samedi 11 mai 2024

Le cinéma à Argenteuil, la volonté de ne pas voir disparaître la qualité des projections à Argenteuil… avec la contribution aussi de l’ADCI

 

Parlons de ce qui nous chagrine, et pas de ce qui est normal

 

Il paraît que c’est un super témoignage

Aujourd’hui à 16h, demain à 14 h. et lundi à 17 h.45. J’y vais !

Ces dernières semaines, le cinéma a beaucoup fait parler de lui à Argenteuil. Départ du programmateur « remercié » après quelques mois seulement de présence. Il prenait la suite d’un programmateur pourtant très apprécié des habitants et des spectateurs, mais qui a préféré aller exercer ses talents ailleurs. Il y a surtout l’éviction de fait de l’Association Du Cinéma Indépendant (ADCI) qui voit sa présence de plus de deux décennies comme acteur de la culture remise en question. L’organisation de ses belles soirées-rencontres est totalement hypothéquée aujourd’hui.

         Sur ce point, l’adjointe à la culture a pu s’épancher dans un journal régional, sur le thème : Argenteuil fait ce qu’il faut au niveau de l’activité cinématographique, pourquoi on nous en veut. Comme si l’existence de quatre salles municipales étaient de trop dans une ville de 110 000 habitants. Comme si cela avait quelque chose d’extraordinaire que la municipalité consacre une part somme toute relativement modeste du budget municipal à cette activité culturelle essentielle. C’est normal, un point c’est tout. Mais l’attitude à l’encontre de l’ADCI est totalement, elle, anormale.

         Cela dit, sur la qualité de la programmation, nous a reçu l’avis suivant il y a une quinzaine de jour : « … Pour aller dans ton sens et prolonger, j'ai fait un mail hier à la mairie... face à la baisse de la qualité de la programmation des cinémas d'Argenteuil. Pour la première fois en 20 ans , je regarde les programmes de Colombes, Asnières et St Gratien.

         Il y a un gros problème d'autant que les salles sont fermées régulièrement, problème technique affiché qui masque un manque de personnel.

         J'ai trouvé portes closes, deux fois la semaine dernière, c'est fâcheux… ».

      Pour ma part, j’ai pu observer que de très bons films n’étaient plus programmés qu’une seule semaine, et à des horaires peu propices à attirer les spectateurs.

         La municipalité est contente d’elle-même sur ce plan comme sur bien d’autres. Mais qu’elle écoute l’avis des habitants, en particulier ceux qui vont au cinéma, et qui aimeraient qu’un engagement municipal supplémentaire concoure à y faire venir de nouveaux spectateurs. En attendant, la brouille à propos de l’ADCI mérite vraiment d’être surmontée. DM

vendredi 10 mai 2024

Gaza : halte au massacre du peuple palestinien !

 Gaza : halte au massacre du peuple palestinien !

Publié le 08/05/2024

Mardi 7 mai, après une nuit d’intenses bombardements, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre contre la ville de Rafah, dans le sud de Gaza. Elle y a déployé des chars et a pris le contrôle de la partie palestinienne du point de passage avec l’Égypte, qui a été totalement fermé.

Cette offensive intervient alors que le Hamas venait d’accepter, la veille, la dernière proposition de trêve des médiateurs égyptiens et qataris. Mais, cyniquement, les dirigeants israéliens déclarent qu’ils veulent « exercer une pression militaire sur le Hamas ». Les négociations vont se poursuivre, semble-t-il, puisque l’envoi d’une délégation israélienne en Égypte a été annoncé dans le même temps.

Le Premier ministre israélien, Netanyahou, obéit à la pression de l’extrême droite ultra-nationaliste, dont le soutien lui est indispensable pour conserver le pouvoir. Après avoir proclamé, depuis des semaines, que l’offensive contre Rafah aurait lieu, qu’une trêve soit signée ou non, il a besoin de faire une démonstration de force.

Quelles que soient l’ampleur et la durée de cette offensive, elle va avoir des conséquences dramatiques pour la population palestinienne. Conséquence de la fermeture du point de passage avec l’Égypte, l’entrée de l’aide humanitaire et des approvisionnements en carburant a été interrompue, aggravant la situation de famine. Plus d’un million de personnes sont regroupées autour de Rafah et vivent dans des conditions précaires, dans des camps de toile, sans eau et sans moyen de se soigner. Les bombardements continuent de faire de nombreuses victimes qui s’ajoutent aux presque 40 000 morts que la guerre a faits depuis sept mois. Et avec l’entrée des chars israéliens à Rafah, la situation va encore empirer.

Alors qu’il mène campagne pour sa réélection, le président américain Biden commence à s’inquiéter du fait qu’une partie de son électorat est de plus en plus choquée par le massacre des Palestiniens commis avec l’appui politique et militaire des États- Unis. Il a un peu haussé le ton vis-à-vis de Netanyahou et déclaré s’opposer fermement à une offensive contre Rafah. Dimanche 5 mai, pour la première fois, une livraison d’armes destinée à l’armée israélienne a été bloquée. Mais ce geste est purement symbolique, car il n’est pas du tout envisagé de remettre en cause l’aide militaire de plusieurs milliards de dollars dont bénéficie chaque année Israël, à laquelle s’ajoutent des aides supplémentaires, comme les 13 milliards votés par le Congrès fin avril.

En représentant responsable des intérêts de la bourgeoisie américaine, Biden n’entend pas affaiblir un allié qui est à ce jour le pilier de la défense de l’ordre impérialiste au Moyen-Orient.

