France
Relance : cent milliards et des postillons
Publié le 08/05/2024
Dans un rapport publié le
7 mai, l’Observatoire des multinationales a examiné les résultats du plan
France Relance.
Ce plan de cent milliards
d’euros, dont quarante de fonds européens, avait été lancé par Macron le
14 juillet 2020. Le président, avec la modestie et la retenue qu’on lui
connaît, annonçait alors un plan qui allait tout changer en dix ans,
entreprendre ce qui n’avait pas été fait jusque-là, réussir la transition
écologique et réaliser l’unité du pays jusque-là limité par ses divisions. À la
sortie de l’épidémie de Covid, rien ne serait plus comme avant, promettait
alors Macron la main sur le cœur.
Presque quatre ans ont passé et
l’Observatoire des multinationales relève que, sur les 73 milliards
effectivement décaissés, 30 sont allés directement vers les entreprises, dont
20 milliards de baisses d’impôts de production qui profitent bien évidemment
aux plus grandes. Une goutte d’eau, 500 millions d’euros, est allée vers les
très petites entreprises, celles qui ont été capables de monter un dossier,
alors que c’est une tâche banale pour les grandes. Dix huit milliards
supplémentaires ont servi à financer l’apprentissage, c’est-à-dire la
fourniture de main-d’œuvre quasi gratuite au patronat. Les deux tiers du budget
de France Relance sont donc tombés dans les coffres des grands groupes en
quelques mois. Puis, en 2022, le site dédié est entré en sommeil, sans doute
épuisé du travail accompli. Le haut fonctionnaire chargé du dossier est
retourné dans le privé, cette fois-ci chez Suez. Il en a l’habitude, étant déjà
passé par Toyota, Airbus et Faurecia, entre deux missions dans la haute
administration. Voilà au moins un homme qui sait où va l’argent qu’il contribue
à distribuer...
Le ministère de l’Économie,
interrogé par cet observatoire, n’a pas de données ou de résultats à fournir,
et certainement pas les raisons sociales des bénéficiaires finaux. Pourtant,
sans avoir besoin des statistiques de Bercy, chacun sait que la relance à cent
milliards n’a pas aidé la population travailleuse, dont les conditions de vie
se sont depuis dégradées. Elle n’a pas aidé les services publics et surtout pas
l’hôpital, alors même que l’épidémie de Covid en était le prétexte. Elle n’aura
donc servi qu’à remplir les coffres des milliardaires. Et le gouvernement, qui
a ainsi un peu plus creusé le déficit public, présente aujourd’hui la note aux
travailleurs : recul de l’âge de la retraite, blocage des salaires, diminution
des allocations chômage, économies désastreuses sur les services publics utiles
à la population.
Mais qu’on se rassure, les
réserves de promesses mirifiques, de discours sans queue ni tête et de
postillons présidentiels sont inépuisables.
Paul Galois (Lutte ouvrière n°2810)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région (GAB : guichet à billets) :
-Vendredi 10 mai : de 10 h.15 à midi au marché
Héloïse ;
-et de 17 h15 à 18 h15 carrefour
« Babou » ;
-Samedi 11 mai, de 10 h. à 10 h.30 au marché des
Coteaux ;
-de 11 h à midi au marché de la Colonie,
Et de 10 h.30 au centre cl de la cité
Joliot-Curie ;
-dimanche 12 mai : 9 h.30 à midi
« Carrefour » Babou ;
-10 h. à 10 h.45 devant Intermarché du Centre ;
-de 11 h à midi au marché Héloïse ;
-lundi 13 mai : 18 h. -lundi 13 mai, 18 h. gare
de Sannois ;
-18h centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.