Gaza :
une entreprise d’extermination
Le gouvernement israélien peut se
vanter d’avoir sur la conscience – s’il en a une – la mort de plus de 52
000 Gazaouis en dix-neuf mois. Depuis que Netanyahou a décidé, le
18 mars, de rompre la trêve, deux mille habitants ont été tués, dont 437
au cours de la seule dernière semaine d’avril.
Publié le 06/05/2025
Contacté par téléphone par Le
Monde, un pharmacien tentant d’aider à la survie dans un quartier de Gaza
qualifie d’holocauste la guerre menée aux habitants. Malgré cela, déplore-t-il
amèrement, « le monde ne semble pas dérangé qu’il y ait 50 morts par
jour dans les bombardements. » Outre ceux-là et les attaques de drones qui
terrifient la population 24 heures sur 24, le blocus total du territoire
affame littéralement les deux millions de Palestiniens qui ne savent où se
réfugier.
Des annonces hypocrites lancées
par haut-parleur ou SMS par l’armée israélienne, appellent les Gazaouis à se
déplacer lors d’un bombardement. Mais, il n’y a pas de zone qui soit un peu
plus sûre. « Tout le monde est une cible à Gaza », dit le pharmacien.
Après avoir détruit les
installations de fourniture d’électricité, visé systématiquement les
générateurs, coupé l’accès à l’eau potable, rendu inutilisables les circuits
d’évacuation des eaux usées, le gouvernement israélien empêche strictement la
nourriture, les médicaments, le carburant, les produits de première nécessité
de parvenir aux habitants, que ce soit par les canaux commerciaux ou par des
réseaux humanitaires. Les journées des habitants se passent à tenter de trouver
un peu de nourriture, de bois, d’eau. Certains tentent de pêcher avec, pour
toute embarcation, une vieille porte de réfrigérateur. « Aucune aide
n’entrera à Gaza », avait plastronné mi-avril le ministre de la Défense.
Son succès est complet.
Le 2 mai, dans la nuit, des
drones israéliens ont même visé et atteint un navire de la Flotille de la
liberté, dans les eaux internationales au large de Malte. L’équipage de ce
navire humanitaire, victime d’un incendie et d’une brèche dans sa coque,
entendait livrer « une aide vitale, désespérément nécessaire » à Gaza. La
méthode, digne de pirates dotés de moyens hightech, n’est pas nouvelle. En
2010, un navire humanitaire battant pavillon turc, le Navi Marmara, avait déjà
été attaqué par la même armée israélienne.
Cet écrasement physique de la
population de Gaza est soigneusement calculé dans le plan de Netanyahou, dont
le porte- parole, un dénommé David Spencer, a résumé la position, après la
réunion nocturne du cabinet de sécurité le 4 mai. Ce dernier admet la «
possibilité d’une distribution humanitaire » à Gaza, si cela s’avérait «
nécessaire », quoiqu’estimant qu’il y a « actuellement suffisamment de
nourriture » dans le territoire. Et Spencer d’expliciter : « Cette
histoire de famine est fabriquée par le Hamas, qui a détourné l’aide
alimentaire envoyée deux mois plus tôt. […] Il pourrait la distribuer à
son peuple. » Ce cynisme provocateur se passe de commentaires. Le boucher
Netanyahou poursuit une véritable politique d’extermination dans le silence
complice de ses homologues des grandes puissances.
Viviane Lafont (Lutte ouvrière
n°2962)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Vendredi 9 mai, de 15 h.45 à 16 h.30 au marché du
Val ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour
Babou » ;
-Samedi 10 mai : de 10 h. à 10 h.30 au marché des
Coteaux ;
-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité
Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
-Dimanche 11 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant
Intermarché du Centre ;
-Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 12 mai, de 18 à 19 heures, centre cl des
Raguenets à Saint-Gratien.