vendredi 14 avril 2023

Retraites : une journée de lutte réussie hier. Le combat continue… Et rien à attendre du Conseil constitutionnel. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière sur le sujet.

 

Conseil constitutionnel : des sages ? Où ça ?

12 Avril 2023

Le Conseil constitutionnel n’a rien du juge impartial que présentent les médias. Ses neuf membres, nommés par le président de la République et par ceux de la Chambre des députés et du Sénat, ont tout le loisir de rendre des arrêts conformes aux intérêts de la bourgeoisie et des coteries politiques qui la représentent, voire de leurs propres préjugés.

 

 

Quelques décisions suffisent à rappeler ce rôle du Conseil. En 1982, sous Mitterrand, il annula une loi pourtant bien timide sur la parité, arguant que le principe d’égalité ne permettait pas de différencier les citoyens en fonction de leur sexe.

En 1995, il valida les comptes de campagne présidentielle de Jacques ­Chirac et d’Édouard Balladur. Les conseillers savaient que ces comptes recelaient de graves irrégularités, dépassement du plafond autorisé et versements en liquide, qui auraient dû entraîner l’annulation de l’élection. Mais il ne fallait pas révéler la fraude au grand public. On ne connut les dessous de la décision que vingt-cinq ans après, délai pendant lequel les délibérations sont soumises au secret. Il est à noter que la même année les comptes de notre camarade Arlette Laguiller furent, eux, en partie retoqués sous un mauvais prétexte.

En 2012, c’était la taxe de 75 % touchant les 1 500 personnes ayant un revenu d’activité excédant un million d’euros, la taxation exceptionnelle de solidarité promise dans sa campagne par François Hollande, qui était renvoyée aux oubliettes. Le prétexte était que cet impôt était assis sur les personnes physiques alors qu’il aurait dû être prélevé par foyer fiscal. Cela évitait de reprendre ouvertement la campagne de la droite contre « une mesure confiscatoire ».

La Constitution est bonne fille, elle permet de justifier tout et son contraire, et les membres du Conseil ne s’en privent pas. Ils participent d’un ensemble d’institutions et d’articles de loi, comme le désormais célèbre 49.3, permettant au président de gouverner dans l’intérêt de la bourgeoisie, en passant outre l’avis de la population et même celui des députés, fussent-ils de son camp. Sous le règne de la bourgeoisie, le mot de démocratie prend un sens vraiment capital.

                                                    Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2854)

Argenteuil : au lycée Georges Braque comme partout, l’espoir de l’émergence d’une politisation et d’une combativité de la jeunesse

Des lycéens du lycée Georges Braque dans l’action. Ils ont bien raison.

  

Belle initiative


Une métaphore de l’anarchie capitaliste et de la crise ?

Pour la seconde fois, des lycéens du lycée Georges Braque d’Argenteuil ont organisé une action dans le cadre de la journée de grève et de manifestation d’hier. Ils ont bloqué l’entrée de l’établissement sans qu’il y ait eu le moindre incident.

         Notre espoir est que la jeunesse lycéenne renoue avec le combat non seulement contre la réforme des retraites, contre tel ou tel mauvais coup de Macron ou de ses successeurs, mais pour ouvrir une nouvelle phase de l’histoire de l’humanité, en renversant le capitalisme, et en organisant le communisme des Égaux aux côtés de tous les travailleurs du monde.

         Ceux qui s’engagent dans la grève et les manifestations aujourd’hui contre la réforme des retraites ont commencé le combat. Ils indiquent la voie à suivre, pour leurs jeunes camarades comme pour tous.

         À l’avenir, nous espérons qu’ils seront rejoints par la masse des autres lycéens, qu’ils apprendront à organiser leurs actions et leur grève à l’intérieur même des établissements, en se réunissant, en s’organisant, en discutant, comme bien des générations précédentes ont su le faire. DM

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui vendredi 14 avril, de de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-samedi 15 avril, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 16 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-lundi 17 avril, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

 -de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 19 avril, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

La Fête de Lutte ouvrière, un grand moment de fraternité

Trois jours exceptionnels

 

 

La Fête de Lutte ouvrière se tiendra à Presles le week-end de Pentecôte, les 27, 28 et 29 mai. Spectacles et culture, stands de jeux et de repas sont au programme. La fête est également un grand rassemblement politique, et un lieu d’échange entre celles et ceux qui veulent changer le monde. Notre camarade Nathalie Arthaud y tiendra deux meetings.

         La carte d’entrée, valable pour les trois jours, coûte 25 euros sur place, mais seulement 15 euros jusqu’au 15 avril. Alors, réservez-la vite !

 

Il reste trois jours pour l’achat de la vignette d’entrée à 15 euros (jusqu’à samedi inclus) pour la fête. Après, ce sera 20 euros. Contactez-nous : MDommarie@aol.com, 0699499864

Passez à nos permanences à Argenteuil.

 

Violences policières contre le service d’ordre intersyndical à Strasbourg le 6 avril

Quand la préfète couvre les violences policières

 

 

Lors de la manifestation du jeudi 6 avril à Strasbourg, le service d’ordre de l’intersyndicale s’est fait frapper et gazer par les forces de l’ordre. Des voitures de police ont traversé le cortège syndical, sont arrivées derrière les membres du service d’ordre, et alors que ces derniers commençaient à laisser passer les voitures, les forces de l’ordre, sans aucune sommation préalable, s’en sont pris à eux.

         La scène, qui a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux et au journal de France 3, est éloquente. Cela n’a pas empêché la préfète du Bas-Rhin d’écrire, en réponse au courrier de deux députés de la Nupes qui l’interpelaient sur le sujet, qu’il n’y avait eu aucun blessé parmi les manifestants et que la police avait fait preuve de « maîtrise ».

         Bref, la préfète couvre localement les violences policières, comme Darmanin le fait en haut lieu.