Les aménageurs d’aujourd’hui ne seront pas les payeurs de demain
Le
blocage de l’A15 à hauteur d’Orgemont sur l’A15 a compliqué et rendu hasardeuse
la circulation pendant plusieurs jours. Mais la péripétie n’a fait qu’amplifier
les caractéristiques d’une situation déjà très difficile habituellement.
Le
territoire d’Argenteuil est installé au pied d’une ligne de collines
importantes et un méandre de la Seine. Les deux axes historiques « routiers »
entre Paris et la Normandie ont évité ce territoire d’Argenteuil, cet "angle mort", qui n’a vu la
construction d’un pont qu’en 1832. L’un de ces deux axes historiques débouche
au Pont de Bezons, et l’autre, celui de la route de Saint-Denis à Rouen, frôle
Argenteuil, non loin de la limite du territoire, à Orgemont, au Cygne
d’Enghien. Ces deux axes demeurent les axes autoroutiers majeurs. L’un a
simplement été renforcé par les aménagements du Pont de Bezons, l’autre a été
doublé il y a un demi-siècle par l’A15.
Le
passage du Pont de Bezons, malgré ces aménagements coûteux n’a pas été
fluidifié pour autant. Le second est embouteillé « gravement » le
matin et le soir. Le passage par Argenteuil joue en conséquence un axe de
délestage où le pont de prolongement de l’avenue Gabriel Péri vers Gennevilliers,
Colombes et l’A86, a un rôle de point de passage central. Il est extrêmement
fragile.
C’est
pourquoi le projet « Canopée » de rénovation de l’avenue Gabriel Péri
avec sa mise à une seule voie risque d’aboutir à une catastrophe, avec de
surcroît l’interdiction annoncée sur cette voie du « tournez à droite ».
Face
à ce risque, la municipalité d’Argenteuil et le Conseil départemental devraient
vraiment y réfléchir à deux fois. (À
suivre) DM