mardi 10 décembre 2024

Notre-Dame : Macron prie pour conjurer son impopularité

Avec un petit coup de pouce de Madame qui a communié

 

 

La réouverture de Notre-Dame était l’endroit où se montrer ce week-end : cinquante chefs d’État étaient présents, dont Trump et Zelensky, ainsi que plusieurs milliardaires donateurs de la rénovation (qui leur permet des réductions d’impôts), et les évêques et curés évidemment. Les habituels discours officiels sur la laïcité sont remisés à d’autres occasions.

         Le périmètre autour de la cathédrale était fermé : 6 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés dont des tireurs d’élite positionnés sur les toits.

         La trêve olympique terminée, Macron espère peut-être une trêve ecclésiastique. Pas sûr que ses prières soient exaucées.

 

Argenteuil, le petit prince est parti, fermons le ban

 

« Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux. Levons-nous ! » (Exergue en tête des Révolutions de Paris, grand journal de la Révolution française)

 

Œuvre de Guillaume Doizy, 1995

Dans les milieux populaires comme celui où j’ai grandi, on était souvent élevé dans une certaine humilité vis-à-vis des notables, des notabilités, des « personnalités ». Cette éducation écarte l’admiration -la vraie- pour tous ceux, connus ou moins, qui œuvrent ou qui œuvrèrent eux vraiment, pour, en utilisant une formule simple, le bien commun.

         Ce qu’il y a de consternant dans tout cela, c’est le tralala qui a été organisé durant une dizaine de jours sur la Ville pour la venue d’un petit prince sur lequel par ailleurs il y aurait eu beaucoup à dire, en particulier sur le rôle joué par sa principauté minuscule.

         En tout cas, nous aimerions connaître le coût total de l’affaire, sur les différents plans de la mobilisation. Hier matin, il y avait des dizaines et des dizaines d’agents mobilisés à l’occasion, pour qu’aucun papier ne traîne, pour assurer la sécurité, etc. Il faudra connaître le chiffrage de l’évènement. Un évènement dérisoire, désuet, limite ridicule. DM

lundi 9 décembre 2024

Crise politique : nouveau tour de manège

Pendant ce temps, les choses sérieuses

 

 

Suite à la censure du gouvernement et à la démission de Barnier, Macron a expliqué qu’il allait nommer un nouveau Premier Ministre qui chercherait une majorité à l’Assemblée. Majorité qui n’existe pas, Barnier peut en témoigner…

         Avec ou sans gouvernement, le patronat continue de licencier et d’augmenter les prix. Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leur combativité pour sauver leur niveau de vie.