lundi 3 juillet 2023

Argenteuil, les chats, les abeilles, les personnes « sans domicile », et le conseil municipal

 

C’est bête, mais les Humains ?

 

C'est un "sans domicile", le 2.7.23.

Les animaux sont particulièrement au menu du conseil municipal d’Argenteuil de mercredi prochain 5 décembre. Deux résolutions les concernent, et l’on imagine qu’à défaut du public à deux pattes, ils seront présents nombreux dans les travées réservées au public dans l’Agora !

         Il y en a d’abord une qui concerne les chats. C’est vrai ces amis que j’aime prolifèrent et la nécessaire question de la restriction des naissances sur la Ville n’a apparemment pas échappée au maire. Entre nous, les chats n’ont qu’à bien se tenir. Le parti des « chats libres » a l’œil sur eux. Libres, façon de parler !

         Avec la seconde, mesdames les abeilles seront à l’honneur. Il s’agit qu’Argenteuil fasse son miel de la reconnaissance de son activité dans ce domaine à travers l’obtention d’un label décerné par une association nationale dédiée.

         Tout cela est très bien, mais les humains dans tout cela ?

         Les humains sans domicile n’auront pas de point qui leur soit consacré mercredi soir. Rien sur la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence d’Argenteuil au 31 juillet prochain effectuée dans le dos de tous les habitants.

    Honte et malédiction ! DM

Monde médico-social : Revaloriser les métiers de l’Humain

 

Aujourd'hui, des métiers en crise aux dépens des personnes accompagnées et de leurs familles

 

 

Le 28 juin 2023, des milliers de manifestants et manifestantes issues du monde médico-social (salariés comme employeurs), ainsi que des familles, ont défilé dans les rues de plusieurs grandes villes afin de faire entendre leurs revendications. Comme à Lille où plusieurs associations venues de toute la région (notamment l'APEI de Saint-Omer, Dunkerque ou Calais ; association accompagnant des personnes en situation de handicap) se sont retrouvées devant le siège de l'ARS, avant de défiler dans les rues.

         Parmi les revendications : le manque de moyens mais aussi la nécessité de reconnaître tous ces métiers de l'Humain, oubliés (ou "exclus") des différentes réformes post-crise sanitaire et qui ont visé le personnel soignant.

         En effet, malgré toutes les promesses politiques émises au moment de la crise sanitaire, beaucoup de travailleurs et travailleuses n'ont pas pu bénéficier de certains "coups de pouce" de l'État (notamment primes Ségur et Laforcade). Aujourd'hui, ces métiers sont en crise, le manque de moyens attribués entraine un grand nombre de démissions et de reconversions professionnelles... Ce qui accentue encore le manque de personnels !

         Les premières victimes de ces restrictions sont les personnes accompagnées et leurs familles. Sans l'octroi de revalorisations salariales significatives, nul doute que le problème continuera d'empirer...

dimanche 2 juillet 2023

Un message de Nathalie ARTHAUD : … (la colère) doit se transformer en une lutte consciente, organisée et tournée contre les responsables…

« La colère contre les violences policières, le racisme et les injustices est 1000 fois légitime. Mais s’en prendre à une école, une bibliothèque, une MJC ou même à la supérette de son quartier, c'est s’en prendre à soi-même, à ses voisins, à d’autres opprimés.

Ce ne sont pas les bourgeois qui voient leur voiture, yacht ou terrains de golf partir en fumée mais les femmes et les hommes des quartiers populaires qui se retrouvent dans la galère.

Cette rage aveugle ne doit pas prendre le dessus !

La colère est légitime. Pour qu'elle s'exprime et se développe (en unissant les opprimés et pas en les dressant les uns contre les autres autour de bâtiments détruits et de magasins pillés), elle doit se transformer en une lutte consciente, organisée et tournée contre les responsables.

Responsables qui se cachent derrière la police et la justice : la grande bourgeoisie qui assigne à l'exploitation les jeunes et les moins jeunes des quartiers populaires. Une lutte qui ne se réduise pas à démolir ce que Macron et le grand patronat ont commencé eux-mêmes à démolir. Une lutte qui vise à prendre le contrôle des richesses et les mette à la disposition de tous. En un mot, une lutte pour une autre société. »