lundi 14 juillet 2025

Transports en commun de Valenciennes : Tour de France et dégradation de la condition ouvrière…

Pour les travailleurs de Transvilles, l’occasion de se faire entendre

 

 

Alors que tous les projecteurs étaient braqués sur le départ du Tour de France de Valenciennes le 7 juillet, 58 salariés de Transvilles (sur 450) ont choisi de montrer leur colère face à des conditions de travail toujours plus dégradées. La direction et les élus locaux voulaient faire de ce jour une vitrine. 

Les grévistes ont rappelé que derrière les paillettes du spectacle, il y a des travailleurs mal payés, sous pression et épuisés : suppressions de lignes et réorganisation qui privent de pause les chauffeurs de bus, manque d’effectif, intérimaires qui travaillent 6 jours d’affilée, clims en panne. Quant aux conducteurs de tram de la T2, c’est de plus en plus la galère sur cette ligne à voix unique. De plus, alors que les chauffeurs sont à bout, des menaces et des pressions de la direction se multiplient sur des collègues.

Ils réclament aussi une vraie augmentation de salaire : les 1,8 % de hausse obtenus sont largement insuffisant, face à l’inflation galopante Et les profits de Keolis, le géant privé qui gère Transvilles pour le compte de la métropole, le permettent.  

A vingt-cinq, les grévistes ont distribué un tract qui a reçu un très bon accueil du public. Ce tract constatait les retards, les bus bondés, les lignes supprimées et il encourageait à poursuivre les différentes pétitions d’usagers en circulation. Il affirmait que la dégradation du réseau n’est pas une fatalité ! Elle est le résultat des choix de Keolis et de la métropole, qui préfèrent faire des économies sur le dos des salariés de Transvilles et des usagers. 

En s’adressant à leurs collègues non-grévistes, ils ont aussi obtenu des encouragements et des signaux amicaux. La soixantaine de grévistes est fière d’avoir montré qu’ils ne se laissaient pas faire et que relever la tête est possible en préparant une lutte qui impliquera l’ensemble des collègues et des usagers.

 

PFAS : les pollueurs ne sont pas les payeurs

Les pollueurs doivent réparer leurs dégâts

  


Après avoir détecté des taux de PFAS jusqu’à 27 fois supérieurs à la limite autorisée, la consommation d’eau du robinet a été interdite dans 16 communes des Ardennes et de la Meuse.

         Ces substances chimiques, dits « polluants éternels » peuvent provoquer cancers, problèmes de fertilité et de développement du fœtus. Elles proviendraient de déchets que les industries papetières du lieu ont épandu à proximité des sources depuis 25 ans.

         La distribution d’eau potable ainsi que les travaux à réaliser se chiffrent en centaines de milliers d’euros et c’est aux communes, avec l’argent de la population qui subit la pollution, que l’Etat impose de les prendre en charge. Les pollueurs peuvent dormir en paix.

 

Jeunesse d’Argenteuil, rendre son cadre éducatif plus difficile, c’est la politique du gouvernement. Jean Jaurès debout !

 

Un mauvais coup au cœur de l’été

 

 

Mardi dernier 8 juillet, à quelques jours des vacances générales et de la fermeture du lycée, les enseignants et travailleurs d’éducation du lycée Jean-Jaurès à Argenteuil ont appris, presque par hasard, qu’une classe de Seconde générale était supprimée pour la rentrée prochaine. Pour celles qui restent, cela se traduira par davantage d’élèves par classe, 31 dans le meilleur des cas, 33 sans doute dans la réalité.

         L’Éducation nationale vient donc ajouter à un nouveau mauvais coup contre l’instruction et l’éducation de la jeunesse la perfidie de cette annonce au cœur de l’été.

         Ce lycée par lequel sont passés nombre d’habitants d’Argenteuil connaît une situation toujours plus difficile d’année en année. À la prochaine augmentation du nombre d’élèves par classe  s’ajoutera à la rentrée l’installation d’une nouvelle équipe de Conseillers Principaux d’Éducation au rôle clé.

         Nous l’avons répété ces derniers temps à propos de l’évènement très grave qui a eu lieu en juin au collège Lucie Aubrac, le rôle d’adultes au plus près de chaque élève est une nécessité déterminante.

         Mais entre les dépenses d’armement et des moyens à la hauteur pour l’Éducation, pour le gouvernement il n’y a pas photo.

         On peut être sûr que la rentrée sera animée au lycée Jean-Jaurès de la Ville. DM