jeudi 10 avril 2025

Argenteuil, logement, un manque criant

Et des perspectives extrêmement sombres

 

                                            Le Parisien

Si la municipalité évoque régulièrement le logement à propos des projets initiés par les promoteurs privés, elle est en revanche beaucoup moins prolixe à propos du logement dit « social ». La permanence « logement » de la rue Denis Roy dans une aile de la mairie, avec son allure de déshérence, est à l’image de ce que l’on peut appeler sans injure comme l’expression d’un désintérêt.

         Cela fait belle lurette qu’il n’y a pas eu de constructions de ce type de logements sur la Ville. Cela aurait pu faire pourtant de ces belles inaugurations tant prisées par la municipalité. Mais non, le néant.

         Cela devrait changer dans les années qui viennent, mais totalement à la marge seulement. Si la Cité du château n’en finit pas de rester debout, elle va bien finir par être démolie pour laisser à la place, au moins en partie, des logements pour les plus modestes. Quant à l’emplacement de l’ancien siège d’ABH près de la mairie, au grand dam des grenouilles et autres têtards, il doit normalement finir par laisser la place à une construction HLM.

         La municipalité et la préfecture peuvent toujours dénoncer le logement indigne et les marchands de sommeil, mais cette dernière ne se donne qu’un objectif. de 2.500 nouveaux logements sociaux livrés en 2025, avec une priorité pour les étudiants.

         Bien loin en tout cas de quoi répondre aux besoins des dizaines de milliers d’habitants du département qui demandent un logement correct avec un loyer modéré. DM

 

mercredi 9 avril 2025

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo. Ils nous mènent à la guerre, il faut leur arracher la direction de la société. 4 min 19

Argenteuil, projet Jean Vilar, Fiminco change de stratégie. La confirmation de la formidable action du Comité Jean Vilar et de tous ceux qui l’ont soutenu

Une impasse annoncée tellement évidente

 

 

Dans l’affaire du projet Jean Vilar, le promoteur Fiminco vient de changer de fusil d’épaule. Après avoir voulu incriminer et mettre dans le même panier la Ville d’Argenteuil, et un certain nombre de personnes, d’élus et d’associations, il vient d’abandonner son espoir de voir désigné par la justice un expert pour estimer le préjudice qu’il déclarait avoir subi dans cette affaire par les susmentionnés. Il se tourne dorénavant contre la seule Ville d’Argenteuil.

         Voilà l’extrait suivant figurant dans le compte-rendu de la procédure d’abandon : « L’évolution du contexte factuel de ce dossier a conduit la société FIMINCO à considérer que ses réclamations ne porteraient plus sur le préjudice résultant du décalage de l’opération, ainsi que cela avait été soulevé dans son assignation pour la présente instance mais sur les conséquences de son abandon pur et simple du fait du revirement brutal unilatéral de la commune d’Argenteuil.

L’objet du litige et de l’expertise se trouvant modifiés, la société FIMINCO a décidé de se désister purement et simplement de la présente instance. »

         L’axe du « décalage de l’opération » a été abandonné. C’est lui qui concernait en particulier les élus et les associations auxquels Fiminco reprochait les différents recours.

         Dorénavant, Fiminco a bien dans le viseur la seule Ville d’Argenteuil qui est seule responsable de la décision d’abandon du projet. Il évoque «…les conséquences de son abandon pur et simple (de l’opération en question, du projet lui-même.DM) du fait du revirement brutal unilatéral de la commune d’Argenteuil.

         Pour expliquer ce revirement, nous pensons que ses conseils lui ont indiqué que la voie prise dans un premier temps était un terrain glissant où il ne gagnerait rien.

         Place donc au match Ville d’Argenteuil-Fiminco. Bien évidemment, lorsque nous disons « Ville d’Argenteuil », c’est à la municipalité actuelle à laquelle il faut penser. Elle s’est engagée dans une impasse, sans écouter les avertissements multiples qui lui ont été prodigués.

         À elle, et à elle seule, de se sortir maintenant de ce bourbier dans lequel elle s'est sans prudence embourbée". DM

 

Argenteuil, éducation, la bataille pour des moyens pour l’École publique doit se poursuivre

C’est ici de l’avenir des enfants dont il est question

 

 

200 enseignants, personnels d’éducation, parents d’élèves, mais aussi employés municipaux ont manifesté ce matin de la mairie d’Argenteuil transformée en fort Chabrol pour l’occasion à la sous-préfecture.

         La situation des habitants les plus modestes est de plus en plus difficile. Mais par l’attaque pour diminuer un peu plus les moyens de l’École publique, ce sont eux qui sont encore dans le viseur du gouvernement. De nombreux établissements de la Ville sont concernés par les suppressions d’enseignements en demi-groupe, par la hausse du nombre d’élèves par classe, et par le nombre abyssal des absences d’enseignants non remplacées.

         Une belle action qui en appelle d’autres qu’il faudra construire tous ensemble. DM