dimanche 11 février 2024

CAN 2024, RDC : contre les massacres en RDC

Le rappel courageux d’une effroyable hécatombe

 


 

Avant la demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations, les joueurs et les supporters de l'équipe de la République Démocratique du Congo (RDC) ont placé une main devant leur bouche et l'autre comme un revolver sur leur tempe. Ils voulaient protester contre l'indifférence face aux massacres à l'est du pays.

Des groupes armés terrorisent les populations pour contrôler une région, une mine ou une route. Plusieurs millions de personnes sont mortes dans ces guerres permanentes ; des millions d'autres sont blessées, violées, déplacées, affamées.

Ce chaos a été engendré par la course entre grands groupes miniers occidentaux pour piller le riche sous-sol du Congo. Les grandes puissances, à commencer par la France qui a soutenu le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, sont directement responsables de l'effroyable hécatombe.

 

La droite à Argenteuil, c’est tout schuss contre les moyens des organisations syndicales ouvrières. Défendons-les, ils sont essentiels pour aider chacun

 

Qu’elle se méfie du retour de bâton de la remontée de la combativité ouvrière

 

La Bourse du Travail de l’Après-Guerre, sans doute à reconquérir

La municipalité d’Argenteuil n’aime pas les organisations syndicales de travailleurs et tout ce qui lui rappelle le mouvement ouvrier. On se souvient comment sur ce plan dès son installation en 2002, la municipalité de droite ne tarda pas à changer le nom d’un certain nombre de rues et commença à dégrader les moyens des organisations syndicales.

         Aujourd’hui, la municipalité actuelle veut effectuer un pas supplémentaire dans ce sens, en transformant un peu plus l’espace Mandela comme un prolongement des services municipaux de l’hôtel de ville.

         Les locaux des syndicats de cet espace sont dans le collimateur municipal, c’est-à-dire ceux de la CGT, de la CFDT, de la CNT, un local de FO, et des sections CGT des PTT et des personnels de l’Éducation nationale.

         La municipalité juge sans doute qu’il faut profiter de l’affaiblissement actuel de certaines organisations syndicales. C’est un bien mauvais pari.

         Les travailleurs sont des dizaines de milliers sur la Ville, et pas obligés d’y travailler pour considérer qu’un jour ou l’autre, ils auront besoin d’un conseil individuel ou qu’ils devront participer à un combat collectif. Il n’y a qu’à constater le nombre de travailleurs qui se pressent dans les locaux syndicaux de Mandela pour demander conseil et soutien.

         Quant à la remontée de la combativité ouvrière, elle viendra tôt ou tard. Car comme le sphinx elle renaît toujours de ses cendres, d’autant plus que n’en déplaise à la municipalité d’Argenteuil, même aujourd’hui, dans bien des cas, elle demeure extrêmement vivante.

DM, militant de Lutte ouvrière mais également toujours de la CGT-Éducation, organisation d’Argenteuil

samedi 10 février 2024

Salaires : la “smicardisation” et ceux qui la fabriquent

Salaires : la “smicardisation” et ceux qui la fabriquent

07 Février 2024

Dans son discours du 30 janvier devant l’Assemblée nationale, Gabriel Attal a dénoncé « la smicardisation de la France » et promis d’y mettre un terme.

Il faut un sacré culot aux macronistes pour dénoncer une situation qu’ils ont eux-mêmes encouragée, après leurs prédécesseurs. Année après année, des millions de travailleurs sont rattrapés par le smic et doivent vivre avec ce salaire, aujourd’hui 1 398,69 euros net par mois. En 2023, 17,3 % des salariés étaient payés au smic en France, contre 12 % en 2021. La période de forte inflation a accéléré cet alignement des salaires sur le palier bas.

Le smic est le seul salaire dont le montant doit être revalorisé quand l’inflation officielle dépasse 2 %. Il l’a donc été plusieurs fois depuis trois ans. Par contre, l’augmentation de tous les autres salaires dépend du bon vouloir des patrons, ou plutôt du rapport de force entre salariés et employeurs. En l’absence d’une augmentation générale de tous les salaires, des millions de salariés sont devenus smicards.

Les patrons rechignent d’autant plus à augmenter les salaires supérieurs au smic que les gouvernements successifs ont allégé les cotisations sociales patronales sur les salaires inférieurs à 1,6 fois son montant. Et ils les ont quasiment supprimées pour le smic, ce qui encourage les patrons à embaucher aux plus bas salaires.

Sans surprise, Attal ne prévoit pas d’imposer par la loi l’indexation automatique de tous les salaires sur l’inflation. Il a juste promis « d’agir pour que les branches professionnelles revoient leurs grilles et remontent les premiers niveaux quand ils sont en dessous du smic ». ­Catherine Vautrin, la nouvelle ministre du Travail, promet « de réaliser des contrôles ». Les patrons doivent trembler… de rire.

Vautrin envisage plus sérieusement deux autres pistes : réduire davantage les cotisations patronales sur les salaires supérieurs au smic, ce qui viendra vider un peu plus les caisses d’allocations familiales, de l’Assurance maladie ou du chômage ; ou baisser les impôts des salariés gagnant un peu plus que le smic. Une fois de plus, tous les moyens sont bons pour ne pas faire payer le patronat.

Vautrin a tenu à préciser que « le smic ne sera pas supprimé », ce qui signifie que l’hypothèse a été envisagée ! Certains commentateurs, exprimant les désirs du patronat, proposent de le régionaliser, autrement dit de baisser son montant dans certaines régions, sous prétexte que le coût de la vie y serait moindre que dans les grandes métropoles. Mais, à Paris comme dans la Creuse, on ne peut vivre décemment avec moins de 2 000 euros net par mois. Tous les salaires devraient être non seulement indexés sur le coût de la vie mais massivement augmentés.

Le salaire de tous les travailleurs, au smic ou pas, ne représente qu’une infime fraction des richesses qu’ils créent par leur travail. Tant que durera le salariat, il n’y a qu’une façon légitime d’augmenter les salaires : transférer aux travailleurs une partie bien plus grande des richesses créées, en réduisant les profits patronaux.

                                                   Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2897)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 10 février : de 10 h30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Lundi 12 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 13 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.