mercredi 1 mai 2024

Mayotte : la pauvreté ne se combat pas avec des gendarmes

 

Le choléra et la peste de l’ordre capitaliste

 

 


À Mayotte, le nombre de cas de choléra augmente. Le pire est à craindre puisque cette infection est encouragée par la pauvreté et le délabrement du réseau d’eau.

Depuis des mois, pour servir sa démagogie anti migrants, le gouvernement y a fait débarquer en urgence gendarmes et policiers mais il n’a évidemment rien fait contre le dénuement dans l’île. La population, avec ou sans papiers, est désormais menacée d’une épidémie. Mais de cela, Darmanin et Macron se lavent les mains.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

 

Aujourd’hui mercredi 1er mai : de 11 h. à 11h.30 au marché des Champioux (Sous réserve)

-vendredi 3 mai : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 4 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 5 mai : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

--Lundi 6 mai : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 


 

 

Logement social : comment cacher la misère

 Logement social : comment cacher la misère

Publié le 24/04/2024

Fort de sa loi antisquatteurs, le ministre délégué au Logement, Guillaume Kasbarian, va présenter d’ici peu un projet de loi, notamment contre le « logement à vie », censé régler le problème des 2,6 millions de ménages de travailleurs en attente d’un logement social.

 


Montrés du doigt, les « profiteurs » seraient les occupants qui dépassent les plafonds de ressources et s’incrusteraient dans leur HLM, empêchant les demandeurs d’y avoir accès. Encore une fois, ce gouvernement antiouvrier, loin de vouloir corriger les défaillances du système, s’attaque aux travailleurs qui en sont victimes. Après les chômeurs, les parents, ce sont les locataires des logements sociaux qui sont dans la cible, désignés comme responsables de la dégradation de la situation du logement.

En réalité, les organismes bailleurs exercent eux-mêmes un contrôle annuel et appliquent des surloyers lorsque les locataires dépassent de 20 % les plafonds de ressources. D’après leurs fédérations, 3 % seulement de ceux-ci les dépasseraient de 150 %, leur relogement étant alors programmé dans un parc intermédiaire. Alors que plus d’un tiers des habitants des HLM sont sous le seuil de pauvreté, le mythe du « logement à vie » agité par Kasbarian n’est qu’un « effet d’estrade », comme le dit à juste titre une ancienne ministre, pour mieux dissimuler le caractère réactionnaire du nouveau projet de loi.

Dans la même veine qu’Attal prétendant « prendre des mesures fortes pour inciter à construire davantage », ce projet permettrait aux maires de communes riches ayant un déficit de logements sociaux d’intégrer dans leur quota les logements à loyers intermédiaires (les LLI), deux fois plus chers au m², alors que ce sont justement les logements très sociaux (PLAI) qui sont demandés par 70 % des ménages en attente.

Autre macroniste se mêlant du logement des travailleurs, le député Amiel voit comme solution aux sous-effectifs dans les services publics de donner la priorité aux fonctionnaires de « première ligne », que sont selon lui les infirmières, les enseignants… et les policiers qui trouvent difficilement un logement proche de leur lieu de travail. Au lieu de proposer d’augmenter les rémunérations à un niveau qui leur permette de se loger, Amiel et ses inspirateurs ne proposent que de pousser à la rue d’autres travailleurs !

Le pompon revient encore une fois à Jordan Bardella qui, loin de proposer de construire ou réhabiliter d’urgence les 500 000 logements qui manquent au bas mot, suggère de vérifier la « carte d’identité française » des demandeurs. Sans crainte du ridicule, il a même inventé le concept imbécile de « préférence étrangère » qu’il accuse des municipalités de gauche d’appliquer sur leur territoire… À croire que les bailleurs des cités de Marseille-Nord ou de Grigny-la Grande Borne y accueilleraient de nombreux milliardaires américains ou émirs du Golfe.

                                                  Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2908)

Argenteuil, trail, soirée de commémoration de la « Révolution des œillets »… De l’esbroufe ou réfléchir pour le succès et une certaine « rentabilité » des dépenses

 

On ne peut courir plusieurs lièvres à la fois avec succès

 


 

Certes ce n’est pas propre à Argenteuil, mais les habitants ont souvent l’impression que le communiqué est privilégié au succès réel des évènements qui engagent les moyens, humains et financiers de la Commune. Nous ne prendrons que deux exemples récents, ceux d’Argen’trail du 7 avril dernier sur la butte d’Orgemont et de la soirée du jeudi 25 avril commémorant au Figuier blanc le début de la « Révolution des œillets » au Portugal d’avril 1974.

         Certes Argen-trail était le premier du genre, avait lieu au début des vacances scolaires de printemps de la région. En tout cas, le résultat a été très limité. Pour en donner une idée, 147 concurrents à l’arrivée de l’épreuve reine. Pour mémoire, les anciens d’Argenteuil ont encore en tête le fameux « Tour pédestre » de naguère qui rassembla pendant trois décennies un bon millier de concurrents dans les rues d’Argenteuil.

         Quant à la soirée sur le Portugal 1974, elle n’a rassemblé qu’une vingtaine de spectateurs. Là, on peut parler d’un « bide », alors que ne seraient-ce que les originaires du Portugal, ils se comptent par milliers à Argenteuil.

