Quitter
l’Union européenne et retrouver de la souveraineté ? Une diversion et un
mensonge !
Extrait
de la brochure « Contre l’offensive de Macron et du grand patronat, le monde du
travail doit rendre les coups » (septembre 2018)
L’Union
européenne a été construite pour régler les petites et grandes affaires de la
classe capitaliste. Les gouvernements européens ont cru bon de s’associer
pour créer un marché commun pour leurs bourgeoisies respectives. Ils ont été
capables d’élaborer toute une législation réglementant le marché européen. Ils
ont inventé une monnaie commune. Mais l’UE s’est toujours moquée des intérêts
des travailleurs et des peuples.
Elle a
été incapable d’impulser ne serait-ce qu’un smic européen. Elle n’a rien fait
pour faire progresser les droits des femmes, alors que l’on compte encore des
pays, comme Malte par exemple, qui interdisent l’avortement. Et aujourd’hui,
comment parler de libre circulation au sein de l’Union européenne quand des
frontières sont rétablies comme c’est le cas par exemple à Vintimille ?
Opposer
l’UE aux États nationaux est stupide. L’UE n’est en effet que l’émanation des
États nationaux et de leur politique antiouvrière. Ces derniers ne sont pas
meilleurs pour les opprimés ! L’État français ne défend pas plus les intérêts
des travailleurs. Il est au service de Dassault pour acheter ses Rafale ou les
vendre aux quatre coins du monde. Il permet à Vinci, Veolia ou Bolloré
d’emporter des marchés, en France ou en Afrique. Il est au service du grand
patronat pour faciliter l’exploitation patronale et démolir le Code du travail,
comme l’a fait Macron.
Sortir de
l’Union européenne ne réglera pas les problèmes des travailleurs. Malgré le
vote du Brexit, les travailleurs britanniques sont toujours confrontés à une
hausse des prix, de nouvelles pressions pour être encore plus compétitifs. Le
Brexit va recréer une frontière, aujourd’hui disparue, en plein milieu de
l’Irlande. Quant aux banques de la City, elles se débrouilleront pour que
leurs affaires continuent comme avant.
L’Europe
ne peut être qu’à l’image des gouvernements bourgeois. Donner naissance à une
Europe favorable aux opprimés ne sera possible que si les travailleurs
renversent le pouvoir de la bourgeoisie.