mercredi 2 juillet 2025

Argenteuil, rénovation thermique des écoles, une priorité qui n’est pas celle de la municipalité. Sinon, ça se serait vu.

La Canopée qui efface et cache les priorités

 

C'est la solution pour les travailleurs, pas pour les écoliers 

Les municipalités, y compris des grandes villes comme celle d’Argenteuil disposent de moyens importants mais limités. Mais une municipalité soucieuse des intérêts de toute la population devrait avoir comme priorité de répondre aux besoins de logements, de santé, d’éducation et de culture.

         Si elle n’est que partie prenante seulement à la marge pour résoudre les questions de logement et de santé, elle est directement responsable du bâti des écoles primaires, maternelles et élémentaires.

         Dans le cadre du réchauffement climatique, la question de l’isolation et de bonnes conditions thermiques devrait être une priorité communale afin de rénover l’ensemble des vieilles écoles.

         Aussi, ce n’est pas en soi que nous discutons de l’affaire de la Canopée concernant l’espace de l’avenue Gabriel Péri, mais sur le plan de la dépense afférente de plus de 20 millions.

         Quand le bien-être et l’éducation des enfants est une priorité, on peut laisser des projets pour des temps futurs lorsque la solution des problèmes prioritaires que je viens de citer aura été trouvée et réalisée.

         Avec le montant du projet Canopée, combien de classes de la Ville auraient pu être équipées pour permettre la poursuite de l’activité malgré les conditions thermiques extérieures difficiles actuelles ou pour faire face à des épisodes de grand froid ? DM

 

mardi 1 juillet 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 30 juin 2025 : Si tous les États s’arment, c’est d’abord contre les peuples

 Si tous les États s’arment, c’est d’abord contre les peuples

30/06/2025

En menant leur opération militaire de destruction des sites nucléaires iraniens, les États-Unis ont voulu montrer leur force de frappe au monde entier.

Leurs bombardiers géants ont décollé du territoire américain. Ils n’ont eu à demander aucune autorisation à aucun pays pour traverser l’espace aérien mondial. Leurs superforteresses n’ont même pas été détectables. En elle-même, cette opération militaire de la plus grande puissance mondiale est une étape importante de l’escalade guerrière.

Trump et à sa suite Netanyahou osent parler de paix après avoir dévasté Gaza, attaqué le Liban et bombardé la Syrie, puis l’Iran. Quand ces gens-là parlent de paix ou de guerre, c’est toujours les armes à la main, en ayant une puissance de feu dévastatrice. En réalité, rien n’est moins garanti que la trêve actuelle avec l’Iran.

Et à Gaza l’armée israélienne continue son massacre qui a fait plus de 57 000 morts. Ayant mis la main sur la distribution de l’aide humanitaire, l’armée israélienne tire désormais aussi sur les foules qui viennent chercher de la nourriture.

En Cisjordanie, des milices de colons israéliens ont organisé des raids d’une violence accrue contre la population palestinienne. Dans un village palestinien du centre de cette région, alors que les médias internationaux étaient concentrés sur la guerre entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran, une centaine de colons juifs ont profité des obsèques d’un jeune arabe de 13 ans, qui avait été tué par un tir israélien, pour organiser une sorte de pogrom en ville : en brulant des voitures et en arrosant des maisons d’essence. Après s’être défendue avec des pierres, la population a ensuite dû subir les tirs de l’armée israélienne arrivée en renfort des colons. Voilà la paix de Trump et de Netanyahou !

Et puis, il y a eu la conférence de l’OTAN. Si celle-ci a été extrêmement courte, c’est parce que quasiment tous les pays présents se sont pliés immédiatement aux injonctions de Trump qui leur a demandé de prévoir une augmentation considérable de leur budget d’armement.

