vendredi 4 juillet 2025

Argenteuil, les longues vacances de la municipalité, trois mois, un rêve pour les travailleurs

 

Les vacances !

 

"Sous payé", pour eux, n'exagérons pas...Trois mois d’arrêt municipal ?

Nous commençons aujourd’hui une série de brèves portant sur le conseil municipal de mardi dernier.

         Sans doute inspiré par l’approche du départ en vacances ou par la relecture de la BD édificatrice distribuée aux élèves dans les écoles, on peut reconnaître que le langage du maire à l’égard de ses opposants et surtout opposantes, était d’un meilleur aloi. Plus de « elle est folle » et autres gentillesses, il était de bonne humeur.

         D’autant plus qu’il a trois mois de farniente devant lui. Pas de pré-rentrée pour lui. Le prochain conseil municipal est prévu le 7 octobre prochain ! La Ville est en vacances, plus de problèmes et de sujets comme chacun sait. Pas un peu tard octobre ?

         Il y a eu un moment où il m’a pourtant bien fait sourire. C’est quand le coût de sa brochure « 2020-2026 le bilan » a été abordé. Pour la distribution, selon l’édile, il paraît qu’une partie a été distribuée par les membres eux-mêmes de sa majorité.

         C’est vrai certains de ces membres ont été aperçus aux gares distribuant ladite brochure luxueuse.

         Combien ont-ils pu en distribuer ?

         Nous qui avons l’habitude de ce genre de distribution, si à chaque gare, la réponse s’élève à 1000 exemplaires, c’est bien le maximum. Deux gares : 2000 pour chacune ! Elle a été tirée à 50 000 exemplaires, un record. Restent donc 46000.

         Elles n’ont tout de même pas été jetées à la poubelle ? Non, d’autant plus que je l’ai reçue dans ma boîte à lettres. Alors, qui les a distribuées ? Coût total de la distribution ? L’enquête se poursuit. DM

jeudi 3 juillet 2025

Écoles : promesses au congélateur

Écoles : promesses au congélateur

« Ce n’est pas une directive depuis la Rue de Grenelle qui va régler le sujet », a déclaré Élisabeth Borne à propos de l’accueil des enfants dans les écoles les jours de canicule. En langage ministériel, cela signifie : « Débrouillez-vous ».

Publié le 02/07/2025 

 


Alors que les vacances scolaires ne débutent que le 5juillet, la vague de chaleur a transformé beaucoup d’écoles en saunas. Bâtiments mal isolés, sans volets ni stores, ventilation inexistante, cours de récréation sans ombre : au moins huit établissements scolaires sur dix — écoles, collèges, lycées — auraient besoin de travaux de rénovation pour rester vivables en cas de grosse chaleur.

En 2023, Macron avait lancé un plan promettant 40 000 rénovations thermiques des écoles en dix ans. Depuis, l’État n’en a financé que 2 289, et n’en prévoit que 65 en 2025. Car les crédits ont fondu comme un esquimau sur le bitume : le « fonds vert » créé pour financer les rénovations des bâtiments publics gérés par les collectivités territoriales, dont les écoles ne constituent qu’une partie, est passé de 2,5milliards en 2024 à 1,15milliard en 2025. Il est donc inévitable que les mêmes problèmes se reposent à chaque épisode de canicule.

Dans l’urgence, certains maires ont suspendu les cours : près de 1 900 établissements étaient fermés mardi 1erjuillet. Cela reporte le problème sur les parents, en particulier ceux des classes populaires qui ne peuvent pas s’absenter du travail à leur guise, n’ont pas les moyens de payer une baby-sitter et ne peuvent compter que sur la solidarité de leurs voisins pour organiser la prise en charge de leurs enfants du jour au lendemain. Et comme beaucoup vivent dans des logements eux-mêmes inadaptés à la chaleur et dans des quartiers sans parc ni piscine, il n’est pas certain que les enfants y soient mieux qu’à l’école.

La plupart des mairies ont toutefois maintenu l’accueil des enfants, mettant les enseignants et les animateurs dans des situations insolubles. Car comment organiser des activités adaptées, par exemple des sorties dans des endroits aérés, non seulement sans encadrement supplémentaire, mais dans les conditions habituelles de sous-effectif ?

Quant au ministère, son aide s’est résumée à asséner des évidences, comme le fait de vérifier que les enfants ont à boire et d’éviter les salles les plus exposées à la chaleur… sans préciser où il faut se retrancher lorsque tous les locaux sont devenus des fournaises.

Les enfants, leurs parents et leurs encadrants ont ainsi pu vérifier que, face aux problèmes qui touchent les classes populaires, l’État reste de glace.

                                              Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2970)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Vendredi 4 juillet, de 15h.45 à 16 h.30, entrée du marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 5 juillet : de 10 h. à 10 h.30, marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 6 juillet, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 7 juillet, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des

Raguenets de Saint-Gratien.

 

Mayotte : « égalité » à la sauce coloniale

Les pauvres peuvent attendre pour Valls et cie

 

 

Le gouvernement a fait voter une loi visant à harmoniser le niveau des prestations sociales entre Mayotte et la métropole d’ci… 2031. Pas plus tôt car il ne faudrait pas « fragiliser les entreprises », prétend le ministre des Outre-mer, Manuel Valls.

         Le smic, quant à lui, n’atteindra 87,5 % de celui de métropole qu’en 2026.

      RSA et smic au rabais : c’est ça les mesures « d’égalité » prônées par le gouvernement. De quoi alimenter plus que de la colère !