lundi 12 février 2024

Remaniement : théâtre de guignols

 

Le fonctionnement de l’État est ailleurs

 

 


Après la comédie jouée par le « repris de justesse » Bayrou, la dernière représentation du remaniement vient d'être jouée. Des têtes ont reparu, d'autres ont été poussées en fond de scène.

         Les personnels de l’Éducation nationale connaissent leur cinquième ministre en quatre. La précédente et ses gamelles dorées n’aura duré que quelques semaines.

Une fois le rideau tombé, avant le prochain acte les travailleurs, les chômeurs, les retraités sont toujours confrontés à la hausse des prix, au recul des services publics utiles à la population et aux tourments quotidiens.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui lundi 12 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 13 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Offres d’emploi non pourvues : mythe gouvernemental et réalité

 Offres d’emploi non pourvues : mythe et réalité

07 Février 2024

La CGT chômeurs a analysé 1 200 offres d’emploi mises en ligne par France travail, ex-Pôle emploi. Selon le résultat de son enquête, 61 % d’entre elles seraient contraires au Code du travail.

Macron, comme ses prédécesseurs, justifie chaque nouvelle attaque contre les travailleurs privés d’emploi par le même prétexte, repris complaisamment par les médias : les patrons n’arriveraient pas à recruter et il y aurait même des centaines de milliers d’offres d’emploi non pourvues. Mais de quelles offres parlent-ils ? La CGT chômeurs vient de lever, une nouvelle fois, un coin du voile en s’intéressant aux secteurs du bâtiment, des transports et des services à la personne. Outre les tromperies classiques, des CDI qui s’avèrent être en réalité des contrats d’intérim à la semaine quand ce n’est pas à la journée, ou encore des offres pour un travail hebdomadaire de 8 heures au lieu des 24 heures indiquées, les équipes syndicales ont pu constater l’inventivité des recruteurs.

Une agence d’intérim avoue ainsi que la durée du contrat de travail est déterminée à la tête du candidat. Une autre affirme préférer embaucher une personne porteuse de handicap pour bénéficier d’aides publiques. Enfin, le syndicat révèle le cas de deux entreprises publiant chacune trente fois la même annonce via des canaux différents pour un seul poste à pourvoir.

À la lumière de cette enquête, il semblerait bien que, pour débusquer une fausse offre d’emploi, il suffit de traverser la rue.

                                                            David Mencas (Lutte ouvrière n°2897)

Dentistes, des deux côtés de la Manche : mieux vaut être en bonne santé… et surtout riche

 

De quoi donner la rage

 

 

Des milliers de personnes d'un quartier populaire de Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre, ont fait la queue pour s'inscrire comme nouveaux patients chez un dentiste qui s'installait. 1 500 personnes ont été acceptées.

En Grande-Bretagne, 83 % des adultes cherchent un praticien. Comme en France, le système de santé est dans une crise profonde, victime des politiques d'économies menées par les différents gouvernements travaillistes comme conservateurs.

Les riches eux n'ont aucun problème pour se soigner, à l'image du roi atteint d'un cancer.


Fin de vie, Macron à Argenteuil jeudi dernier…

 

Mettre fin à l’obscurantisme, garantir le libre choix de chacun

 

Après avoir reçu des représentants des cultes et des médecins, Macron s’est rendu jeudi après-midi dans le service de « soins palliatifs » de l’hôpital Victor Dupouy d’Argenteuil pour s’entretenir avec les familles et les agents de ce service hospitalier essentiel. Un nouveau projet de loi devrait être voté dans les mois qui viennent. Ci-dessous, un article sur ce sujet extrait d’un numéro de l’an passé de notre hebdomadaire Lutte ouvrière et une référence d’un beau livre sur la question du suicide assisté. DM

 

Fin de vie : selon que vous serez puissant ou misérable

05 Avril 2023

Pour la énième fois, le sujet de la fin de vie revient à la une de l’actualité. Le droit de choisir d’avoir une fin de vie digne devrait appartenir à chacun. Mais dans une société toute entière soumise à la rentabilité, ce droit n’existe pas, pas plus que le droit de vivre dignement.

Convoquée pour répondre à la question « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? », la convention citoyenne a répondu non et proposé de dépasser ce cadre en inscrivant dans la loi l’aide active à mourir, c’est-à-dire le droit au suicide assisté ou à l’euthanasie.

Il s’agit ici de la situation de personnes souffrant d’une maladie incurable en phase terminale, ou victimes d’accidents qui ne leur offrent plus comme avenir que la mort au terme de grandes souffrances et de dégradations insupportables pour elles-mêmes et leurs proches.

La loi actuelle répond en partie au problème. À la demande du malade ou, s’il ne peut plus le faire lui-même, après une décision collective des proches et des soignants, la loi autorise à arrêter les traitements. Elle oblige aussi à calmer les douleurs y compris avec des doses de médicaments dont on sait qu’elles peuvent entraîner la mort. Elle impose de « permettre une sédation profonde et continue jusqu’au décès ».

Avec une bonne dose d’hypocrisie, la loi permet donc de « laisser mourir » mais elle refuse de « faire mourir. » Cela dit, dans une société où tous les rapports sociaux et toutes les activités sociales sont gouvernés par l’argent, on pense immédiatement aux multiples et sérieux garde-fous qu’il faudrait mettre en place si la loi autorisant à faire mourir, donc autorisant l’euthanasie, était votée.

Mais c’est dans tous les aspects qui entourent la fin de vie que les impératifs financiers et de rentabilité règnent en maîtres. Les hôpitaux et les Ehpad sont à la diète. Ils manquent de personnel, de lits, voire même de services de soins palliatifs, de médicaments, pour peu que ceux qui sont nécessaires ne soient pas répertoriés par la pharmacie de l’hôpital parce que trop chers. En termes d’hébergement, d’équipements techniques, de matériel, la différence est grande entre les meilleurs services des meilleurs hôpitaux privés au tarif exorbitant et certains hôpitaux publics à la diète.

Quant à la fin de vie de ceux qui n’ont pour maladie que le grand âge, il n’y a rien de comparable entre celle ou celui auquel ses revenus permettent de rester chez lui avec le personnel nécessaire matin, midi, soir et même la nuit, et celle ou celui qui se retrouve isolé dans un logement inconfortable avec pour seule compagne la télévision.

La vie de chacun dépend de ses revenus, de son milieu, de ce qui définit son niveau de vie. Il ne peut en être autrement pour la fin de vie.

                                                 Sophie GARGAN (Lutte ouvrière n°2853)

 


 

Carole Fives Le jour et l’heure, J-C Lattès