                                              Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2910)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région (GAB : guichet à billets) :

-Aujourd’hui vendredi 10 mai : de 10 h.15 à midi au marché Héloïse ;

-et de 17 h15 à 18 h15 carrefour « Babou » ;

-Samedi 11 mai, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h à midi au marché de la Colonie,

Et de 10 h.30 au centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche 12 mai : 9 h.30 à midi « Carrefour » Babou ;

-10 h. à 10 h.45 devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-lundi 13 mai : 18 h. -lundi 13 mai, 18 h. gare de Sannois ;

-18h centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs dans les élections européennes. Nos positions : La lutte contre l’oppression des femmes

La lutte contre l’oppression des femmes

 

 

La lutte contre l’oppression des femmes fait partie de notre combat de militants communistes révolutionnaires.

L’inégalité sociale entre hommes et femmes n’est ni naturelle ni innée. Elle est liée à la propriété privée et à la division de la société en classes sociales. Nous militons pour une société communiste, c’est-à-dire une société sans classes sociales, débarrassée de toutes les oppressions et où femmes et hommes auront des relations égalitaires.

Nous sommes donc solidaires de tous les combats contre l'oppression des femmes, contre les injustices et les violences à leur encontre, depuis les inégalités salariales jusqu'aux violences sexuelles et aux féminicides. Lutte ouvrière, qui a successivement été représentée par Arlette Laguiller, à l'époque où la politique était une prérogative masculine, puis par Nathalie Arthaud, est attachée depuis toujours à l'égalité entre femmes et hommes, dans les tâches militantes et dans l'exercice des responsabilités.

Il a fallu bien des combats pour arracher les droits élémentaires des femmes : le droit de vote, le droit à la contraception et à l’avortement, l’indépendance juridique par rapport au père ou au mari. Mais ces droits ne sont jamais acquis, comme le montrent les reculs de la législation sur l’avortement aux États-Unis ou en Pologne par exemple. Et nulle part, les femmes n’ont acquis une position égale à celle des hommes : en France, aujourd’hui encore, leurs salaires sont inférieurs à ceux des hommes, parce qu’elles sont cantonnées à des emplois mal payés mais aussi parce que, même à travail égal, elles sont moins bien payées. 

À l’échelle du monde, la situation est catastrophique : excision, port du voile imposé, minorité à vie, mariages forcés, sans compter les viols de guerre et l’exploitation forcenée… les femmes de la classe ouvrière sont doublement opprimées, comme femmes et comme travailleuses. 

Si le capitalisme n’a pas inventé l’oppression des femmes, il l’entretient de multiples façons. Pour tirer les salaires et conditions de travail vers le bas, le patronat s’appuie sur toutes les divisions, et en particulier celle entre hommes et femmes. Les violences sexuelles et les féminicides, fréquents même dans les pays développés, sont l’expression d’une société fondée sur des rapports d’oppression dont les principales valeurs sont le pouvoir et l’individualisme. Partout, chaque fois que la société recule sous l’effet des crises économiques et des guerres, les droits des femmes et leur condition reculent aussi.

Alors on ne peut séparer le combat féministe de celui pour la transformation générale de la société et donc le renversement du capitalisme. Compter sur l’État, la justice, les organisations internationales ou autres moyens institutionnels pour changer la situation est un leurre. Dans un pays riche comme la France, l’État ne consacre même pas le minimum de moyens que réclament les associations pour gérer les situations d’urgence ! Il n’impose même pas aux patrons de respecter la loi en payant les femmes au même niveau que les hommes. Après plus de 60 ans d’existence, l’Union européenne n’impose même pas le droit à l’IVG. Et l’ONU peut bien multiplier les rapports alarmants : les États impérialistes continuent à entretenir le sous-développement et les guerres, terreau de l’oppression et des violences contre les femmes.

Ce sont les périodes révolutionnaires qui ont permis les plus grandes avancées en matière de droits des femmes : avant la réaction stalinienne, la Russie soviétique fut le premier État moderne au monde à autoriser l’avortement et à établir une égalité civile totale entre les femmes et les hommes. 

Dans le mouvement ouvrier révolutionnaire, les femmes ont lutté aux côtés des hommes et au même rang qu’eux ; Louise Michel, Eleanor Marx, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï étaient des militantes socialistes qui ne séparaient pas leur combat féministe de celui pour l’émancipation de la classe ouvrière dans son ensemble.

C’est cette tradition qui est la nôtre. Être féministe de façon conséquente, c’est avoir comme objectif la révolution sociale !

 

France-Chine : tapis rouge pour le patronat

Grande amitié… commerciale

 

 

À l’occasion de la visite en France du président chinois Xi Jinping, Macron a joué son rôle de VRP de la bourgeoisie en organisant une soirée à l’Élysée avec des grands patrons comme Bernard Arnault (LVMH) ou Carlos Tavares (PDG de Stellantis).

          Cognac contre voitures électriques, on ne connaît pas encore le détail des échanges. Mais derrière le décorum et les proclamations peu ragoûtantes d’amitié entre un impérialisme français déclinant et une dictature chinoise aux dents longues, le véritable enjeu concernait les contrats commerciaux et les profits escomptés pour les actionnaires des grands groupes représentés.

 

La science à la fête de Lutte ouvrière à Presles les 18, 19, et 20 mai : des gens qui veulent comprendre le monde

 


 Des conférences débats