le travail, le seul appel valable, selon eux, étant celui des syndicats pour le 18 septembre. Quant aux chefs, ils tournaient, répétant sans scrupule qu’il n’y avait aucun appel à débrayer.

Cette date du 18 septembre est déjà notée comme une nouvelle étape de protestation par un certain nombre de salariés. En attendant, un rassemblement à la rotonde était prévu à midi, pour regrouper les grévistes présents à l’usine.

                                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2980)