mardi 18 avril 2023

Accidents du travail : c’est pas la faute à « Pas de chance »

 

Une tendance à la hausse : des causes multiples mais toutes inacceptables

 


La semaine dernière, le journal La Nouvelle-République a publié une série d’articles sur les accidents mortels au travail. Il a donné la parole à deux mères dont les fils sont décédés sur leur lieu de travail.

Ludovic était stagiaire dans une brasserie du centre de Tours. Le 16 décembre 2019 il a été happé par le monte-charge qui fonctionnait portes ouvertes. Le jeune est mort dans la nuit à l’hôpital. Le lendemain, la brasserie était ouverte comme si de rien n’était.

Benjamin était couvreur à Loches. Le 28 février 2022, pour remettre une ardoise en place, il est sorti de la nacelle sur laquelle il se trouvait et a chuté d’une dizaine de mètres. Dans une précédente entreprise, trois ans plus tôt, il avait refusé de monter sur un échafaudage qui n’était pas aux normes. Il était en période d’essai. L’entreprise ne l’avait pas gardé.

Entre 2013 et 2019, le nombre d’accidents mortels a augmenté de 35 %. Pour l’année 2019, Matthieu Lépine qui vient de publier « L’Hécatombe invisible – Enquête sur les morts au travail », a comptabilisé 896 décès.

Recours à la sous-traitance, à l’intérim, aux travailleurs détachés, intensification du travail, sous-effectif, les accidents du travail ne sont pas une fatalité. Pour le patronat et les gouvernements à leur service, le profit passe avant tout. Et avec la crise économique, la concurrence grandissante qui les oppose, ils n’hésitent pas à prendre de plus en plus de risques… avec la peau des travailleurs.

lundi 17 avril 2023

RIP : un miroir aux alouettes

                                RIP : un miroir aux alouettes

12 Avril 2023

Vendredi 14 avril, le Conseil constitutionnel devait rendre un avis sur la réforme des retraites, mais également sur la demande de référendum d’initiative partagée (RIP), appuyée par 250 parlementaires, députés et sénateurs, principalement de gauche.

 

 

Alors que le mouvement continue sans que cela soit au point de faire reculer le gouvernement, et alors que les sondages ont montré une écrasante majorité de la population hostile à la réforme des retraites, les dirigeants de la gauche font miroiter l’illusion d’une victoire par un référendum sur la réforme des retraites. Un tel vote ne refléterait-t-il pas l’opposition écrasante de la population à cette attaque ? Le gouvernement ne serait-il pas obligé d’en tenir compte ?

Le passé, notamment le référendum de 2004 sur la Constitution européenne, a montré qu’un non dans les urnes peut être traduit en un oui par le gouvernement. Cela peut être vrai à plus forte raison pour une réforme qui fait partie des attaques importantes contre les travailleurs, dans un contexte de crise aggravée du capitalisme. Durant la crise financière qui frappait la Grèce en 2015, le gouvernement de gauche de ­Tsipras avait soumis son plan d’austérité à un référendum. Malgré plus de 61 % de non, il avait appliqué le projet exigé par l’Union européenne, le FMI, et les marchés financiers : baisser les salaires publics, les préretraites et les dépen­ses de services publics.

Dans le référendum d’initiative partagée comme dans bien d’autres votes, les délais (près d’un an de procédure), les obstacles, la mise à l’écart d’une partie du monde du travail privée de droit de vote faute d’avoir la nationalité française, tout est fait pour diluer la colère. Même la question ­posée peut être choisie par le gouvernement pour faire accepter son choix. Dans le référendum grec en 2015, la question ne parlait ni des salaires, ni des préretraites, ni de la TVA, mais d’un « projet d’accord », avec un résumé fait par le gouvernement sur un site Internet.

En cas de victoire du non à un éventuel référendum sur les retraites, le gouvernement aurait aussi bien des moyens de se soustraire à la décision. Sa politique et les choix du grand patronat derrière lui reflètent les intérêts de la grande bourgeoisie et peuvent être conditionnés par le rapport de force avec le monde du travail. C’est bien pourquoi la grève et les mobilisations, l’organisation des travailleurs pour faire entendre leurs                  intérêts comptent bien plus que n’importe quel référendum.

                                                     Charles Legoda (Lutte ouvrière n°2854)

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui lundi 17 avril, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 19 avril, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

La Fête de Lutte ouvrière, un grand moment de fraternité

Trois jours exceptionnels

 


La Fête de Lutte ouvrière se tiendra à Presles le week-end de Pentecôte, les 27, 28 et 29 mai. Spectacles et culture, stands de jeux et de repas sont au programme. La fête est également un grand rassemblement politique, et un lieu d’échange entre celles et ceux qui veulent changer le monde. Notre camarade Nathalie Arthaud y tiendra deux meetings.

         La carte d’entrée, valable pour les trois jours, coûte 25 euros sur place, mais seulement 15 euros jusqu’au 15 avril. Alors, réservez-la vite !


Achat de la vignette d’entrée de 20 euros. Contactez-nous : MDommarie@aol.com, 0699499864 ou passez à nos permanences à Argenteuil.

Inflation : méthode Coué pour le ministre, coup de fusil pour les travailleurs

Il est urgent d'indexer les salaires sur la hausse des prix !

 

 

« L'inflation va baisser en 2023 » avait déclaré Bruno Le Maire en février dernier. Deux organismes internationaux viennent de le démentir : « L'inflation ne va pas refluer en 2023 » prévient l'OCDE ; « L'inflation va persister » dit le FMI. Après la flambée des prix de l'énergie, puis ceux de l'alimentaire, ils annoncent ceux des produits manufacturés.

         L'OCDE constate en même temps que « la progression des salaires a été bien plus faible que l'inflation ». Même eux le disent ; il est urgent d'indexer les salaires sur la hausse des prix !

 

Argenteuil, un complexe Jean Vilar inutilisé qui manque cruellement, pour la danse comme pour le reste

 

Avec les promoteurs, c’est danse avec les loups


 Danse avec l'Europe dans salle minuscule

Pas super lorsque l’on apprend l’évènement sur Ma ville le jour même où il se produit. Ce fut le cas avant-hier samedi pour le 17ème gala des villes jumelées qui se tenait le soir à l’Atrium.

         J’aime la danse, et je me souviens d’avoir participé naguère à l’évènement. Mais c’est là où l’on imagine que pour un tel gala la salle Jean Vilar doit manquer cruellement. Lorsqu’il s’y tenait, un millier de spectateurs pouvait y assister. Combien dans cette édition 2023, lorsque la salle ne peut contenir que quelques centaines de personnes ? Quels problèmes occasionne l’exiguïté de la scène pour les prestations des danseurs ? Pas de souci du côté du nombre limité de loges ?

         Même s’ils se taisent par politesse, les responsables des équipes de danseurs des villes invitées ne doivent en penser pas moins.

         Rien n’est terminé pour la salle Jean Vilar. La transaction financière n’a toujours pas été actée. Alors pourquoi cette salle sert-elle de débarras alors qu’elle pourrait continuer sans problème pour l’organisation des évènements ? Quel gâchis.

         Pour qu’il y ait un point de non-retour, un certain nombre d’éléments techniques de la salle ont été démontées ?

         Tout cela n’est vraiment pas joli joli. DM