mardi 26 août 2025

Argenteuil, « La Seine pour horizon ». Comme il est loin l’horizon pour la municipalité… et surtout pour les habitants (20)

 

Anne, ses frères et ses sœurs ne voient vraiment rien venir

 

 

argenteuil.f

Dans les deux pages ayant pour titre « La Seine pour horizon », il est question de tout sauf du sujet auxquelles les deux pages sont censées répondre : la restauration d’un lien direct et facile entre l’espace d’Argenteuil, en son centre plus précisément, et le fleuve qui a marqué toute son histoire, la Seine. Mais ce lien essentiel n’est toujours encore que très, très loin à l’horizon aujourd’hui.

         La municipalité le reconnaît elle-même : « Plus que jamais durant ce mandat, tous les chemins mènent aux berges avec une première reconquête effective sur le chemin de halage ».

         Chemins, chemin, dans ces deux pages, il est donc question pour l’essentiel de chemins qui mènent, mais de destination -la Seine- nenni.

      Tout d’abord, la municipalité a fait un effort incontestable pour la prolongation du chemin de halage du côté d’Épinay vers la berge centrale du fleuve, mais avec le hiatus du port à sables de Fayolle qui n’est réglé que sur le papier.

         Pour le reste, dans ces deux pages, la municipalité parle donc de tout sauf de l’essentiel. Du débouché du quartier du Val Notre-Dame vers le fleuve. De celui de la futur Canopée qui n’a pas grand-chose à voir ici avec le sujet, sauf de manière indirecte et négative dans la mesure où pour l’État et le conseil départemental du Val d’Oise ne sont d’autant plus pas prêts à lâcher la RD 311 si la circulation se trouve compliquée avenue Gabriel Péri.

         On nous reparle en revanche d’abondance des implantations industrielles, de l’avenir du quartier du Val, de la Plataneraie sur laquelle il y aurait beaucoup à dire (faite sans « concertation », et comme un contre-feu au projet de liquidation  et d’urbanisation de l’espace jean Vilar). On nous parle de l’ex-zone industrielle de la gare et du secteur île Héloïse/Pierre Guienne...

         On nous parle de tout et de rien, sauf de l’essentiel, car cela ne réussit pas à noyer le poisson : le lien sans entrave renoué avec la Seine.

         Cela fait donc des décennies que cela dure. L’affaire où bien d’autres acteurs prégnants ont des intérêts à défendre est sans doute bien compliquée. Mais que la municipalité reconnaisse au moins que rien n’a avancé. Qu’elle informe les Argenteuillais des obstacles qu’elle rencontre. Il est vrai qu’avec la Région et surtout le conseil départemental si loin d’Argenteuil, il n’est pas facile de prendre publiquement ses distances lorsque l’on se revendique de liens d’amitié, politiques au moins.

         En attendant, le fleuve, la Seine, qui tient comme tous ses semblables, une place si importante dans l’imaginaire et le regard des habitants d’Argenteuil, demeure toujours si loin à l’horizon de rien. DM. À suivre. Argenteuil et la nature, le privilège d’un territoire largement préservé où les édiles n’y sont pour pas grand-chose. Bilan 2020-2026 (21).

lundi 25 août 2025

À propos du 10 septembre. La force du monde du travail c’est la grève.

 

La grève, c’est l’arrêt de la production, donc du profit

 

                                          Photo Radio France
 

La question que se posent de nombreux travailleurs qui ont entendu parler de l’initiative du 10 septembre qui circule un peu partout, c’est comment va-t-on arriver à faire reculer l’offensive de Bayrou-Macron organisée pour aider au maintien des profits du grand patronat du système industriel et financier.

         Les manifestations ont bien sûr leur rôle pour montrer la force collective, le développement du nombre de participants au mouvement.

         Mais ce qui fait mal à la bourgeoisie, au grand patronat, et aux actionnaires, c’est quand la production ne sort plus. Car c’est la production qui permet celle des profits. L’arrêt de la production par les travailleurs des entreprises elles-mêmes ou de ceux nécessaires pour transporter tout ce qui est nécessaire à leur travail, cela s’appelle la grève.

         Les travailleurs qui envisagent la lutte doivent s’imprégner de cette expérience ancienne et seule efficace des travailleurs dans la lutte de classe contre leurs exploiteurs. DM. À suivre.  Quelles sont les revendications que les travailleurs doivent discuter dès maintenant ?

Dialogue social : mauvaise comédie

 

Ordonnances Macron : exploiter avec encore plus de tranquillité

 

 

Une étude du ministère du Travail confirme la baisse de la représentation des salariés dans les entreprises depuis les ordonnances Macron de 2017. Ainsi, dans les grandes entreprises, la représentation par site a disparu, ne laissant qu’une instance au niveau du siège. Résultat : 53 % seulement des sites ont un délégué, contre 62 % avant la réforme.

Les patrons aggravent l’exploitation, et veulent pouvoir le faire en toute tranquillité. Mais aucune réforme institutionnelle ne protègera les exploiteurs de l’explosion sociale qu’ils méritent ! Et aucune loi ne pourra empêcher les travailleurs, s’ils sont déterminés à le faire, de s’organiser, dans les ateliers et les bureaux, pour désigner leurs représentants et contrôler ainsi leurs luttes.