lundi 4 décembre 2023

Violences. Le drame de Crépol et le mépris social de ce genre de personnage. Une correspondance locale.

Romans-sur-Isère : le mépris social d’une élue

29 Novembre 2023

Marie-Hélène Thoraval, la maire LR de Romans-sur-Isère, conseillère régionale sur la liste de Laurent Wauquiez, a déposé sa petite crotte de mépris social devant les caméras de télévision.

Alors que ce sont des petits nazis qui sont venus dans le quartier populaire de la Monnaie pour commettre des violences, elle s’est contentée de condamner vaguement « quelque forme de violence que ce soit, qu’elle soit d’un côté ou de l’autre »… Elle s’est ensuite empressée de reprendre avec gourmandise l’expression « ensauvagement » prononcée par Élisabeth Borne pour déverser son fiel contre les habitants du quartier. Comme d’autres politiciens de son monde, cette élue, qui ne connaît pas les fins de mois difficiles, appelle « à mettre les parents de délinquants face à leurs responsabilités ».

Les habitants de la Monnaie sont dans l’immense majorité des travailleurs, en activité, à la retraite, au chômage, ou alternant des petits boulots précaires : ouvriers, agents d’entretien, soignants, aides à ­domicile, techniciens, télé­conseillers, travailleurs de la logistique... Ils font partie de la classe ouvrière, sans laquelle aucune entreprise et aucun service public ne fonctionnent, et ils créent les richesses de la société.

Pourtant la maire les considère comme des assistés, sinon des délinquants, quand elle évoque « 150 millions d’euros injectés dans le quartier depuis 2014 ». On sent que devoir construire des crèches, des écoles ou rénover des bâtiments vieillissants, dans ce quartier ouvrier et immigré, lui fait mal au ventre. C’est pourtant le minimum.

En fait, elle ne s’intéresse à ce quartier que pour sa démagogie électorale. Son fonds de commerce est de mettre des caméras de vidéo­surveillance ou un numéro de téléphone « Allô Mme le Maire » pour signaler les incivilités… tout en expulsant les syndicats de la Maison des syndicats, propriété de la commune.

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2887)

 

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Les prochaines permanences prévues :

-Lundi 4 décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mardi 5 décembre, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;

-Mercredi 6 décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous encore lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans. Achetez votre billet d’entrée.

 


Logement social : la pénurie aggravée profite encore davantage aux spéculateurs

 

Une solution au problème, mais pas sous le règne de la bourgeoisie

 

 

En une décennie, le nombre de personnes en attente d'un logement HLM est passé de 400 000 à près de 800 000 en Île-de-France. C'est la conséquence mécanique de l'explosion du prix des loyers et du trop faible nombre de logements construits, c'est-à-dire de la spéculation des capitalistes de l'immobilier.

         Les besoins existent, les moyens de les satisfaire aussi en formant, en embauchant, en bâtissant ou rénovant, en expropriant au besoin. Mais dans cette économie du profit maximum, ce sont les bourgeois qui imposent leurs choix. C'est bien pour les empêcher de nuire davantage qu'il faut les renverser.

Argenteuil, « Sans domicile », État, édiles, face à la montée de la pauvreté et des difficultés sociétales et autres

 

Pourquoi tant de haine ?

 

 

Il fait froid ces jours-ci, et même très froid la nuit. L’automne et l’hiver sont des saisons particulièrement difficiles pour les « sans abri ». Leur vie devient alors très difficile. C’est en pensant à eux que je reviens sur des paroles dont la lecture m’avait choqué dans le compte-rendu du dernier conseil municipal qu’a donné le site très sérieux « Engagés pour Argenteuil ».

« Le maire : “On passe maintenant à la question orale”.

Sandra Ryadi revient sur la “fermeture du Centre d’hébergement d’Urgence de la Ville d’Argenteuil. Depuis, les conditions de vie des bénéficiaires se sont fortement dégradées. Les promesses d’hébergement (faites par le maire en Conseil) n’ont pas été tenues. Un grand nombre de bénéficiaires du CHU sont restés dehors pendant la canicule, et restent dans des conditions indignes. Le Conseil municipal (selon la motion proposée) demande que vous rendiez compte de l’utilisation de la subvention octroyée au foyer Aurore de Bezons, que vous répondiez aux question sur la construction d’un nouveau CHU, et à défaut de réouvrir le CHU rue du Moulin en le remettant aux normes.”

Georges Mothron : “Je vous remercie de votre question qui me permet de répondre complètement et clairement à cette polémique, controverse qui n’honore pas ses auteurs. Erreurs factuelles et contre-vérités. La vérité devrait pourtant être une boussole, que l’on soit élu, citoyen, ou journaliste. Les accueils d’urgence sont inconditionnels, les personnes n’ont aucune obligatoire d’être rattaché à un centre ou un autre. Les CHU n’ont pas le droit de choisir qui ils accueillent. La responsabilité de ce type de structures incombe à l’État. Argenteuil était la seule ville du département à gérer un CHU, par l’intermédiaire de son CCAS. Votre question stigmatise toutes les autres villes du territoire. Certains bénéficiaires du CHU d’Argenteuil étaient inscrits depuis 8 années, il faut s’interroger sur les raisons. Mes prédécesseurs avaient fermé la Résidence Bleue rue Jean Jaurès tant la situation était délicate, pour ne pas dire plus, à gérer. »

 

         En quoi les villes du Val d’Oise se sont trouvées « stigmatisées » parce que la Ville d’Argenteuil avait pris l’initiative d’ouvrir le seul Centre d’Hébergement d’Urgence du Val d’Oise ? Cette urgence relève effectivement de l’État. Mais il n’y a pas à s’étonner qu’il n’en ait nul souci. Sa préoccupation première est de défendre une société capitaliste dont la non résolution de la question du logement et la montée actuelle du nombre de "sans abri" sont dans la nature même du système.

         Pour ce qui concerne le maire d’Argenteuil, pourquoi tant de haine à l’encontre de militants de la défense des « sans abri » dont certains, au-delà de la dénonciation de la fermeture du CHU, continuent semaine après semaine, en décembre comme en août, à apporter courageusement aide et réconfort à ces « sans abri ». DM