dimanche 3 septembre 2023

Affaire Adama : un non-lieu révoltant

 

Un encouragement aux violences policières

 

 

Dans l’affaire Adama Traoré, jeune homme arrêté à Beaumont-sur-Oise le 19 juillet 2016 et décédé deux heures plus tard à la gendarmerie, un non-lieu vient d’être rendu. Il exonère de toute responsabilité les trois gendarmes qui l’avaient plaqué à terre et n’ont manifestement pas cherché à le sauver quand ils ont vu qu’il faisait un malaise. Cette décision est révoltante.

         Si ces gendarmes ne devaient même pas être jugés, ce serait un encouragement à commettre d’autres violences en toute impunité. Et un signe que la justice s’intéresse moins aux victimes qu’à la tâche de couvrir les exactions des forces de l’État.

À Argenteuil, une suppression catastrophique du Centre d’Hébergement d’Urgence. Une manifestation le 29 septembre

 


Val d’Oise : Grèves contre le recul de l’âge de la retraite, un responsable syndical dans le viseur de l’État. Appel à le soutenir ce mercredi 6 septembre



 

samedi 2 septembre 2023

Salaires : ils doivent suivre les prix

                                   Salaires : ils doivent suivre les prix

30 Août 2023

Le patronat se targue d’avoir augmenté les salaires des travailleurs du privé de 5,8 %, « soit exactement l’inflation » selon les mots de l’ancien président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, le 4 juillet. Une manière mensongère de présenter la réalité.

Pour confirmer ses dires, le patronat s’appuie sur l’Urssaf qui avance la même augmentation de la masse salariale dans le pays de 5,8 % pour 2022. Cependant, selon une étude du ministère du Travail publiée par la Dares le 4 août, l’indice du salaire mensuel de base, le salaire brut hors primes et hors heures supplémentaires, de l’ensemble des salariés a progressé sur un an de 4,6 %. Quoi qu’il en soit, ces chiffres, de l’Urssaf ou de la Dares, ne sont que des moyennes. On ne se nourrit pas de moyenne. Ainsi, fin 2022, plus des deux tiers des salariés, 71 %, avaient été augmentés de moins de 5 %.

Le point de comparaison du patronat et du gouvernement est le chiffre de l’inflation, une autre moyenne, et des plus discutables. Ainsi le prix du matériel informatique a tendance à faire baisser cette moyenne. L’augmentation des prix alimentaires, qui impacte directement et largement le budget des travailleurs, est au moins deux fois plus élevée que l’inflation officielle. Et que dire des carburants.

Les patrons, qui ont tout pouvoir dans l’entreprise, essayent de faire croire aux travailleurs qu’ils font le mieux qu’ils peuvent. Mais si, dans les grandes entreprises, les salaires ont augmenté parfois de 6 %, c’est sous l’effet de la mobilisation des travailleurs, ou pour l’éviter, comme à Dassault et à Thales où les salariés avaient fait grève en 2022. Mais, dans nombre d’entreprises, les augmentations ont été bien inférieures.

Quant au gouvernement, il a bloqué les salaires des fonctionnaires bien en dessous de l’inflation officielle. Dans sa propagande, il affirme qu’il ne faudrait pas que les salaires alimentent à leur tour l’inflation, alors qu’en réalité les études du patronat elles-mêmes démontrent que ce sont les hausses des marges commerciales, et donc les profits des entreprises, qui font augmenter les prix.

Pour répondre au mécontentement des salariés, les patrons lâchent parfois quelques primes défiscalisées, comme la prime de partage de la valeur, des primes ponctuelles et pas garanties. Cela ne peut pas suffire. Les salaires devraient permettre à tous de vivre dignement. Pour cela, il faudra que les travailleurs imposent l’indexation des salaires sur les prix, ceux que les travailleurs peuvent vérifier eux-mêmes en faisant leurs courses. Cela ne sera possible qu’en retirant au patronat son pouvoir et en instaurant un véritable contrôle des travailleurs sur les entreprises.

                                                Serge BENHAM (Lutte ouvrière n°2874)

 


 

-Aujourd’hui samedi matin 2 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 3 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi au marché Héloïse.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier.

Personnes « sans domicile » à Argenteuil : une honteuse suppression du Centre d’Hébergement d’Urgence. Rappel et mobilisation

 

Un coup odieux contre les personnes sans abri

 

 

Fin juillet, au cœur de l’été, en douce, la municipalité LR d’Argenteuil a fermé le Centre d’Hébergement d’Urgence destiné aux personnes « sans abri », alors que l’été est une période particulièrement difficile pour les sans-abri et qu’il s’annonçait caniculaire.

         Il y a une quinzaine d’années, la municipalité PS d’alors avait transformé les locaux d’une friche en centre d’accueil destiné aux personnes « sans abri » qui sont très nombreuses sur la commune. Plusieurs d’entre elles sont mortes isolées sur la voie publique ces dernières années. Le centre permettait un hébergement de nuit pour 18 personnes, et accueillait chaque jour en journée plus d’une centaine de personnes qui y trouvaient douche, toilettes, nourriture, aide et réconfort de la part d’agents municipaux.

         Le collectif de défense du Centre n’a pas réussi en juillet à empêcher sa fermeture. Mais depuis celle-ci, il tente de surmonter la déshérence des personnes sans abri en leur apportant nourriture et soutien, car les promesses de la municipalité pour que la fermeture ne crée pas de dommage pour les utilisateurs de la structure ont été sans lendemains.

         Derrière cette fermeture, il y a en vue un projet immobilier pour un terrain très proche de la gare. Mais il y a aussi un profond manque d’empathie pour les plus fragiles de la part d’une municipalité particulièrement réactionnaire, dont le maire actuel s’était fait largement connaître en 2007 dans l’affaire du Malodore, un répulsif que la municipalité d’alors voulait utiliser pour empêcher des personnes « sans abri » à occuper certains lieux de la voie publique.

 

Pour le rétablissement d’un Centre d’Hébergement d’Urgence à Argenteuil

Manifestation

Vendredi 29 septembre

Départ : mairie d’Argenteuil