         Bien sûr, c’est dommage pour ceux qui se sont investis dans ces projets, les employés territoriaux en particulier.

         Il y a dans le domaine des sports et de la culture, un riche réseau associatif sur la Ville. C’est sur lui que l’on pourrait s’appuyer en amont. Quant aux moyens de communication, nous parlons régulièrement de leurs défauts.

         Mobilisons tous, mobilisons-les vraiment, et le succès sera à portée. DM

mardi 30 avril 2024

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 29 avril 2024

 Europe : derrière l’Union, la concurrence économique et la guerre !

29/04/24

« L’Europe peut mourir » ; « elle est encerclée par des puissances régionales désinhibées » ; « le réarmement du monde s’accélère» : pour tenter de mobiliser son camp menacé d’une déroute aux élections européennes, Macron se pose en champion de la défense de l’Europe. Il s’est rallié au projet de bouclier antimissile européen qu’il refusait jusque-là.

Si la guerre est en train de rattraper l’Europe, Macron et les dirigeants des puissances impérialistes en sont les principaux responsables. Le système qu’ils défendent, c’est la guerre économique permanente pour accéder aux matières premières et conquérir des marchés au détriment de leurs rivaux. Ces rivalités expliquent pourquoi le monde entier est au bord de la guerre généralisée.

Poutine a envahi l’Ukraine pour tenter d’empêcher que les capitalistes occidentaux accaparent les marchés et les ressources de ce pays issu de l’Union soviétique. Depuis, pour s’assurer que l’Ukraine reste une semi-colonie du capital occidental, l’Otan fait durer cette guerre fratricide qui détruit le pays et décime sa population.

La recherche de la suprématie par les grandes puissances impérialistes est la cause de bien des guerres en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient. Elle est à l’origine de celle qui oppose Israël aux Palestiniens. En effet, c’est pour assurer leur influence dans cette région riche en pétrole et stratégique pour le commerce international, que les Britanniques ont favorisé la création d’un État juif au détriment des Arabes.

Les États Unis ont pris le relais, faisant d’Israël leur allié indéfectible pour veiller sur leurs intérêts au Moyen-Orient. Pourtant, si une puissance régionale est aujourd’hui « désinhibée », c’est bien Israël : elle massacre impunément les Palestiniens à Gaza, les pourchasse en Cisjordanie et provoque le Hezbollah libanais et l’Iran, au risque d’embraser toute la région !

La guerre économique se déroule aussi entre grandes puissances impérialistes censées être alliées, les États-Unis et les différentes puissances européennes. Entre elles, la seule règle qui vaille est le rapport de force.

Grâce à leur puissance, les États-Unis signent les plus gros chèques, attirant des industriels européens qui partent s’y installer. Parce que le marché américain est plus vaste et moins morcelé, des capitaux quittent l’Europe pour l’Amérique.

De leur côté, invoquant la transition énergétique ou la relocalisation de la production, les dirigeants européens ouvrent eux aussi les caisses de leur État, chacun veillant à arroser d’abord ses constructeurs automobiles nationaux, ses producteurs d’électricité ou ses géants du BTP.

Ces rivalités économiques permanentes expliquent pourquoi une Europe vraiment unifiée est impossible dans le cadre capitaliste.

Il en va de même sur le terrain militaire : la « défense européenne » n’existe que dans les discours de Macron. La défense et l’armement constituent un marché profitable dans lequel la guerre économique fait rage.

Ainsi l’Allemagne n’achète pas d’avions Rafale à Dassault mais des F-16 américains, tandis que la France n’imagine pas acheter de chars allemands Leopard. Nexter, Thales, Safran et les autres marchands d’armes tricolores exigent que l’armée française soit pour eux un client exclusif.

Oui, la guerre économique se niche partout. Dans une économie en crise, avec des capacités de production colossales et des marchés saturés, elle est de plus en plus rude. Elle peut se transformer à tout moment en affrontement armé.

Les préparatifs d’une guerre entre les deux géants que sont les États-Unis et la Chine se font ouvertement. Pour conserver leur rôle de gendarme du monde, les États-Unis ont dépensé l’an dernier 900 milliards de dollars. C’est 40 % du total des dépenses militaires de la planète et quatre fois plus que la Chine.

Que la guerre soit économique ou militaire, les capitalistes et leurs serviteurs politiques la font toujours payer aux travailleurs. D’abord, au travers de la course à la compétitivité et en taillant toujours plus dans les budgets des hôpitaux ou des écoles pour acheter des missiles. Puis, lorsque les guerres, éclatent, en les envoyant sur les champs de bataille.

La guerre est inséparable du capitalisme. Pour avoir la paix, les travailleurs doivent préparer la révolution, c’est-à-dire l’expropriation de la classe capitaliste pour placer la société sous leur direction.

Il faut affirmer cette perspective, lors des manifestations du 1er Mai et en votant pour la liste « Lutte ouvrière - le camp des travailleurs » lors des élections européennes du 9 juin.

                                                                         Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-mercredi 1er mai, de 11 h. à11 h.30 (sous réserve)

-vendredi 3 mai : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 4 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 5 mai : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi 15, marché Héloïse ;

--Lundi 29 avril : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.