mardi 6 février 2024

Argenteuil, après les évènements de juin, quelles actions pour la jeunesse des quartiers populaires ? Rien, on ne voit rien.

Ils attendent tranquillement les prochaines ? Préparons avec eux la Révolution !

 

 

Hier, nous avons écrit sur un exemple de mépris affiché par certains édiles de villes importantes à l’encontre de la jeunesse. C’est extrêmement choquant.       

         Argenteuil a connu aussi des évènements dramatiques importants dans certains quartiers populaires fin juin dernier suite à la mort du jeune Nahel à Nanterre. Certains quartiers, comme à Joliot-Curie, ne s’en sont pas complètement remis à l’heure actuelle.

         Mais qu’y a-t-il de nouveau dans les quartiers ? Quelle réflexion même a-t-elle été menée ? Quelles actions au moins pour faire mine que l’on fait quelque chose ont-elle été réalisées ?

         Rien de rien.

         L’École est en crise. La tension dans les établissements scolaires ne faiblit pas. Les bandes prolifèrent. Les services publics et la situation des familles continuent de reculer dans les quartiers.

         Sur le papier, il y a la « cité éducative » qui évoque bien la cité radieuse, mais dont on se demande bien la réalité.

         Il n’y a du côté de l’avenir de la jeunesse rien de bon à attendre de la société capitaliste et de ses institutions.

         Il nous faut préparer la révolution pour la remplacer. En attendant, 2005, 2023,… Cette révolution prendra à bras le corps la question de la jeunesse, son éducation et sa conscience. Et puis, pour cette révolution, il nous faudra gagner au moins une fraction de cette jeunesse des quartiers populaires pour qu'elle y soit un élément moteur, loin des impasses et un jeu contre son camp que sont ces « émeutes » sans perspective aucune. DM

 

Opiacés : un accord clément

Drogues et gros bonnet de la publicité

 

 

La filiale américaine de Publicis, le géant de publicité, va payer 350 millions de dollars à des États américains dans le cadre d’un accord sur le scandale des opioïdes. Pendant dix ans, elle a menti sans vergogne sur les risques d’accoutumance et les dangers des surdoses de ces antidouleurs pour aider les trusts pharmaceutiques à convaincre les médecins de les prescrire. Cela a provoqué une véritable crise sanitaire aux États-Unis, qui contribue à faire baisser l’espérance de vie.

         L’amende évite un procès à Publicis et ne lui coûte finalement pas grand-chose, l’entreprise ayant déjà provisionné près de 200 millions de dollars, et les assurances lui en remboursant 160 millions. Ce gros bonnet de la drogue ne s’en tire pas trop mal.

 

lundi 5 février 2024

Gaza, l’UNRWA, l’arme de la faim, alors que le massacre continue par les bombardements

Gaza : l’arme de la faim

31 Janvier 2024

Vendredi 26 janvier, l’UNRWA, l’organisme des Nations unies chargé des réfugiés palestiniens, licenciait neuf de ses employés pour enquêter sur leur éventuelle implication dans les attentats commis par le Hamas le 7 octobre 2023.

C’était une réponse aux accusations portées par les services israéliens contre douze de ses salariés.

Sans même attendre les résultats de l’enquête, les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et d’autres importants donateurs ont arrêté leurs versements à l’UNRWA. La France et l’Union européenne les ont suspendus en attendant une commission d’enquête sur l’éventuelle appartenance au Hamas de salariés de l’UNRWA. Pour ces grandes puissances, c’est épouser, une fois de plus, la cause de l’extrême droite israélienne en punissant des millions de Palestiniens au prétexte de combattre le Hamas.

L’UNRWA a été créé en 1949 par les Nations unies pour héberger dans des camps et nourrir les 800 000 Palestiniens chassés de leurs villages lors de la création de l’État d’Israël. La solution se voulait temporaire et les familles étaient secourues jusqu’à ce qu’elles puissent retourner chez elles. Bien loin de cela, et loin de la création de l’État palestinien promise par l’ONU, l’UNRWA a dû s’occuper de nouveaux réfugiés puis des Palestiniens des territoires occupés par ­Israël après 1967. Aujourd’hui cet organisme a la charge de près de six millions de personnes, avec un budget de presque un milliard de dollars, abondé en partie par les grands pays occidentaux. Plus de la moitié de ce budget sert à l’éducation des enfants et une bonne partie aux centres de santé dans les camps, à Gaza, en Cisjordanie et dans les pays limitrophes où sont regroupés des réfugiés.

Les 13 000 salariés de l’UNRWA à Gaza, sur un total de 30 000, constituent la principale organisation de santé publique. Couper les fonds de l’UNRWA, c’est priver les Gazaouis de pain, d’eau et de médicaments. C’est manifestement ce que souhaite le gouvernement de Netanyahou, et les grandes puissances l’y aident.

                                                   Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2896)

 


Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui lundi 5 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 6 février, de 18 à 19 h., centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 7 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.