mercredi 3 septembre 2025

Argenteuil, des permanences réduites pour le public aux Finances publiques

 

Des contacts humains que ne remplace pas l’Internet

 

 

Jusqu’à maintenant, les horaires des services des Finances publics de la rue de Verdun étaient les suivants : du Lundi au Mardi, de 08h45 à 12h15. Le Vendredi, de 08h45 à 12h15. Et uniquement sur rendez-vous, les lundi, mardi et vendredi de 13h30 à 16h, et les mercredi et jeudi de 8h45 à 12h15. Soit un total des horaires pour le public, sans rendez-vous ou avec, de 16 h.30.

         Depuis lundi 1er septembre, les services, sans ou avec rendez-vous sont ouverts dorénavant les lundi, mercredi et vendredi de 8h45 à 12h15. Soit trois plages de 3 h30 pour un total de 10 h.30.

         6 heures 30 de moins. C’est cela le recul des services publics utiles à la population, avec les complications afférentes pour la vie de celle-ci. DM

 

mardi 2 septembre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 1er septembre 2025

 Seuls ceux qui lutteront se feront entendre !

1er septembre 2025

Pour nous faire accepter toujours plus de sacrifices, Bayrou se répand dans les médias pour expliquer qu’avec 3 300 milliards de dettes, le pays serait au bord de la faillite.

Eh bien, puisqu'il est question de gros sous, rappelons quelques vérités ! Oui, la dette a explosé entre 2017 et aujourd'hui. Mais en 2017, il y avait 39 milliardaires et ils sont 145 aujourd'hui. Quant à la fortune des 500 plus riches, elle a doublé atteignant un total cumulé de 1 100 milliards d’euros.

Les caisses publiques se sont vidées et les coffres forts de la grande bourgeoisie se sont remplis, et ce n’est pas un hasard du calendrier !

Non contents de prospérer en exploitant les travailleurs, les grands actionnaires ont siphonné les caisses de l’État avec la complicité de Macron et de ses gouvernements successifs. Les aides de l’État au patronat sont estimées à plus de 211 milliards d’euros par an. Et celles-ci ne se sont pas transformées en augmentations de salaires, en embauches ou en investissements !

Les caisses de l’État ont été vidées pour remplir celles du grand patronat, des financiers et des grands actionnaires au lieu de financer les hôpitaux ou l’Éducation. C’est déjà révoltant, mais quand en plus, un Premier ministre vient nous expliquer que les travailleurs sont responsables parce qu’ils ne travaillent pas assez, les malades parce qu’ils se soignent trop, les chômeurs parce qu’ils ne trouvent pas de travail assez vite et les retraités « boomers » parce qu’ils ont vécu la belle vie, c’est tout simplement insupportable !

Ces attaques ne s’arrêteront pas quand Bayrou débarrassera le plancher, ni même quand Macron partira, car cette guerre sociale est la condition d’existence de la grande bourgeoisie. Elle l’est d’autant plus que les capitalistes sont confrontés à une concurrence et une guerre économique de plus en plus féroces à l’échelle du monde.

Pour ses profits, ses marchés et sa domination, la classe capitaliste est capable de nous tuer au travail et de détruire l’environnement. Elle est aussi en train de nous embarquer dans une nouvelle guerre mondiale, qu’elle prépare intensément. Tous les partis, qui s’apprêtent à renverser Bayrou et prétendent proposer un budget plus juste s’ils arrivent au pouvoir, PCF, LFI, PS ou RN, sont d’ailleurs d’accord pour dilapider des milliards en Rafale, en sous-marins de combat ou en chars d’assaut. Au-delà de la suppression de deux jours fériés, bien d’autres menaces pèsent sur nous. 

Il n’y a pourtant aucune raison de se résigner à cet avenir de plus en plus barbare. La crise économique, politique et morale dans laquelle la société s’enfonce est de la responsabilité exclusive d’une classe, la bourgeoisie. Eh bien, il faut la combattre en s’opposant à ses attaques, à son pouvoir et à son système, c’est-à-dire viser à son renversement ! C’est dans cette perspective que les travailleurs doivent retrouver le chemin de la lutte collective, et cette rentrée nous offre l’occasion d’en discuter largement. 

