jeudi 9 mars 2023

Égalité salariale : index bidon, vrai combat

Pas d’index qui tienne, pour les salaires, affronter le patronat.

 

 

Au moment où le Sénat vient d’adopter un « index seniors », non contraignant pour les grandes entreprises qui mettent les travailleurs âgés dehors, une étude de l’Institut des Politiques Publiques fait le point sur un autre index : celui de l’égalité salariale femmes / hommes, mis en place il y a cinq ans.

         Outre le fait que les entreprises de moins de cinquante salariés sont dispensées de le publier, le rapport indique que la moitié des autres ne le fait pas, et que celles qui publient des chiffres ont mille et une astuces pour les enjoliver. Autant dire que, quand les patrons affirment que dans près de 86 % des entreprises l’écart entre les salaires des hommes et des femmes se réduit, il y a de quoi se méfier !

         Heureusement que les travailleuses, et les travailleurs, n’attendent pas grand-chose du gouvernement et de son index bidon. Se battre pour les salaires, c’est affronter le patronat.

 

Argenteuil, le 8 mars, la municipalité, le centre nautique et la patinoire

Entre Prévert, Jarry et gribouille

 

 

Nous avons déjà largement dit ce que nous pensions du « mois de la femme » (dixit) concocté par la municipalité. Comme d’habitude c’est le règne de gribouille.

         Qu’a voulu faire la municipalité en offrant la piscine à un euro et la patinoire à deux en guise de cadeau pour le 8 mars ?

         Pour rappeler que les femmes nagent dans les difficultés dans ce monde machiste ?

         Mais qu’elles resteront de glace devant ce genre d’ineptie municipale ?

         Ce n’était tout de même pas pour refreiner leur envie de participer à la grande manifestation parisienne d’hier après-midi pour les droits des femmes ?

         Le 8 mars est une affaire sérieuse, cela se confirme, la municipalité, pas. DM

 

Le succès des manifestations du 7 mars. L’exemple de la Loire-Atlantique

Toujours plus nombreux en grève et dans la rue

 

 

Mardi 7 mars, cinq manifestations étaient prévues en Loire-Atlantique, avec une nouvelle ville de 8000 habitants, Clisson dans le vignoble, dans laquelle 1500 personnes ont dit leur refus du passage de l’âge de la retraite à 64 ans.

         A Ancenis, une ville de 13 000 habitants, 6000 manifestants, dont beaucoup travaillent à Manitou, la laiterie ou Toyota, se sont retrouvés. Ils étaient 15 000 à Saint-Nazaire et entre 30 et 75 000, selon les chiffres, à Nantes où il a fallu 2 heures avant que tout le monde puisse partir en manifestation.

         A la SNCF, seuls 10 trains étaient annoncés comme circulant dans la journée en gare de Nantes. Les 190 cheminots, réunis en assemblée générale, ont voté à l'unanimité la reconduction de la grève pour mercredi