Europe :
derrière l’Union, la concurrence économique et la guerre !
29/04/24
« L’Europe
peut mourir » ; « elle est encerclée par des puissances
régionales désinhibées » ; « le réarmement du
monde s’accélère» : pour tenter de mobiliser son camp menacé d’une
déroute aux élections européennes, Macron se pose en champion de la défense de
l’Europe. Il s’est rallié au projet de bouclier antimissile européen qu’il
refusait jusque-là.
Si la
guerre est en train de rattraper l’Europe, Macron et les dirigeants des
puissances impérialistes en sont les principaux responsables. Le système qu’ils
défendent, c’est la guerre économique permanente pour accéder aux matières
premières et conquérir des marchés au détriment de leurs rivaux. Ces rivalités
expliquent pourquoi le monde entier est au bord de la guerre généralisée.
Poutine a
envahi l’Ukraine pour tenter d’empêcher que les capitalistes occidentaux
accaparent les marchés et les ressources de ce pays issu de l’Union soviétique.
Depuis, pour s’assurer que l’Ukraine reste une semi-colonie du capital
occidental, l’Otan fait durer cette guerre fratricide qui détruit le pays et
décime sa population.
La
recherche de la suprématie par les grandes puissances impérialistes est la
cause de bien des guerres en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient. Elle est à
l’origine de celle qui oppose Israël aux Palestiniens. En effet, c’est pour
assurer leur influence dans cette région riche en pétrole et stratégique pour
le commerce international, que les Britanniques ont favorisé la création d’un
État juif au détriment des Arabes.
Les États
Unis ont pris le relais, faisant d’Israël leur allié indéfectible pour veiller
sur leurs intérêts au Moyen-Orient. Pourtant, si une puissance régionale est
aujourd’hui « désinhibée », c’est bien Israël : elle massacre
impunément les Palestiniens à Gaza, les pourchasse en Cisjordanie et provoque
le Hezbollah libanais et l’Iran, au risque d’embraser toute la région !
La guerre
économique se déroule aussi entre grandes puissances impérialistes censées être
alliées, les États-Unis et les différentes puissances européennes. Entre elles,
la seule règle qui vaille est le rapport de force.
Grâce à
leur puissance, les États-Unis signent les plus gros chèques, attirant des
industriels européens qui partent s’y installer. Parce que le marché américain
est plus vaste et moins morcelé, des capitaux quittent l’Europe pour
l’Amérique.
De leur
côté, invoquant la transition énergétique ou la relocalisation de la
production, les dirigeants européens ouvrent eux aussi les caisses de leur
État, chacun veillant à arroser d’abord ses constructeurs automobiles
nationaux, ses producteurs d’électricité ou ses géants du BTP.
Ces
rivalités économiques permanentes expliquent pourquoi une Europe vraiment
unifiée est impossible dans le cadre capitaliste.
Il en va
de même sur le terrain militaire : la « défense européenne »
n’existe que dans les discours de Macron. La défense et l’armement constituent
un marché profitable dans lequel la guerre économique fait rage.
Ainsi
l’Allemagne n’achète pas d’avions Rafale à Dassault mais des F-16 américains,
tandis que la France n’imagine pas acheter de chars allemands Leopard. Nexter,
Thales, Safran et les autres marchands d’armes tricolores exigent que l’armée
française soit pour eux un client exclusif.
Oui, la
guerre économique se niche partout. Dans une économie en crise, avec des
capacités de production colossales et des marchés saturés, elle est de plus en
plus rude. Elle peut se transformer à tout moment en affrontement armé.
Les
préparatifs d’une guerre entre les deux géants que sont les États-Unis et la
Chine se font ouvertement. Pour conserver leur rôle de gendarme du monde, les
États-Unis ont dépensé l’an dernier 900 milliards de dollars. C’est 40 %
du total des dépenses militaires de la planète et quatre fois plus que la
Chine.
Que la
guerre soit économique ou militaire, les capitalistes et leurs serviteurs
politiques la font toujours payer aux travailleurs. D’abord, au travers de la
course à la compétitivité et en taillant toujours plus dans les budgets des
hôpitaux ou des écoles pour acheter des missiles. Puis, lorsque les guerres,
éclatent, en les envoyant sur les champs de bataille.
La guerre
est inséparable du capitalisme. Pour avoir la paix, les travailleurs doivent
préparer la révolution, c’est-à-dire l’expropriation de la classe capitaliste
pour placer la société sous leur direction.
Il faut
affirmer cette perspective, lors des manifestations du 1er Mai
et en votant pour la liste « Lutte ouvrière - le camp des
travailleurs » lors des élections européennes du 9 juin.
Nathalie Arthaud
Les prochaines permanences
prévues à Argenteuil :
-mercredi 1er mai, de 11 h. à11
h.30 (sous réserve)
-vendredi 3 mai : de 15h40 à 16 h40 au marché
du Val-Nord ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15,
« Carrefour Babou » ;
-Samedi 4 mai : de 10 h.15
à 10 h.55 devant Monoprix ;
-et de 11 h à midi au
marché de la Colonie ;
-Dimanche 5 mai : de
10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;
-de 11 h. à midi 15,
marché Héloïse ;
--Lundi 29 avril : de
18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;
-D’autres
rendez-vous de campagne sont en préparation.
Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est
aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la
Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.