vendredi 12 septembre 2025

Mosquées ciblées : actes racistes, l'Etat regarde ailleurs

Un climat xénophobe alimenté par des démagogues, eux bien connus

 

 

Des têtes de cochons ont été déposées devant neuf mosquées de la région parisienne. Devant ces actes clairement racistes, le préfet de police Nunez s'est empressé d'avancer la piste « d'ingérence étrangères ».

         Le préfet a vite trouvé des coupables à ce qu'il qualifie « d'actes abjects », même s’il n’avance aucune preuve. Ce qui est sûr par contre, c'est que la politique et les déclarations d'un gouvernement qui fait de l'œil à l'extrême droite alimentent un climat xénophobe qui permet aux racistes de passer à l'acte.

 

Dette, déficit, le Medef fait la leçon, nous payons l’addition

Un petit plus de l’immense aide de l’État au patronat


 

L’université d’été du Medef, le syndicat des grands patrons, a reçu plus de 250 000 euros d’argent de l’État, via la participation d’une quinzaine de ministères, établissements publics, régions et divers organismes publics. La Banque Publique d’investissement (BPI), France Travail ou l’Urssaf, entre autres, ont ainsi déboursé chacun 30 000 euros pour y bénéficier d’un stand et d’une interview.

         Cela n’a évidemment aucunement empêché ce parterre de grands patrons de disserter sur le déficit de l’État et la meilleure manière de le faire payer par les classes populaires.

 

Argenteuil, un projet Argenteuil littoral qui tombe à l’eau. Finalement sans surprise.

 

Plus de prudence et de modestie, un peu moins de gloriole !

 

Rêve brisé de lumières et de promenades au bord du fleuve !

Je conseille aux lecteurs intéressés par la disparition du projet Argenteuil Littoral dont l’avis officiel de décès vient d’être annoncé de lire l’article que le journaliste Daniel Chollet de la Gazette du Val d’Oise lui avait consacré le 26 octobre 2017.

https://actu.fr/ile-de-france/argenteuil_95018/la-metropole-grand-paris-se-pose-argenteuil_13172296.html

Projet primé par la Métropole du Grand Paris, ce projet au nom grandiloquent allait révolutionner l’espace de la zone industrielle de la gare et transformer un espace industriel obsolète en une aire mêlant activité économique, d’hôtellerie, et de loisirs.

         Ce qui est à relever à cette occasion, c’est l’assurance des édiles pour promouvoir ce qu’ils présentent comme leurs belles futures réalisations, histoire de se faire mousser comme on dit en langage populaire. Mais entre leur satisfaction, leurs certitudes, voire leurs volontés, ils sont régulièrement rattrapés par la réalité qui n’est que le résultat de l’équilibre des forces et des pouvoirs dans la société capitaliste actuelle.

         Des espaces possédés par des propriétaires défendant becs et ongles leurs intérêts fonciers, la SNCF ayant la réputation de ne céder ses immenses propriétés qu’au forceps, les promoteurs (Bricqueville pour Argenteuil littoral), et le petit poucet municipal… où le dernier n’est ni le plus fort ni le mieux armé. Que de déconvenues à attendre régulièrement dans une société où les rapports de force dominent et où le profit est roi…

         Donc Argenteuil littoral a fait plouf, et voilà la municipalité face à un gros problème d’aménagement dont on n’a pas fini de parler. D’un espace qui convenait naguère à une activité industrielle mais dont l’enclavement majeur pose bien des difficultés.

         Franchement pour les petits pouvoirs que sont les municipalités, même pour les grandes communes, de grâce, un peu plus de prudence, de modestie dans les annonces, et beaucoup moins de gloriole ! DM

jeudi 11 septembre 2025

Manifestations du 10 Septembre 2025 : intervention de Jean-Pierre Mercier sur LCI hier au soir

Après la journée du 10 : Ça ne doit être qu’un début !

 Ça ne doit être qu’un début !

La chute du gouvernement Bayrou n’a pas empêché la journée du 10 septembre de voir des manifestations, des rassemblements, des grèves et des blocages rassembler ceux qui voulaient manifester leur colère.

Publié le 10/09/2025 


Bayrou parti, la voie que le grand patronat indique à son successeur reste la même : pour garantir les profits, il faudra aggraver l’exploitation. Pour que des milliards d’euros d’argent public continuent à arroser d’aides les grandes entreprises, à profiter aux marchands de canon, il s’agira d’imposer de nouveaux sacrifices aux travailleurs, en activité, au chômage, malades ou invalides.

Tous ceux qui se sont saisis de la journée du 10 septembre ont eu raison de faire ce premier pas dans la contestation. Mais elle ne doit être qu’un début. La journée du 18 septembre, appelée par les confédérations syndicales, sera sans doute pour beaucoup une nouvelle occasion. Mais pour que ces journées ne soient pas sans suite, les travailleurs ont intérêt à prendre conscience que les objectifs et l’organisation d’une lutte d’ampleur ne doivent dépendre que d’eux-mêmes.

Il n’est pas question d’accepter plus de coupes dans les services publics, moins de droits pour les malades ou les chômeurs ou des jours de travail supplémentaires gratuits ; il faut aussi imposer l’augmentation nécessaire des salaires qui ne suffisent pas à vivre aujourd’hui, la répartition du travail pour pouvoir maintenir les emplois sans toucher aux salaires, le contrôle des travailleurs sur la production et sur les comptes des entreprises. Ce sont là les intérêts vitaux du monde du travail !

Les travailleurs font tourner toute la société et n’en contrôlent rien, pas même ce qui détermine leur existence, alors la moindre des choses est qu’ils puissent décider des objectifs de leurs luttes, de comment les organiser et de comment les contrôler. S’en remettre à des partis qui ne leur proposent que de leur faire confiance, ou aux décisions de directions syndicales qui ont montré qu’elles refusaient toute mobilisation hors de leur contrôle, serait le plus sûr moyen de finir sur une voie de garage.

Au lendemain du 10 septembre, c’est de toutes ces questions qu’il faudra débattre entre travailleurs, dans les entreprises et partout où une mobilisation se sera organisée.

                                                   Paul Sorel (Lutte ouvrière n°2980)