Halte à
la guerre d’Israël contre le peuple palestinien !
4/12/23
La trêve à Gaza n’aura duré
qu’une semaine, le temps d’échanger 80 des otages israéliens enlevés par le
Hamas contre 210 des milliers de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Après avoir détruit et occupé le
nord, tuant 15 000 personnes et chassant 1,7 million d’habitants, l’armée
israélienne se lance désormais contre le sud. Sous prétexte « d’éliminer
le Hamas » et de « poursuivre la guerre jusqu’à la
victoire », Netanyahou et ses ministres d’extrême droite semblent
prêts à anéantir Gaza.
Ils sont lancés dans une fuite en
avant meurtrière contre les Palestiniens. À Gaza ceux-ci sont écrasés sous les
bombes. En Cisjordanie, ils sont livrés à l’arbitraire des colons israéliens qui
les chassent de leurs terres, coupent les routes d’accès à leurs villages,
quand ils ne les abattent pas froidement. À Jérusalem Est, l’armée traque ceux
qui affichent leur solidarité avec Gaza. Les quartiers arabes sont bouclés,
leurs commerces fermés, leurs maisons souvent détruites.
La violence et les humiliations
quotidiennes de cette occupation coloniale nourrissent une révolte légitime. Depuis
le 7 octobre, et faute d’autres perspectives politiques, le Hamas apparaît comme
le champion de la cause palestinienne. Mais c’est l’armée israélienne qui fait
naître dans toute la Palestine des générations de révoltés, prêts à se battre
et à mourir pour ne plus subir un enfermement à perpétuité, en l’absence de
tout perspective.
Pour justifier le massacre commis
à Gaza, Netanyahou, ses chefs militaires et leurs parrains occidentaux n’ont
que la sécurité d’Israël à la bouche. Mais la population juive israélienne
n’aura ni paix ni sécurité tant qu’elle restera complice de l’oppression des
Palestiniens. Sa jeunesse passe ses meilleures années sous l’uniforme et se salit
en participant à l’oppression coloniale. L’extrême droite et les colons les
plus extrémistes pèsent de plus en plus sur la vie politique et sur les
libertés.
De Macron à Biden, les dirigeants
des grandes puissances « regrettent la rupture de la trêve »
et exhortent Netanyahou à faire « moins de morts civils au sud qu’au
nord ». Quelle hypocrisie ! Sans le soutien inconditionnel des
États-Unis, sans les quatre milliards de dollars d’aides militaires versées chaque
année, les dirigeants israéliens n’auraient pas l’armée la plus puissante du
Moyen-Orient. Ils n’auraient pas pu déverser 40 000 tonnes de bombes sur
Gaza en 45 jours.
Pour contrôler cette région
stratégique et ses richesses, la France, la Grande-Bretagne puis les États-Unis
n’ont cessé de dresser un peuple contre un autre, de tracer des frontières
arbitraires, d’installer des régimes dévoués, d’abattre ceux qui n’étaient pas
assez obéissants au prix de guerres sanglantes.
Pour faire diversion, les
dirigeants américains reparlent d’une « solution à deux États ».
Il faut un cynisme sans limite pour ressortir cette formule quand Gaza est un
champ de ruines et la Cisjordanie morcelée par les colonies. Depuis 75 ans, ils
ont laissé tous les gouvernants israéliens empêcher la formation d’un État
palestinien en annexant ou colonisant des régions entières. Même l’Autorité
palestinienne, créée après les accords d’Oslo, a été réduite à une force de
police.
Pendant que les morts
s’accumulent, les tractations se déroulent pour savoir quel appareil répressif encadrera
les Palestiniens. Tous les protagonistes de ces marchandages, du Hamas à
Israël, de l’Arabie saoudite à l’Égypte, en passant par le Qatar, la Turquie ou
l’Iran, ont le plus grand mépris pour la population palestinienne. Pour eux, Gaza
n’est qu’une arène pour accroître leur influence dans un Moyen-Orient
transformé en poudrière par les grandes puissances.
Les États arabes, tout comme le
Hamas, ne sont pas en lutte contre l’ordre impérialiste qui opprime les
peuples, ils veulent s’y faire une place ! Il ne pourra pas y avoir
d’issue pour les Palestiniens tant que les grands groupes industriels et
bancaires imposeront leur loi du profit à la planète.
Ici en France, les politiciens au
service de ces grands bourgeois et leurs médias utilisent le conflit en
Palestine pour attiser les divisions entre travailleurs comme ils le font après
chaque meurtre ou attentat. Ils présentent tous ceux qu’indigne le sort des
Palestiniens comme des antisémites et inventent un choc de civilisation.
C’est une propagande révoltante
qui ne peut qu’attiser la haine. C’est un piège dans lequel il ne faut pas tomber
car cette division est un moyen de mieux nous exploiter aujourd’hui et de nous embrigader
demain sur les champs de bataille.
Par-delà les frontières
nationales, leurs origines ou leur religion, les travailleurs subissent partout
le même système capitaliste, un système qui nous enfonce dans la barbarie et
qu’il faut se préparer à renverser.
Nathalie Arthaud
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lisez Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au
Proche-Orient. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement
nécessaire actuellement.
Les prochaines
permanences prévues :
-Mardi 5
décembre, de 18 à 19 h. : centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
-Mercredi 6
décembre, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux ;
-Vendredi 8
décembre, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour
Babou » ;
-Samedi matin 9
décembre, de 10h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;
- de 11 h. à
midi au marché de la Colonie ;
-et de 11 h. à
midi devant le magasin Auchan du Val-Sud ;
-Dimanche 10
décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;
-Lundi 11
décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;
-Mardi 12 décembre,
centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;
-Mercredi 13
décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.
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librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du
quartier du Val-Nord que nous remercions.
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vos agendas, le rendez-vous plus lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous
et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros
pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans. Achetez votre billet
d’entrée.