vendredi 10 mai 2024

Argenteuil, usagers des transports, T19 : mobilisation… de la langue, ou du stylo si vous êtes plus délicat !

 

Je veux, je vœu pieu…

 

 

Nous souhaitons bien du courage aux conseillères et conseillers municipaux qui participeront au prochain conseil municipal de mardi. Un ordre du jour particulièrement court, pas à la hauteur des problèmes qui concernent véritablement le quotidien des Argenteuillais. Quand un nouveau drame a risqué la vie lors d’une rixe d’un jeune de 15 ans dernièrement, cela mériterait une véritable discussion. Mais non.

         Il y aura bien sûr un point, le premier qui concerne le quotidien des habitants, celui des transports en commun. Vous n’y êtes pas, il ne s’agit pas de revenir sur la dernière grève de 12 jours des travailleurs de Kéolis. La municipalité est directement concernée par la question, mais elle n’est pas à l’ordre du jour !

         Il s’agit seulement de voter une motion de soutien au projet du T19, un nouveau projet (depuis 2020 tout de même) du Grand Paris Express. Un projet d’une ligne entre Nanterre et Roissy, via Argenteuil, Sarcelles et Gonesse. Il y en aurait pour plus de 6 milliards… à l’horizon 2040.

         Comme si le projet d’un T11 prolongé vers Sartrouville, passant par Argenteuil, pour rejoindre Épinay et le tramway qui va vers Noisy-le-Sec, n’était pas un projet plus rapidement réalisable et pour un coût dix fois moindre ne pouvait pas être privilégié.

         Mais ce n’est pas sur cet aspect que nous voudrions insister. La municipalité appelle à se « mobiliser » pour le T19. Mais qu’entend-elle par ce terme ? Faire des motions et des vœux !

         Bien évidemment, il y a un objet apte à les recevoir qui s’appelle une poubelle, avec donc l’efficacité que l’on imagine.

         Bref, du blabla, en place de la discussion des véritables problèmes. DM

jeudi 9 mai 2024

France Relance : cent milliards et des postillons. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine à paraître

France Relance : cent milliards et des postillons

Publié le 08/05/2024

Dans un rapport publié le 7 mai, l’Observatoire des multinationales a examiné les résultats du plan France Relance.

 


Ce plan de cent milliards d’euros, dont quarante de fonds européens, avait été lancé par Macron le 14 juillet 2020. Le président, avec la modestie et la retenue qu’on lui connaît, annonçait alors un plan qui allait tout changer en dix ans, entreprendre ce qui n’avait pas été fait jusque-là, réussir la transition écologique et réaliser l’unité du pays jusque-là limité par ses divisions. À la sortie de l’épidémie de Covid, rien ne serait plus comme avant, promettait alors Macron la main sur le cœur.

Presque quatre ans ont passé et l’Observatoire des multinationales relève que, sur les 73 milliards effectivement décaissés, 30 sont allés directement vers les entreprises, dont 20 milliards de baisses d’impôts de production qui profitent bien évidemment aux plus grandes. Une goutte d’eau, 500 millions d’euros, est allée vers les très petites entreprises, celles qui ont été capables de monter un dossier, alors que c’est une tâche banale pour les grandes. Dix huit milliards supplémentaires ont servi à financer l’apprentissage, c’est-à-dire la fourniture de main-d’œuvre quasi gratuite au patronat. Les deux tiers du budget de France Relance sont donc tombés dans les coffres des grands groupes en quelques mois. Puis, en 2022, le site dédié est entré en sommeil, sans doute épuisé du travail accompli. Le haut fonctionnaire chargé du dossier est retourné dans le privé, cette fois-ci chez Suez. Il en a l’habitude, étant déjà passé par Toyota, Airbus et Faurecia, entre deux missions dans la haute administration. Voilà au moins un homme qui sait où va l’argent qu’il contribue à distribuer...

Le ministère de l’Économie, interrogé par cet observatoire, n’a pas de données ou de résultats à fournir, et certainement pas les raisons sociales des bénéficiaires finaux. Pourtant, sans avoir besoin des statistiques de Bercy, chacun sait que la relance à cent milliards n’a pas aidé la population travailleuse, dont les conditions de vie se sont depuis dégradées. Elle n’a pas aidé les services publics et surtout pas l’hôpital, alors même que l’épidémie de Covid en était le prétexte. Elle n’aura donc servi qu’à remplir les coffres des milliardaires. Et le gouvernement, qui a ainsi un peu plus creusé le déficit public, présente aujourd’hui la note aux travailleurs : recul de l’âge de la retraite, blocage des salaires, diminution des allocations chômage, économies désastreuses sur les services publics utiles à la population.

Mais qu’on se rassure, les réserves de promesses mirifiques, de discours sans queue ni tête et de postillons présidentiels sont inépuisables.

                                                     Paul Galois (Lutte ouvrière n°2810)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région (GAB : guichet à billets) :

-Vendredi 10 mai : de 10 h.15 à midi au marché Héloïse ;

-et de 17 h15 à 18 h15 carrefour « Babou » ;

-Samedi 11 mai, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h à midi au marché de la Colonie,

Et de 10 h.30 au centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche 12 mai : 9 h.30 à midi « Carrefour » Babou ;

-10 h. à 10 h.45 devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-lundi 13 mai : 18 h. -lundi 13 mai, 18 h. gare de Sannois ;

-18h centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

 

Casino : les travailleurs ont le droit de savoir

Casino : les travailleurs ont le droit de savoir

Publié le 01/05/2024

La nouvelle direction du groupe Casino, racheté il y a peu par le milliardaire Kretinski, a présenté mercredi 24 avril son plan de réorganisation. Cinq cents emplois sont supprimés au siège social de Saint-Étienne et, en tout, plus de 3 000 postes sont menacés en France.

Au siège, les salariés ne sont pas dupes : ce plan de licenciements risque d’être suivi d’autres. Déjà des hauts cadres, tenus pour responsables de la débâcle, sont partis dans d’autres groupes pour de bons postes et avec un gros chèque. Ce qui choque le plus est que les salariés sont toujours les derniers au courant. Une salariée du siège témoigne : « On nous a dit pendant des années que tout allait bien alors qu’ils devaient déjà préparer leur plan. » Même la presse a été avertie la veille de l’annonce faite aux travailleurs !

À Easydis, ancien entrepôt Casino qui serait racheté par Id Logistics, qui gère les approvisionnements pour le groupe Intermarché, l’attente pourra durer jusqu’à fin septembre pour savoir à quelle sauce les salariés seront mangés. Comme dit un travailleur de l’entrepôt : « Au total, on aura vécu une année dans l’angoisse ».

L’ancien actionnaire, Jean-Charles Naouri, après avoir amassé des milliards pendant des années, a vendu les magasins et les salariés comme on vend des voitures d’occasion. Les nouveaux actionnaires vendent maintenant les pièces détachées, celles qui rapportent, et se débarrassent du reste.

La levée du secret des affaires et la transparence imposée par les travailleurs serait une nécessité vitale. On pourrait alors savoir où est l’argent, où sont passés les milliards issus de l’exploitation de générations d’employés, sous la dynastie des Guichard, fondateur du groupe Casino, comme sous Naouri, qui s’est enrichi sur leur dos. On verrait alors qu’il y a largement de quoi maintenir tous les emplois.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2809)