mardi 11 juillet 2023

Glyphosate : les profits de Bayer d’abord

Au diable le principe de précaution si les profits sont là

 

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments a rendu un avis favorable au maintien du glyphosate sur le marché pour cinq nouvelles années, estimant que l'herbicide ne présente « aucun sujet de préoccupation majeur ». En 2017, Macron s'était engagé à l'interdire en France, avant de renoncer.

         Classé cancérigène probable par l'OMS en 2015, présomption confirmée par l'Inserm en 2021, le glyphosate remplit les coffres du géant de l'industrie chimique Bayer.

         Les dirigeants de l'UE comme des Etats qui la composent sont allergiques à tout ce qui menace les profits des capitalistes.

 

lundi 10 juillet 2023

Répression : une justice de classe expéditive

                      Répression : une justice de classe expéditive

05 Juillet 2023

Plus de 3 300 gardes à vue, 570 défèrements devant un juge, 260 comparutions immédiates, des mois de prison ferme pour un simple vol : la justice s’est abattue avec brutalité sur les jeunes émeutiers.

Dupond-Moretti, ministre de la Justice, a donné le ton en envoyant une circulaire aux procureurs exigeant une réponse judiciaire « rapide, ferme et systématique » avec « des peines sévères ». Il réclamait une sévérité aggravée « pour ceux qui visent des policiers ». Pour répondre à cette injonction et « traiter cette masse de procédures », le porte-parole des 164 procureurs de la République était très fier d’annoncer : « Les procureurs et les juges se sont mobilisés jour et nuit, y compris le week-end. » Heureusement, le 3 juillet, la grève nationale des greffiers, celles et ceux qui assurent le travail administratif indispensable et quotidien, a un peu entravé la fureur répressive des magistrats.

Sans surprise, alors que 60 % des prévenus n’ont aucun antécédent judiciaire et qu’un tiers sont des mineurs, les juges ont suivi les réquisitions des procureurs. À Chartres, un jeune homme de 25 ans a écopé de sept mois ferme avec incarcération pour vol en réunion dans un magasin pillé. À Nancy, deux jeunes ont pris quatre mois ferme plus quatre mois avec sursis pour avoir tiré des mortiers d’artifice. D’autres feront six mois de prison pour avoir lancé un projectile contre la police.

Sans approuver le pillage et la casse stérile, il faut constater le contraste entre la rapidité et la sévérité des juges contre ces jeunes des quartiers populaires et leur complaisance quand il s’agit de juger des industriels qui ont tué avec de l’amiante, du chlordécone ou en s’affranchissant des mesures de sécurité élémentaires. Cette attitude n’est ni étonnante ni nouvelle. Lors des manifestations des gilets jaunes en 2018-2019, plus de 3 000 personnes avaient été condamnées, dont des centaines à de la prison ferme. Lors de la lutte contre la retraite à 64 ans, la moindre rébellion, même symbolique, contre la police a été sanctionnée par une garde à vue et souvent une condamnation.

La justice est aussi dure avec les jeunes des quartiers, les pauvres, les travailleurs qui se révoltent qu’elle est douce aux riches et aux puissants dont elle défend les intérêts et la propriété.

                                                Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2866)

 

Les prochaines permanences prévues :

-aujourd’hui lundi 10 juillet, de 18 à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-jeudi 13 juillet, carrefour Babou, de 17 h.15 à 18 h.15.

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

"Éducation", préfet de l’Hérault et autre député Macron : des âmes d’éducateurs…

 

Têtes à claques

 

 

Depuis les émeutes provoquées par l'assassinat du jeune Nahel par un policier, les sorties les plus crasseuses se multiplient. Ainsi le préfet de l'Hérault, Moutouh, a vanté sa solution à la radio : "deux claques et au lit" et le député macroniste Vignal l'a approuvé en disant "qu'il a décrit ce qui s'appelle l'éducation". Les châtiments corporels, c'est tout ce qu'ils ont à proposer aux enfants des quartiers populaires laissés à l'abandon.

         Ce n'est pas étonnant de la part d'Hugues Moutouh obsédé de l'ordre et de la sécurité qui s'en était pris récemment aux SDF étrangers ou qui a été le premier préfet à interdire "les dispositifs sonores portatifs" dans les manifestations contre la démolition des retraites... Mais son intransigeance ne s'applique qu'aux classes populaires, pas de gifle en perspective pour ses mentors, Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, deux fameux repris de justice...

Argenteuil et Malodore : un épisode local bien sombre à ne pas oublier

… Alors qu’il faudrait des égards particuliers pour les « sans abri »

 

Cet humour de Charb ne devrait pas déplaire au maire d'Argenteuil qui est "Je suis Charlie"
 

Lors du dernier conseil municipal, le à l’occasion de la décision municipale de fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence, le Malodore est revenu sur la sellette, au grand déplaisir du maire d’Argenteuil.

         Le Malodore, un répulsif destiné entre autres à ce que les « sans domicile » occupe une place ou un lieu public. L’affaire éclate en 2007 quand la municipalité d’Argenteuil conduite par Georges Mothron envisage de l’utiliser. L’affaire est mise sur la place publique par un employé municipal scandalisé par un tel projet. Après le tollé que l’affaire entraîne au niveau du pays, le 27 août 2007, Georges Mothron annonce qu'il suspend l'utilisation de ce produit et retire ensuite l’arrêté anti-mendicité qu’il avait également signé.

         Aujourd’hui, Georges Mothron semble avoir perdu la mémoire sur le sujet si l’on en juge par sa déclaration lors du conseil municipal du 5 juillet : « Il n’y a jamais eu de Malodore à Argenteuil ». Effectivement grâce à la vigilance et à la protestation, son utilisation n’a pas été faite.

         À l’occasion de la présente brève, j’ai découvert qu’il y avait sur le sujet un bon article sur Wikipédia qui donne une large place à cette affaire de 2007. Le maire d’Argenteuil et ses adjoints peuvent le lire pour retrouver la mémoire ou pour connaître l’histoire d’un épisode gris du passé récent d’Argenteuil. DM