dimanche 19 janvier 2025

Argenteuil, grands froids, les « sans domicile » confrontés doublement au risque de perdre la vie

 

Plus que jamais, la catastrophe de la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence

 

 

Un lieu toujours en déshérence

Depuis plusieurs semaines, il fait froid à Argenteuil comme partout ailleurs dans la région. Chacun le ressent, mais c’est sans commune mesure avec ce qu’il fait supporter aux personnes « sans domicile ». Car pas de plan « grand froid » dans le Val d’Oise. Pas de moyens supplémentaires mis en place par la municipalité d’Argenteuil. Quand connaîtra-t-on la première victime sur la localité ?

         La situation est catastrophique, tout comme l’a été fin juillet 2023 la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence de la Ville. Depuis lors, ses locaux sont toujours en déshérence. C’est d’autant plus insoutenable, qu’ils sont là, et qu’ils pourraient à nouveau servir. La municipalité avait apparemment des projets très précis pour ce terrain, mais il semble qu’il y ait un embrouillamini pour une vente au niveau de la propriété du lieu partagée entre deux propriétaires.

         Lors du dernier ou de l’avant-dernier conseil municipal, le maire d’Argenteuil a évoqué des discussions pour la mise en place avec les services de l’État d’une nouvelle structure destinée à ces habitants fragiles parmi les plus fragiles.

         Mais l’hiver est là avec tous ses risques et une vie encore plus difficile pour les personnes sans domicile, une situation que ne peuvent pas palier des initiatives humanitaires très courageuses mais partielles. DM

samedi 18 janvier 2025

Budget des travailleurs : découverts de plus en plus précoces

 

Lutter pour l’augmentation des salaires et des pensions

 

 

En France, 22 % des personnes interrogées déclarent se retrouver à découvert avant la fin du mois. Et en moyenne elles le sont à partir du 16, un jour plus tôt que l'an dernier.

         Autrement dit, la pauvreté des plus pauvres augmente, avec son cortège de conséquences, dont les agios qui les enfoncent encore plus. C'est la traduction de la crise et des mesures contre les milieux populaires.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui samedi 18 janvier : de 10 h. à 12 h.15 devant Auchan au Val-Sud,

-de 10 heures 15 à midi 15, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 10 heures à 12 h.15 à l’entrée du parc de la mairie ;

-de 9 h.45 à 10 h.15 au marché des Coteaux ;

-de 10 heures à midi 15 au « carrefour Babou »,

-de 10 heures à midi au marché des Champioux,

-et de 10 heures 30 à midi 15 au marché de la Colonie ;

-de 10 heures à midi 15 devant Monoprix (sous réserve).

Dimanche 19 janvier, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi 15, au marché Héloïse ;

Lundi 20 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 



Nouvelle-Calédonie : manœuvres politiciennes et antiouvrières

 Nouvelle-Calédonie : manœuvres politiciennes et antiouvrières

Publié le 15/01/2025

Mercredi 8 janvier, Alcide Ponga, de la droite loyaliste, a été élu chef du gouvernement local à la place de l’indépendantiste Louis Mapou.

Louis Mapou a chuté le 24 décembre, au moment où les élus calédoniens au Congrès, le Parlement local, votaient les trois « réformes » fiscales exigées par Paris en échange d’une aide d’urgence de 236 millions d’euros. Ces « réformes » constituent une véritable attaque antiouvrière : instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires territoriaux, hausse de 50 % de l’équivalent calédonien de la CSG, qui touche directement les salariés, et une hausse de la TGC, équivalent local de la TVA. Les deux premières mesures ont été votées le 23 décembre à une très large majorité, par les élus anti-indépendantistes comme par les élus indépendantistes. Les députés ont même enchéri sur les exigences de Paris, en instaurant à l’unanimité le jour de carence dès le premier arrêt maladie et non au troisième, comme le proposait le gouvernement.

Si la hausse de la TGC n’a pas encore été votée, ce n’est pas en raison du caractère antipauvre de la mesure mais parce que, à la suite du deuxième vote, un des partis de droite a interrompu la procédure, en démissionnant du gouvernement de Louis Mapou, donc en le faisant chuter car il lui reprochait de négocier dans son coin avec Paris. Bayrou a alors accentué son chantage, informant les élus calédoniens que, comme seulement deux des trois mesures antiouvrières étaient votées, ils n’auraient que deux tiers de l’aide.

En Nouvelle- Calédonie, le gouvernement local est collégial, élu à la proportionnelle des 54 élus au Congrès. Grâce à l’alliance formée avec l’Éveil océanien, un parti qui veut représenter la communauté des îles du Pacifique, les partis indépendantistes ont eu la majorité en 2019, permettant à Louis Mapou, du Palika, de prendre la tête du gouvernement et au Kanak Roch Wamytan, de l’Union calédonienne, de prendre la présidence du Congrès.

Mais après la mobilisation de la jeunesse kanake et océanienne contre la réforme du corps électoral le 13 mai dernier, les partis ont multiplié les manœuvres. Les élections territoriales qui devaient avoir lieu fin 2024 ont été repoussées pour la fin 2025. L’Éveil océanien, qui a voulu prendre ses distances avec la révolte de la jeunesse, a fait chuter Roch Wamytan de la présidence du Congrès en s’alliant avec la droite loyaliste pour prendre sa place. Pour l’élection du gouvernement, l’Éveil océanien a réitéré la manœuvre en constituant une liste avec un des partis de droite, offrant ainsi une majorité aux anti-indépendantistes. C’est ainsi que le chef du gouvernement est maintenant Alcide Ponga, élu d’origine kanake, anti-indépendantiste et un des dirigeants de la droite loyaliste, symbole de l’intégration par l’État français d’une couche de notables kanaks. Cadre à la société Le Nickel, il a été un des directeurs de l’usine KNS, celle de la province Nord, jusqu’à sa fermeture au mois d’août dernier.

Les travailleurs de Nouvelle-Calédonie n’ont rien de bon à attendre de ce nouveau gouvernement ni d’aucun de ces partis de notables qui, même s’ils veulent se démarquer les uns des autres à l’approche des élections territoriales, veulent tous montrer à l’État français qu’ils sont responsables et capables de voter les mesures qui font payer les plus pauvres.

                                                        Serge Benham (Lutte ouvrière n°2946)

Tensions internationales, Baltique : l’Otan cible les civils

 

Préparer les Finlandais à un avenir sombre

 

 


L'Otan a annoncé le lancement d'une nouvelle opération maritime nommée « Baltic Sentry » (sentinelle de la Baltique). Dix navires et une flotte de drones doivent y patrouiller constamment. La Russie est visée et accusée par le camp occidental d'avoir endommagé plusieurs installations de communication sous-marines. 

Mais les populations des rives de la Baltique sont aussi les cibles de ces manœuvres. Pour expliquer ce déploiement, le président finlandais a déclaré : « Les vacances de l'Histoire sont terminées ». C'est une manière de préparer les Finlandais à un avenir sombre.

            En régime capitaliste, la paix n'est qu'une trêve entre deux guerres.