mardi 20 février 2024

Surpêche : après eux, le déluge !

 

La surpêche aux profits

 

 

L’Annelies Ilena, surnommé « le navire de l’enfer », vient d’être racheté par la compagnie des pêches de Saint-Malo. Ce navire-usine est si long qu’il ne peut même pas entrer dans le port.

         Alors que la surpêche est en train d’épuiser la ressource, ce chalutier est capable de pêcher des centaines de tonnes par jour de merlan bleu pour faire du surimi. Aberration écologique supplémentaire, le poisson sera broyé et transformé en pâte sur le navire, pâte qui sera ensuite déchargée aux Pays-Bas avant de revenir en camion vers l’usine bretonne de la compagnie.

         Océans vidés, petits pêcheurs ruinés… mais les profits d’une minorité d’industriels et de financiers avant tout !

Argenteuil personnes « sans domicile », pourquoi donner contre eux un mauvais coup supplémentaire riche de signification honteuse ?

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent et des édiles agissent

 


 

Mais comment devient-on « sans domicile » ? Il ne faut pas être très malin pour trouver la réponse : addictions, histoires familiales, refus de la vie, cascade de soucis qui y mènent, solitude… Des questions qui sont celles de parcours individuels mais qui relèvent de la société et de ses caractéristiques en particulier dans les pays dominants du capitalisme.

         En tout cas, la question des personnes « sans domicile » demande certes des soutiens, qui ne devraient pas être seulement de la part des communes mais surtout des moyens de l’État. Mais elle exige beaucoup d’empathie qui s’exprime non seulement jour après jour de la part d’associations et de bénévoles, mais par nombre de simples habitants. Mais pas par la municipalité.

         À Argenteuil, la liquidation du Centre d’Hébergement d’Urgence au cœur de l’été dernier a été un mauvais pour les « sans abri ».

         J’aborde à nouveau ce grave sujet, car ceux qui s’intéressent à nos frères d’humanité ont constaté que l’abri-entrée de la salle Jean Vilar avait été clos. (Voir nos photos)

         Oui, un « sans abri » occasionne des petits désordres. Oui, bien sûr, mais pourquoi agir de cette façon ? Pourquoi priver d’un abri de la pluie un ou plusieurs des nôtres d’humanité ?

         Une honteuse façon d’agir. DM

Argenteuil, un marché où pour marcher tu dois faire très attention

Dangers qui auraient pu être évités

 

 

Photo prise le 9.2. Situation toujours identique dimanche 18.2.

La situation au marché Héloïse illustre le peu de cas que font les responsables de la municipalité et le délégataire de ce marché extrêmement populaire, et en particulier caractérisé par la présence de nombre d’anciens. Ce n’est pas la première fois que nous l’évoquons.

         La municipalité en donne actuellement une nouvelle illustration.

         Des travaux sont menés pour la réduction du marché-extension de ladite « plataneraie ».

         Soit, sauf qu’actuellement le marché est coupé en deux, et qu’il y a entre les deux parties un petit « no man’s land » où il faut faire très attention là où l’on met les pieds.

         Gare aux anciens en particulier, dont les chutes peuvent être particulièrement graves. DM

         Quant à la municipalité, sa responsabilité est entièrement engagée. DM

 

lundi 19 février 2024

Programme du gouvernement : Attal à l’attaque contre les travailleurs

 Attal : à l’attaque contre les travailleurs

14 Février 2024

 

Samedi 10 février, les agriculteurs avaient démonté leurs barrages et Gabriel Attal avait fini de composer son gouvernement. Il pouvait donc le réunir en séminaire et lui indiquer la voie à suivre, détaillée le lendemain pour Le Parisien Dimanche.

Il y avait là une redite de son discours de politique générale et de sa longue liste d’attaques antiouvrières. Mais, deux semaines ayant passé, Attal y a ajouté de nouvelles pointes. Ainsi, 12 milliards d’euros d’économies sur le budget de l’État seront à trouver sur les budgets dits sociaux, qui constituent, d’après le Premier ministre, la moitié des dépenses publiques. Et de préciser qu’il faut continuer dans la même veine, celle de la suppression de l’ASS, de la baisse des allocations chômage, de l’augmentation des franchises médicales, du travail obligatoire pour les allocataires du RSA. En revanche, on ne touchera pas au budget de l’armée, ni à celui de la police.

L’autre façon d’économiser les deniers de l’État consisterait à augmenter le temps de travail et la productivité des agents des services publics. Attal s’y engage et son ministre de la Fonction publique, Stanislas Guérini, enfonce le clou et promet de faciliter les licenciements d’agents de l’État et des collectivités territoriales. Cette démagogie anti fonctionnaires n’est pas seulement verbale. Elle se traduit en salaires bloqués et en conditions de travail dégradées pour les agents, particulièrement pour ceux qui occupent les emplois les plus pénibles, les moins payés et les plus indispensables, ceux à qui ces mêmes responsables politiques tressaient des couronnes pendant l’épidémie de Covid. Ils sont redevenus invisibles, considérés comme trop coûteux et seraient désormais licenciables. Cela se traduit aussi par des services publics dégradés et, là encore, c’est la partie la plus démunie de la population qui trinque.

Le Premier ministre a tout de même voulu annoncer une mesure positive, quelque chose qui ressemblerait à un progrès. Il a donc promis que, contrairement à l’été dernier, il n’y aurait plus l’été prochain de zones entières privées de médecins, de services d’urgences et de maternités. Chaque département sera doté d’un SAS, un Service d’accès aux soins, qu’on se le dise ! En réalité, on pourra seulement appeler le 15 et attendre le temps qu’il faut pour s’entendre dire, par exemple, que le service d’urgence le plus proche est à 50 kilomètres et ferme à 20 heures…

Le distributeur gouvernemental de mauvais coups et de promesses bidon, en revanche, ne ferme jamais.

                                             Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2898)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui lundi 19 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 20 février : de 18 h. à 19 h., centre Cl de la cité Joliot-Curie

-Mercredi 21 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Grève des contrôleurs à la SNCF : Jean-Pierre Mercier sur BFM-TV le 17.2. – 3 mn 52