mardi 4 avril 2023

Argenteuil, la fermeture de la médiathèque Desnos : un coup dur

 

Des lots de consolation hypocrites

 


La médiathèque Desnos a fermé samedi dans la tristesse des habitants et des agents territoriaux. Bien sûr, elle va être reconstruite, mais pendant deux ans, il n’y aura plus ni espace de médiathèque ni espace de travail pour les jeunes et les moins jeunes de ce quartier du Val-Nord déjà très périphérique.

         Voilà ce que l’on pouvait lire dans le périodique La Gazette du Val-d’Oise du 28 mars dernier : « On délocalise tout ce qui est délocalisable. L'équipe va rester très présente sur le quartier. On va utiliser le fonds actuel de la médiathèque, qui va être renouvelé, pour travailler avec les écoles, les crèches, la maison de quartier, l'association Conjugue, la Maison pour tous. Le budget consacré au fonctionnement de la médiathèque restera la même. » Cécile Van Praet, responsable du réseau des médiathèques d'Argenteuil.

Des activités sont prévues en direction des seniors et des jeunes avec une web radio et le club manga ».

         Les habitants ne croient guère à ces succédanés qui ne peuvent remplacer l’essentiel : la mise en place d’un espace provisoire pendant la durée des travaux. Quant au « fonds actuel de la médiathèque », comment va-t-il pouvoir être utilisé alors qu’une brocante générale est organisée le samedi 15 avril prochain ? DM

Argenteuil, les Cinglés du cinéma, petit retour en arrière. Le texte de la page Facebook de José Agusti, un des fondateurs des Cinglés

La première affiche des Cinglés

« Il y a 35 ans naissait Lumière d'Argenteuil, une brocante autour du cinéma, née de la rencontre d'un collectionneur de cinéma Pierre Lacroix et de moi, animateur d'un ciné-club de la MJC. L'affiche fut réalisée par ma collègue Michelle en sérigraphie, nous l'avons tirée puis collée sur les murs de la ville et ailleurs. Elle avait un sous-titre qui nous avait été inspiré par J.C Averty, Les Cinglés du Cinéma et c'est lui qui a perduré. Nous ne nous doutions pas que l'expérience allait durer aussi longtemps, nous étions enthousiastes et déterminés mais nous ne nous doutions pas que nous rencontrerions un tel succès auprès des amateurs de cinéma et même de cinématographe. Ce fut un plaisir et un enchantement que de rencontrer autant de de passionnés, de spécialistes, de savoir-faire et d'amour du septième art dans notre salle des fêtes Jean Vilar. Pendant trois jours, le cinéma rayonnait dans cette salle, avec des visiteurs venus d'un peu partout en Europe et même d'autres continents. Beaucoup de personnalités du cinéma nous ont soutenus, la liste est longue et j'en oublierais en route , mais j'en ressortirai deux, les doyens en quelque sorte, une comédienne, centenaire aujourd'hui dont la gentillesse et la simplicité resteront à jamais gravées dans ma mémoire, Madame Micheline Presle et un réalisateur qui s'approche de la centaine et qui fut président de la Cinémathèque française, homme charmant et connaisseur affiné des rouages du cinématographe dont je prends toujours le même plaisir à revoir son Escalier C. Aujourd'hui cette Lumière d'Argenteuil s'est éteinte, pour des raisons multiples, vieillissement, renouvellement des exposants, passion déclinante, nouvelles technologies mais aussi et surtout la suppression de la salle magique qui partira en emportant avec elle tous ses souvenirs et tous ces moments inoubliables que nous avons partagé avec ces visiteurs et ces exposants si gentils. Une page est tournée... »

 

Mon commentaire :

« Bonjour José, bonjour à tous, je comprends ta tristesse. Tu me permettras je pense de diffuser ton texte sur mon blog. Il faut que tout cela soit connu et partagé. Quant à la salle Jean Vilar, notre salle des fêtes, elle est encore debout. Pour moi, elle est aussi le souvenir de mon retour à Argenteuil en 1975, et des soirées au balcon pour le ciné-club animé par notre très regretté René Chausson, Dominique »

 

lundi 3 avril 2023

Combat pour les retraites. Conseil constitutionnel : un recours pour Macron ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

Conseil constitutionnel : un recours pour Macron ?

29 Mars 2023

Après la motion de censure, les députés de la Nupes, du RN, l’intersyndicale et même Élisabeth Borne ont fait des observations auprès du Conseil constitutionnel qui pourrait maintenant trancher au sujet de la réforme des retraites.

 

Le Conseil constitutionnel peut en effet intervenir à propos d’une loi votée et avoir le dernier mot, après le gouvernement et le Parlement.

Les travailleurs peuvent-ils s’en remettre à une telle institution pour la décision finale concernant la réforme des retraites ? C’est un peu comme si l’agneau demandait au loup de le protéger. Car le rôle de ce Conseil est d’être le garant de la Constitution et donc de l’ordre des capitalistes. À l’exact opposé de la défense des intérêts des travailleurs. Depuis toujours, le Conseil constitutionnel recale toute loi qui écorne même un tout petit peu les intérêts du grand patronat, comme la loi de Hollande qui voulait taxer les hauts revenus des PDG à 75 % en 2012 ou bien taxer de 3 % les dividendes en 2017.

La composition du Conseil même est tout un programme. Il comprend neuf membres, désignés par le président de la République, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. Ils ont, en matière de démolition des retraites, presque tous un CV en béton armé, à commencer par l’ancien Premier ministre Juppé !

Le Conseil constitutionnel est comme le 49.3, une des nombreuses protections mises en place par la bourgeoisie pour encadrer son système prétendument démocratique, masque de sa dictature économique. Pour éviter qu’une loi soit prise en faveur des travailleurs, la classe capitaliste a multiplié les garde-fous. Elle a une mainmise totale sur les principaux médias, ce qui lui permet de façonner en partie l’opinion publique. Elle dénie le droit de vote à une grande partie de la classe ouvrière, celle qui n’a pas la nationalité française, souvent la plus exploitée. Enfin, la population n’a aucun contrôle sur les élus censés la représenter et encore moins sur le personnel de l’appareil d’État.

Le Conseil constitutionnel validera-t-il la loi de Macron ou la retoquera-t-il pour offrir une porte de sortie au gouvernement comme aux directions syndicales ? Quoi qu’il en soit les travailleurs n’ont pas à se fier à ces institutions dites démocratiques qui ont été façonnées par et pour la bourgeoisie.

                                                       Arnaud LOUVET (Lutte ouvrière n°2852)

 


 

Pour le 6 avril, les cars prévus par la CGT dans le Val d’Oise

 

 

Les prochaines permanences Lutte ouvrière prévues :

-aujourd’hui lundi 3 avril, de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 5 avril, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.