jeudi 13 avril 2023

Retraites : Le mouvement doit continuer. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2854 à paraître

 

Le mouvement doit continuer

12 Avril 2023

Jeudi 6 avril, les cortèges ont regroupé à nouveau des centaines de milliers de manifestants, avec, comme à chaque fois depuis le 19 janvier, un nombre de grévistes toujours important, même s’il est difficile à connaître puisque les patrons des entreprises du privé ne le communiquent pas.

 

 

Nombre de dirigeants politiques et syndicaux ont présenté le vendredi 14 avril, date de rendu de l’avis du Conseil Constitutionnel sur la réforme, comme une étape décisive. Ainsi, le dirigeant de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré : « Je ne remettrai pas en cause la légitimité du Conseil constitutionnel » sur la réforme des retraites. Mais au nom de quoi les neuf « sages » qui siègent dans cette instance auraient-ils une légitimité pour décider de l’âge de départ à la retraite de millions de travailleurs ? Sur ces neuf membres, deux ont été nommés par Macron, trois par l’actuel président du Sénat, le LR Gérard Larcher, deux par le macroniste Richard Ferrand quand il était président de l’Assemblée nationale. Parmi eux figure l’ancien Premier ministre de droite Juppé, qui en 1995 avait tenté de s’attaquer aux retraites et avait dû manger son chapeau face à la mobilisation. Enfin, c’est Fabius, lui aussi ancien Premier ministre, qui préside cette assemblée au sein de laquelle les travailleurs n’ont vraiment aucun ami ! Tous sont des représentants patentés de la bourgeoisie, et certains ont eu l’occasion de le montrer en exerçant des responsabilités ministérielles.

Cette institution constitue la dernière étape du processus législatif et le coiffe comme une sorte de dispositif de sécurité. Selon Macron et tous ceux qui évoquent sa légitimité, les travailleurs n’ont plus qu’à s’incliner après qu’il a rendu son avis. Pour le justifier, ils évoquent le respect de règles démocratiques. En fait de démocratie, ils voudraient que les travailleurs respectent les règles d’un système organisé pour permettre à un gouvernement d’imposer des lois conformes aux intérêts d’une minorité de capitalistes, sans avoir à tenir compte de ce que pensent la majorité de la population et en particulier des travailleurs.

Les travailleurs ont, quant à eux, la légitimité d’être la classe qui produit les richesses et assure les tâches utiles et indispensables à la vie sociale. Ils ont le droit légitime de refuser que leur mouvement pour défendre leurs retraites soit mis en balance avec la volonté de neuf représentants de la classe privilégiée !

La seule chose qui comptera en définitive est le rapport de force que la classe ouvrière sera capable d’instaurer face à la bourgeoisie pour défendre ses conditions de vie, ses salaires, ses emplois, sa retraite, en utilisant ses vraies armes que sont ses mobilisations, les grèves et les manifestations.

                                                            Charles Legoda (Lutte ouvrière n°2854)

 

À nouveau en grève et dans la rue

Aujourd’hui jeudi 13 avril 2023

Manifestation à Paris

14 heures Opéra

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui jeudi 13 avril, de 18 h. à 18 h.30, centre commercial, terrasse du Val-Nord ;

-vendredi 14 avril, de de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-samedi 15 avril, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 16 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-lundi 17 avril, de 11 h. à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

 -de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 19 avril, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

La Fête de Lutte ouvrière, un grand moment de fraternité

Trois jours exceptionnels

 

La Fête de Lutte ouvrière se tiendra à Presles le week-end de Pentecôte, les 27, 28 et 29 mai. Spectacles et culture, stands de jeux et de repas sont au programme. La fête est également un grand rassemblement politique, et un lieu d’échange entre celles et ceux qui veulent changer le monde. Notre camarade Nathalie Arthaud y tiendra deux meetings.

         La carte d’entrée, valable pour les trois jours, coûte 25 euros sur place, mais seulement 15 euros jusqu’au 15 avril. Alors, réservez-la vite !

 


  

Il reste trois jours pour l’achat de la vignette d’entrée à 15 euros (jusqu’à samedi inclus) pour la fête. Après, ce sera 20 euros. Contactez-nous : MDommarie@aol.com, 0699499864

Passez à nos permanences à Argenteuil.

Grève des éboueurs – Saint-Étienne : non à la dégradation des conditions de travail

D’une façon ou d’une autre, pas question de travailler plus longtemps

 

 

Les éboueurs de Saint-Étienne sont majoritairement en grève, depuis le 31 mars. Les poubelles commencent à s’entasser un peu partout, preuve pour ceux qui en douteraient qu’ils font un travail dur et indispensable. Mystère des poubelles qui bougent toutes seules, elles se sont, de nuit, particulièrement entassées au pied du bâtiment de Saint-Étienne Métropole, dont dépendent les éboueurs.

         Ils protestent contre la réforme des retraites et la suppression de deux camions sur quatorze alloués aux ordures courantes, allongeant leur tournée. Comme a dit l’un d’entre eux : « le gouvernement veut nous faire travailler plus longtemps dans notre vie, et notre patron plus longtemps chaque jour, c’est non ».

         Saint-Étienne Métropole a déjà partiellement reculé, revenant sur la suppression de l’un des deux camions. Mais ça ne fait toujours pas le compte, et les grévistes sont déterminés à tenir jusqu’au bout.

 

Argenteuil, charges, provisions de charges, loyers, des hausses inacceptables. Deux exemples dont les locataires devraient s’inspirer.

Partout, dans les villes et les cités, quels que soient les bailleurs dits « sociaux », les locataires des cités HLM subissent des augmentations de charge délirantes, dues en particulier aux réserves pour l’énergie. Mais il y a des réactions. Des exemples à suivre de réactions, l’une à Saint-Denis (93), et l’autre à Maisons-Alfort (94)

 

À Saint-Denis : plus de charges…

Mardi 21 mars, 200 locataires ont manifesté devant le siège de Plaine Commune où devait se tenir un Conseil Territorial réunissant bailleurs et élus du 93. Courageux mais pas téméraires, ils ont préféré annuler leur réunion. Les locataires protestaient contre des hausses abusives de leurs charges, loyers, coût de l’eau et de l’énergie, qui se rajoutent à celles de l'alimentation et autres. Cette première manifestation en appelle d’autres, dans les cités contre les bailleurs, mais aussi dans les entreprises où il faudra imposer que les salaires suivent la hausse des prix.

 

Maisons-Alfort : une mobilisation, et une manifestation en vue