Jusque-là, l’exigence américaine était que le budget militaire des pays membres soit d’au moins 2 % du PIB. Cette barre devra passer à 3,5 % d’ici dix ans, et même à 5 % en incluant la partie sécurité intérieure du budget des États. À charge de ces mêmes États de faire payer leur propre population, ce qui signifierait pour la France trouver environ 40 milliards d’euros supplémentaires, en plus de toutes les hausses déjà prévues, pour que le budget de l’armée dépasse les 120 milliards d’euros en 2035.

Cela signifie une nouvelle augmentation considérable des budgets militaires européens. Aux pays qui veulent être dans le camp des Etats-Unis, ces derniers imposent leur diktat ou les marginalisent. Et, au passage, ils offrent un marché quasiment exclusif à l’industrie militaire américaine dont les normes sont celles de l’OTAN.

Aujourd’hui, la guerre est au Moyen-Orient, en Ukraine et dans d’autres pays du monde, et pas encore ici. Mais quand autant d’armes s’accumulent, il serait fou de penser que nous ne serons jamais visés. Tous les États sont en marche vers la guerre.

Les dirigeants des États ne savent peut-être même pas eux-mêmes contre qui ils préparent la guerre, mais ils savent que s’ils ne s’y préparent pas leurs concurrents le font. Ce processus de marche à la guerre n’est fondamentalement contrôlé par personne, même pas par les États-Unis. Mais il est enclenché.

Si bien des choses nous échappent, nous savons en revanche d’ores et déjà que les guerres qui viennent seront contre les peuples et contre les exploités. On le voit déjà au Moyen-Orient.

Ceux qui nous gouvernent nous disent qu’on sera « dans le bon camp ». Mais il n’y aura pas de « bon camp » pour les peuples, car toutes les puissances dominantes sont des puissances capitalistes rivales qui se moquent toutes du sort des populations, à commencer par la leur.

Notre seule façon pour nous, exploités, de nous préparer à ce qui se met en place est d’abord d’être profondément convaincus qu’il ne faut faire aucune confiance à nos propres dirigeants, qu’ils soient civils ou militaires.

En temps de paix, l’État est le garant de notre oppression pour le compte de la grande bourgeoisie. En temps de guerre, il organise en plus notre mise au pas et notre enrôlement pour faire de nous ou de nos enfants de la chair à canon.

En tant que travailleurs, notre principal ennemi est dans notre propre pays, c’est la classe capitaliste et ses serviteurs politiques. Et il faut les combattre.

                                                                            Nathalie Arthaud

Canicule et Retailleau : De quoi bouillir

 

Le puits du fou capitaliste n’est pas seulement en Vendée

 

 

 « On ne peut pas se reposer uniquement sur une solidarité étatique. » C’est ce qu’a osé déclarer Retailleau à propos de la canicule, estimant, quant aux mesures à prendre pour protéger les salariés, que « c’est aux entreprises de voir », et qu’il fait confiance aux maires pour fermer les écoles si besoin.

         C’est vite vu : rien n’oblige les patrons à faire stopper le travail en cas de très fortes chaleurs, et, concernant les établissements scolaires, la ministre de l’Education nationale recommande juste d’utiliser les salles à l’ombre et d’appeler le Samu en cas d’urgence.

         Pour une fois, Retailleau dit vrai : à part des coups, il n’y a rien à attendre ni de lui ni du gouvernement.

Audiovisuel : Ils ont raison de secouer leurs chaines !

 

Concentration des médias, suppressions d’emplois, deux bonnes raisons de les soutenir

 

 

Les travailleurs du service public de l‘audiovisuel sont en grève contre un projet de loi visant à fusionner Radio France et France Télévisions en une holding appelée France Médias. Cette réforme est ardemment soutenue par la galaxie Bolloré, soutien sans complexe de l’extrême droite, au nom… de l’indépendance de l’information. Les travailleurs des antennes publiques craignent que cette mesure soit un prétexte à des suppressions d’emplois. Deux bonnes raisons de soutenir ces travailleurs en lutte !