dimanche 4 mai 2025

La gendarmerie, sa propagande, et l’Éducation nationale

À l’école des gendarmes

Publié le 29/04/2025

On ne pourra pas dire que l’académie de Créteil ne fait rien pour la formation continue des enseignants : elle propose aux professeurs d’Histoire-Géographie, chargés aussi de l’Éducation morale et civique, un stage fin mai à l’Académie militaire de la Gendarmerie nationale de Melun sur le « maintien de l’ordre ».

Une visite du musée de la gendarmerie est prévue au programme. Montrera-t-elle les forces casquées et armées poussant des ouvriers en grève en dehors de leur usine qu’un patron s’apprête à fermer, ou bien tirant au flashball ou à la grenade sur des manifestants ?

Ou bien les enseignants seront-ils poussés à vanter le rôle de la Gendarmerie mobile à leurs élèves de quatrième et de CAP ?

                                                                  L. D. (Lutte ouvrière n°2961)

 

ST Microelectonics : licencieur et pilleur d’argent public

La poule aux œufs d’or pour le patronat

 

 

L'entreprise franco-italienne STMicroelectronics annonce la suppression de 3 000 emplois dans le monde dont 1 000 en France. En 2023, Macron lui annonçait une aide publique de 2,9 milliards d’euros pour agrandir son usine de semi-conducteurs à Crolles, dans l’Isère, contre la promesse de créer… 1 000 emplois.

         Deux ans plus tard, ST a été lâché par son partenaire américain, GlobalFoundries, rapatrié aux États-Unis attiré par des aides publiques encore plus belles. ST promet que la construction de nouvelle usine est toujours à l’ordre du jour… avec les milliards de l’État.

         Les travailleurs paient deux fois cette guerre économique : par les cadeaux aux capitalistes qui manquent pour les budgets utiles à la population et par les emplois supprimés. Pas d’accord !

 

Argenteuil, le mystère s’épaissit sur la nature de la tunique : mais quelle est la vraie ?

 

Le pont entre les deux, c’est certes surprenant : Karl Marx !

 

En tout cas, pas question de garder son veston dans un mausolée

La municipalité d’Argenteuil aime le tourisme, paraît-il. Ça serait une des raisons de son emballement dans l’affaire de la tunique de qui vous savez. Eh bien, elle n’utilise pas assez la référence à l’une des personnalités qui est passé (durant quelques mois) dans notre merveilleuse cité, l’ami Karl Marx dont le nom a effacé l’affreux Thiers pour la dénomination de la voie devant la gare où sa fille l’hébergea.

         À ce propos, et c’est là le mien, elle a raté tout de même quelque chose (la municipalité). Elle ne le sait pas, mais Karl Marx est né en 1818 à Trèves, belle cité mosellane, en Rhénanie allemande, près du Luxembourg. Et cette cité à une caractéristique qui plaira, mais à demi après ce propos à nos édiles : elle possède elle aussi une sainte tunique, La sainte tunique de Trèves en Allemagne qui serait considérée, elle aussi comme le vêtement que le dénommé Jésus portait peu de temps avant sa crucifixion. On s’y perd donc. Mais quoi, laquelle est la bonne ?

         Là, on en perd son latin, puisque l’on dit la même chose de celle d’Argenteuil. Oui, quelle est la bonne ? On craint une supercherie. On pourrait peut-être compter sur Karl Marx qui est le seul à établir un rapport sur la question, sur cette tunique, lui qui est né à Trèves et qui est mort quelques temps seulement après son séjour à Argenteuil. Un complément d’enquête s’impose…. DM