vendredi 9 mai 2025

Argenteuil et Calvin, à tous les « pèlerins » se rendant à Argenteuil, un conseil de lecture. Le mieux est de le lire avant de s’y rendre.

 

Il y va fort le père Calvin

 

Jean Calvin 1509-1564

Jamais je ne m’aurais imaginé promouvoir un opuscule de Jean Calvin qui date de 1543, un bail. Mais je m’y suis contraint à l’égard des pèlerins mes frères et les jeunes petits pèlerins des écoles privées eux aussi contraints à se rendre devant la relique. « Le traité des reliques » parut en 1543. Il avait été rédigé par Jean Calvin, un des principaux critiques avec Luther de l’Église catholique et de nombre de ses rites d'hier et... d'aujourd'hui.

https://www.info-bible.org/histoire/reforme/traite-des-reliques-jean-calvin.htm

         Ce n’est pas long, et l’on s’y bidonne tout au long. Je l’ai survolé, mais deux extraits en donneront le suc.

          « Si on voulait ramasser tout ce qui s'est trouvé [de pièces de la vraie croix], il y en aurait la charge d'un bon grand bateau. Quelle audace cela a été de remplir la terre de pièces de bois en telle quantité que trois cents hommes ne les sauraient porter ! »…

         « Mais il ne nous faut étonner non plus de leur impudence, que de la sottise et stupidité du monde, qui a reçu avec dévotion une telle moquerie.
Si on leur eût montré des crottes de chèvres, et qu'on leur eût dit : voici des patenôtres (chapelets) de Notre Dame, ils les eussent adorées sans contredit. 
»

 

Et Argenteuil dans tout cela ?

         

          « Il y a puis après la robe de pourpre, de laquelle Pilate vêtit notre Seigneur par dérision, d'autant qu'il s'était appelé roi. Or, c'était une robe précieuse, qui n'était pas pour jeter à l'abandon : et n'est pas à présumer que Pilate ou ses gens la laissassent perdre, après s'être moqués pour une fois de notre Seigneur Jésus. Je voudrais bien savoir qui a été le marchand qui l'acheta de Pilate, pour la garder en reliquaire. Et pour mieux colorer leur bourde, ils montrent quelques gouttes de sang dessus, comme si les méchants eussent voulu gâter une robe royale, en la mettant par risée sur les épaules de Jésus-Christ. Je ne sais pas s'il y en a quelqu'une aussi bien ailleurs. Mais de la robe qui était tissue de haut en bas sans couture, sur laquelle fut jeté le sort, pour ce qu'elle semblait plus propre à émouvoir les simples à dévotion, il s'en est trouvé plusieurs ; car, à Argenteuil, près de Paris, il y en a une, et à Trier une autre. Et si la bulle de Saint-Salvador en Espagne dit vrai, les chrétiens, par leur zèle inconsidéré, ont fait pis que ne firent les gendarmes incrédules. Car iceux n'osèrent la déchirer en pièces, mais pour l'épargner mirent le sort dessus, et les chrétiens l'ont, dépecée pour l'adorer. Mais encore, que répondront-ils au Turc qui se moque de leur folie, disant qu'elle est entre ses mains ? … »

         Vous en voulez encore ? Je vous ai mis ci-dessus la référence. Mécréants et vous qui voulez comprendre, bonne lecture. DM

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire