vendredi 9 juin 2023

Argenteuil, le tabac et la municipalité, sa précipitation n’aide pas à faire un tabac

Dans la série : j’exécute d’abord, je vote ensuite

 

 

Ça nous étonnait. On avait bien vu le panneau à l’entrée du parc de la mairie rue Denis Roy. Oui, on entrait dans un « espace non-fumeur ». Oui, mais comme la municipalité n’avait pas encore fait voter la délibération sur le sujet, les fumeurs continuaient de fumer. Le fumeur est comme cela, tant que la création « d’espaces sans tabac » n’est pas « approuvée » au conseil municipal, lui le fumeur il continue à fumer. Et même, rien n’a été prévu pour les agents territoriaux quelque peu fumeurs. D’accord, comme les élus sont au troisième étage de l’hôtel de ville, quand il fait chaud et qu’ils ouvrent les fenêtres, ils ne reçoivent pas la fumée des autres dans les narines. Bref, pour l’instant, son affaire n’a pas fait un tabac.

         Bien sûr, il faut lutter contre les addictions désastreuses, et le tabagisme est l’une d’entre elles parmi les plus pernicieuses.

         Mais c’est là où le bât blesse souvent. Même sur un sujet qui pourrait faire l’unanimité, la municipalité, par précipitation et manque de préparation, a l’art de créer des problèmes. DM

 

Une brève du bulletin Lutte ouvrière des Territoriaux d’Argenteuil et de l’ex-Agglo du 6 juin

Une mesure qui ne fait pas un tabac

         Le parc de la mairie est maintenant interdit aux fumeurs. Du coup, ils se sont déplacés et sont nombreux à se regrouper près du bâtiment de l’hôtel de ville. Il y a tant de fumée sous nos fenêtres que nombre d’entre nous ne peuvent pas les ouvrir quand il fait chaud.

         Pas question de baisser le nombre de cancers des uns en entraînant la hausse de celui des autres. Le 3ème qui lui bénéficie, lui, de la hauteur, doit vite retravailler une copie établie comme d’habitude dans la précipitation.

 

jeudi 8 juin 2023

Les manifestations du 6 juin : “ On n’est pas résignés ” ! Un article dans le numéro de l’hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

Les manifestations du 6 juin : “ On n’est pas résignés ” !

07 Juin 2023

N’en déplaise à Macron qui voudrait tourner la page de la réforme des retraites, comme aux journalistes qui ont rabâché « la mobilisation est en baisse », le 6 juin des centaines de milliers de travailleurs ont tenu à manifester, parfois à faire grève, pour affirmer « les 64 ans, on n’en veut pas ».

 

Avec encore des dizaines de milliers de manifestants à Paris, plus de 10 000 à Toulouse, Lyon ou à Nantes, 6 à 7 000 à Rennes, Caen, Le Havre, Grenoble ou encore Marseille, et des cortèges dans 250 villes du pays, cette 14e journée a démontré que les opposants à la réforme ne sont ni défaits ni résignés.

La présence de jeunes, pas en masse mais déterminés était visible dans plusieurs villes. Ils sont révoltés par les passages en force du gouvernement vécus comme des dénis de démocratie, et choqués par la brutalité et l’impunité de la police qu’ils ont découverte au cours des manifestations.

Bien sûr la loi a été promulguée et personne n’avait d’illusion sur la énième coupe portée au Parlement par le groupe LIOT et dont on devrait connaître le dénouement le 8 juin. Depuis janvier, des millions de travailleurs ont constaté que les règles parlementaires sont taillées sur mesure pour permettre au pouvoir de passer des lois antiouvrière, même quand elles sont rejetées par la majorité de la population. Ceux qui ont tenu à battre une nouvelle fois le pavé n’avaient pas la naïveté de penser qu’un défilé de plus suffirait à faire céder Macron. Mais ils ont voulu affirmer que le recul à 64 ans ne passe pas, qu’ils refusent de voir leurs conditions de vie et de travail se dégrader et qu’ils restent mobilisés, sur la question des retraites comme sur toutes les autres questions, à commencer par celle des salaires. Les pancartes rendant hommage à la lutte des ouvrières de Vertbaudet en attestaient.

De leur côté, les chefs syndicaux ont du mal à cacher leur envie de retrouver les séances de discussion dans les salons feutrés des ministères. La veille, le 5 juin, ils ont rencontré les syndicats patronaux. Pour Laurent Berger, de la CFDT, « le match est en train de se terminer », « c’était la dernière manifestation sur la question des retraites dans ce format-là ». Quant à Sophie Binet, de la CGT, elle a réclamé « de vraies négociations » sur les salaires, l’égalité hommes-femmes ou encore les ordonnances Macron sur le Code du travail.

Alors que cet épisode se termine, la guerre sociale se poursuit et s’intensifie. Le patronat et ses serviteurs politiques sont à l’offensive, sur une multitude de sujets. Cette guerre de classe, les travailleurs ont les moyens de la gagner à condition de choisir le terrain où ils sont forts, en arrêtant la machine à profits des capitalistes, en se mobilisant en masse, par la grève, par-delà leurs corporations ou leurs statuts. En réclamant à cor et à cris « des négociations » et « le retour au dialogue social », et même appuyés par des journées d’action réussies, les chefs syndicaux ne préparent pas les travailleurs à gagner l’épreuve. Mais si la classe ouvrière prend confiance en ses propres forces et en sa capacité à se battre, les chances seront de son côté.

                                                     Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2862)

 

Les prochaines permanences prévues :

-aujourd’hui jeudi 8 juin, de 18 h. à 18 h.30, esplanade du Val-Nord ;

-de 17 h.30 à 18 h.30 devant Auchan, Val-Sud ;

- vendredi 9 juin, de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-samedi 10 juin, de 11 h. à midi, cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h. à midi, marché de la Colonie ;

-lundi 12 juin, de 18 à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien (sous réserve) ;

-mercredi 14 juin, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux.

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

 

Lutte contre les 64 ans et pour les salaires : Jean-Pierre MERCIER sur BFM : Le match ne sera jamais terminé face à ce gouvernement et aux patrons

Aides : le gouvernement débourse en grand pour les actionnaires de STMicroelectronics

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L'État va verser 2,9 milliards d'euros aux groupes STMicroelectronics et GlobalFoundries pour leur nouvelle usine à Crolles, près de Grenoble. Cette usine est censée répondre à la pénurie de composants électroniques et un millier d'emplois seraient créés sur le site. S'ils se confirment, chacun de ces emplois coûteraient près de 3 millions d'euros d'argent public pour rapporter aux actionnaires de ces entreprises.

         Le gouvernement fait la leçon sur la dette publique, tout en maintenant le robinet grand ouvert quand il s'agit d'arroser de grands groupes riches à milliards...