lundi 14 avril 2025

Argenteuil, emplois d’agents territoriaux, des manques criant, loin des polémiques pré-électorales

 

Déjà oubliée la conversion municipale au « Aimez-vous les uns les autres » de la Basilique

 

Un toilettage... dans le quotidien des services. Le voit-il ?

Certes peu d’habitants lisent Ma Ville, le mensuel municipal. Mais cette très petite minorité concernée a de grandes chances d’avoir été choquée par la tribune de la « majorité municipale » du numéro d’avril.

         Bâclée, elle attaque bien sûr l’opposition locale, mais surtout dans des termes incompréhensibles aux habitants.

         Il s’agit du « tableau des effectifs » censé donner une idée du nombre d’agents territoriaux employés par la Ville. Comme l’évoque la majorité qui aime les chiens comme la présidente de la Région, il se serait agi dernièrement d’un simple « toilettage ». Des postes sur le tableau des effectifs ont été supprimés car ceux qui les occupaient ont été promus, donc rien à voir avec des suppressions d’emplois, dit-elle, comme l’aurait avancé une partie de l’opposition locale de gauche. Mais tout cela présenté avec hargne et haine par la municipalité, ne donnant vraiment pas envie aux rares lecteurs d’approfondir la question.

         En attendant, sur le terrain des emplois des agents de la Ville, cette dernière aurait davantage besoin de rester discrète.

         C’est pratiquement dans tous les services de l’action municipale que des postes ne sont pas pourvus. Dans les écoles, dans les Maisons de quartier, aux médiathèques, au centre d’appel… DM

dimanche 13 avril 2025

Macron aux patrons… qui feront ce qu’ils voudront

 Macron aux patrons : un flop

Le 3 avril, Macron a réuni les grands patrons français dont les entreprises seraient concernées par les hausses douanières de Trump.

Publié le 09/04/2025

 

Macron, puis Éric Lombard, son ministre de l’Économie, se relayent depuis pour appeler à la suspension des investissements français aux États-Unis, au nom de la « solidarité nationale » pour faire pression sur les négociations avec Trump. Mais cet appel risque fort d’être peu entendu. Rodolphe Saadé (CMA CGM) vient d’annoncer 20 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis ; John Elkann, le PDG de Stellantis, a rencontré Donald Trump le 1er avril pour assurer les affaires du groupe aux États-Unis ; Patrick Pouyanné veut conforter la position de premier exportateur de GNL américain pour TotalEnergies. En un mot, les capitalistes, tout français qu’ils soient, ne comptent évidemment pas renoncer à leurs profits made in USA. Ils évitent donc, pour l’heure, de se prononcer publiquement sur cet appel à geler leurs investissements sur le marché américain. Patrick Martin, le dirigeant du Medef, a parlé de prudence face à « l’incertitude ». Il a, en revanche, été très clair quant à la nécessité de « mettre en place des mesures de soutien aux secteurs impactés », et le plus vite possible. On l’aura compris, il s’agit d’obtenir, de nouveau, des milliards d’argent public sous forme de subventions diverses et variées aux grandes entreprises.

Voilà la seule « solidarité nationale » que connaissent les capitalistes : garantir leurs milliards sur tous les tableaux, et faire payer la crise de leur système aux travailleurs et aux populations. Ce point-là ne souffre, aux yeux des patrons et des politiciens à leur botte, d’aucune incertitude.

                                                         Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2958)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 13 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 14 avril, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

Vencorex : la souveraineté prélude à la guerre

 

L’essentiel : la nationalité du repreneur ou le sort des travailleurs ?

 

 

L'usine chimique du groupe Vencorex à Pont-de-Claix, en redressement judiciaire depuis septembre 2024, sera finalement reprise par le groupe chinois Wanhua. Au passage 400 emplois directs, sur 450, seront supprimés.

         Mais ce qui indigne le plus les députés de gauche, ce n’est pas le sort des travailleurs mis à la rue par le profit capitaliste, c'est la nationalité du repreneur. « C'est toute notre souveraineté industrielle qui est bradée », ont déclaré les députés LFI. Quant à François Ruffin, il dénonce le fait que « notre pays continue d'être bradé aux financiers étrangers ». C'est avec ce genre d'argument qu'on envoie les travailleurs mourir pour la patrie de leurs patrons.

                   Que leur patron soit français ou chinois, les travailleurs ne seront jamais souverains tant qu'ils sont exploités. Pour l'être réellement, il faudra qu'ils arrachent le pouvoir aux capitalistes de tous les pays.

Allemagne : une coalition aux petits soins pour la bourgeoisie

« Tout pour les patrons »

 

 

Le Parti social-démocrate allemand et la droite ont présenté leur contrat de coalition pour gouverner ensemble, suite aux élections de février.

         Il contient d'importantes baisses des impôts et des prix de l'énergie pour les entreprises, qui s'ajouteront aux commandes dont elles vont bénéficier. La coalition a déjà fait voter 1000 milliards d'euros de dépenses exceptionnelles pour l'armée et les infrastructures. Ce « quoi qu'il en coûte » sera payé par les travailleurs et la population modeste via des économies sur les services publics. 

         Le futur chancelier, Friedrich Merz, a pour slogan « L'Allemagne est de retour ». « Tout pour les patrons » serait plus approprié.