Des travailleurs ont décidé de profiter de l’appel à se mobiliser le 10 septembre, lancé sur les réseaux sociaux, pour exprimer leur colère, même si beaucoup se méfient, à raison, des récupérations. Car il ne s’agit pas de tirer les marrons du feu pour des politiciens qui n’aspirent qu’à prendre la place de Bayrou pour taper eux aussi sur les travailleurs.

De leur côté, les confédérations syndicales, qui craignent comme la peste les mobilisations qui leur échappent, n’ont pas appelé nationalement au 10 septembre et ont décidé de le faire pour le 18. Elles créent ainsi un facteur d’hésitation et de division supplémentaire et montrent, une fois de plus, qu’elles ne sont pas prêtes à s’engager dans un combat déterminé pour défendre les intérêts vitaux des travailleurs. Elles ne méritent pas plus notre confiance que les politiciens.

Mais rien de cela ne doit conduire les travailleurs à rester spectateurs. Au contraire, il nous faut agir en nous donnant les moyens de contrôler notre lutte en la dirigeant nous-mêmes. Ce sera possible si nous organisons nos propres comités de lutte permettant à tous les travailleurs, syndiqués ou non, de définir collectivement leurs revendications et de choisir leurs représentants, leur stratégie et leurs actions.

Une chose est sûre : seuls ceux qui lutteront pourront espérer se faire entendre. Et pour cela les travailleurs possèdent une arme bien plus puissante que toutes les pétitions en ligne, les boycotts et les blocages : celle de la grève. C’est cette force collective que le grand patronat craint et c’est cette force que la classe ouvrière doit redécouvrir pour partir au combat.

                                                                Nathalie Arthaud

Rentrée scolaire : C’est l’armée qui est dorlotée !

Oui à l’éducation, non à l’effort guerrier

 

 

La ministre de l’Éducation a admis que, pour la rentrée, il manquerait 2 500 professeurs devant les élèves. Or, rien que dans le primaire, 2 000 classes n’ouvriront plus cette année, en particulier dans les petites communes. Le compte est vite fait : moins d’écoles + moins d’enseignants = plus de moyens pour les militaires et les canons !

 

Éducation nationale : accentuation des restrictions budgétaires

 

Toujours moins pour l’Éducation

Comme tous les services utiles à la population, l’enseignement public subit les restrictions budgétaires permettant de gaver de milliards la classe capitaliste.

Publié le 27/08/2025

 

Le ministère avait proclamé l’an dernier son intention de profiter de la baisse démographique pour faire des économies. La mobilisation des parents et des enseignants après les premières annonces a parfois pu faire reculer localement les recteurs, mais la situation d’ensemble à la veille de la rentrée reste désastreuse. Pour l’année scolaire qui débute, 470 postes ont été supprimés dans le premier degré. Il en résultera une augmentation du nombre d’élèves par classe, quelles que puissent être par ailleurs les jongleries du ministère sur les effectifs. La baisse du nombre d’enfants à scolariser aurait pu servir au contraire à mieux les encadrer. À cela s’ajoutera dans certaines écoles la diminution des sommes consacrées par les communes à l’entretien des locaux ou à diverses activités. Là aussi les restrictions budgétaires imposent leur loi au détriment de la population.

Dans les collèges et lycées, la situation n’est pas plus brillante. De nombreux postes ont été supprimés, comme cela avait déjà été le cas les années précédentes. Le SNES estime qu’il faudrait un peu plus de 10 000 emplois supplémentaires pour retrouver le taux d’encadrement de 2017. Il manquera encore comme à chaque rentrée des assistantes sociales, des infirmières scolaires, des conseillers principaux d’éducation, des assistants d’éducation. Et toute une partie du personnel sera toujours constituée de précaires, plusieurs milliers de postes n’ayant pas été pourvus lors des concours de recrutement.

La logique qui prévaut au ministère de l’Éducation comme pour tous les services utiles à la population est celle des économies, quitte à se lamenter ensuite sur la baisse du niveau.

                                                         Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°2978)