lundi 7 avril 2025

Éducation physique à l’école : médaille en toc

Brassage de vent, un nouveau sport des prochains Jeux ?

 

 

Élisabeth Borne, ministre de l'Éducation a annoncé la mise en place de tests de forme physique en sixième. En effet des enfants ne font pas assez d'activité physique.

         Mais ce sera du travail en plus pour les enseignants d’éducation physique sans recrutement supplémentaire. Et surtout cette mesure ne compensera pas les coupes de 108 millions d'euros (hors JO) dans le budget du ministère des Sports. Cette baisse de 14 % l'amène au plus bas niveau depuis 5 ans…

         Autant dire que le seul sport pratiqué par le gouvernement, c'est le brassage de vent.

 

Fouilles policières à la porte des établissements scolaires. Très loin d’une solution au trafic de drogue et à la délinquance. Une réaction salutaire dans un lycée de la banlieue parisienne

Lycée René Cassin – Gonesse : “ Non aux fouilles ! ”

Depuis quelques semaines, les élèves du lycée René Cassin à Gonesse, en banlieue parisienne, ont subi à trois reprises à l’entrée de l’établissement des fouilles de sacs et mêmes des palpations par des policiers venus par surprise et en force.

Publié le 02/04/2025

 

 

Les policiers prétendent ainsi assurer la sécurité parce qu’il y a eu des bagarres dans la ville. En réalité, ces fouilles répondent à la démagogie sécuritaire des ministres Borne et Retailleau qui ont promis leur multiplication aléatoire devant les établissements scolaires. C’est d’autant plus révoltant que, dans le même temps, les lycéens de Gonesse subissent l’appauvrissement des classes populaires et le manque de moyens dans l’éducation : lycée saturé, poste d’infirmière non pourvu pendant la moitié de l’année passée, classes à 35 élèves…

Beaucoup d’élèves ont ressenti à juste titre ces fouilles répétées comme une forme d’humiliation et d’injustice les assimilant à des délinquants. Les enseignants, également choqués, se sont mobilisés par la grève à deux reprises. L’indignation a encore été renforcée par l’arrestation abusive au lycée d’un élève mineur innocent. Un rassemblement devant l’établissement associant des enseignants et des élèves avec pancartes et slogans criés au mégaphone a permis de montrer qu’ils ne se laissaient pas intimider et d’exprimer ensemble leur rejet de ces pratiques policières visant à mettre la jeunesse au pas.

                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2957)

 

Argenteuil, Éducation, ce qui devrait être la priorité des priorités… Journée de mobilisation demain mardi

La jeunesse a besoin d’autre chose que d’eau bénite

 


 

Va pour les Jeux olympiques qui intéressèrent au moins une partie des habitants d’Argenteuil. Mais cette monacomania coûteuse, et cette tunicomania dispendieuse ! La municipalité attend-elle avec ces évènements un retour sur investissements pour les Argenteuillais ? Le croit-elle vraiment, ou est-elle emportée par des goûts personnels sans parler de l'espoir de retombées électorales illusoires ? Comme si la réputation ou la mauvaise réputation d’Argenteuil pouvait être modifiée par quelques cubis d’eau bénite ! Puisqu’il est question de vêtement, la Ville comparée à Lourdes ou à Fatima nouvellement jumelée, peut toujours aller se rhabiller. Sur le fond, la réputation d’Argenteuil à travers le monde est celle des Impressionnistes. Pour le reste, la messe est dite.

         Si tout cela n’était pas l’objet de dépenses importantes et d’un concentré de préoccupations particulières des services communaux, cela prêterait simplement à sourire.

         Mais pendant ce temps-là, les quartiers populaires sont délaissés, et en particulier les enfants qui y grandissent. Comparé à toutes les manies coûteuses évoquées ci-dessus, la municipalité n’a pas trouvé un lieu de substitution à la médiathèque Robert Desnos durant la longue durée de sa rénovation ! Extrêmement révélateur. Et ce n'est qu'un exemple.

         S’intéressent-elles à la situation d’aujourd’hui et de demain des écoles et établissements scolaires publics de la Ville ? À la situation du personnel communal dans les écoles primaires et des postes non pourvus ? Au non remplacement des enseignants absents ? Aux perspectives sombres pour les moyens dédiés l’année prochaine par le ministère de l’Éducation ?...

         Non la tête des préoccupations des édiles est ailleurs, orientée direction la basilique ! C’est rageant, alors que la jeunesse, en particulier des quartiers populaires aurait besoin d’une énorme attention.

         Sur ce plan, une journée « École morte » à lieu sur la Ville demain mardi conclue à partir de 11 heures par une manifestation de la mairie à la sous-préfecture. Mais sur cet évènement, ne comptez pas sur l’information municipale. DM

 

dimanche 6 avril 2025

Arrêts maladie : au voleur !

 Arrêts maladie : au voleur !

Le Parlement a voté une loi de financement de la Sécurité sociale qui permet de voler plus d’un milliard et demi dans la poche des travailleurs.

Publié le 02/04/2025

 

En effet, c’est le montant global que va représenter l’ensemble de la baisse de leurs indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

Depuis le 1ermars, les travailleurs du public ne reçoivent plus que 90 % de leur salaire pour des arrêts maladie jusqu’à trois mois, contre 100 % auparavant. Et ils ne perçoivent que 50 % de leur traitement à partir du 4e mois, comme c’était déjà le cas auparavant. Au total l’économie est estimée à 900millions aux dépens des travailleurs malades !

Mais depuis le 1eravril, les salariés du privé sont aussi attaqués. Les indemnités journalières payées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie sont fortement diminuées. Jusque-là, elles étaient calculées sur 50 % du salaire quotidien brut pour les travailleurs ne gagnant pas plus d’1,8 smic, soit 2 567euros net, et plafonnées au-delà. Désormais le plafond de calcul sera 1,4 smic (correspondant à 1996 euros net). Compte tenu des cotisations sociales, cela revient à ramener le plafond des indemnités journalières de la Sécurité sociale d’une cinquantaine d’euros net à moins de quarante.

Le gouvernement et ses relais médiatiques essayent de faire croire que cette mesure sera indolore pour les travailleurs, alors qu’il s’agit d’une économie de plus de 600millions, car les régimes de prévoyance des entreprises qui compensent déjà une partie du manque à gagner sur les indemnités journalières seront obligés de compenser pour que le salarié garde 90 % de sa rémunération. Non seulement il n’est pas dit que cela dure mais en plus, il est évident que les mutuelles, les assurances et les patrons qui les souscrivent vont imposer des augmentations de cotisations.

Et enfin, une partie des travailleurs, les intérimaires, les saisonniers, les travailleurs en CDD de courte durée, ne sont pas couverts par les régimes de prévoyance des entreprises et donc n’auront aucune compensation autre que celle de la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie. Autant dire que les travailleurs les plus précaires et donc parfois les plus mis en danger dans les entreprises, seront les plus pénalisés financièrement.

Non seulement, la durée de travail est rallongée, le travail est toujours plus pénible et dangereux, mais les salaires sont réduits au fur et à mesure de toutes ces attaques. Ce n’est pas aux travailleurs de payer, mais à tous ces capitalistes qui les rendent malades.

                                                                Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2957)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 6 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 7 avril, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.