jeudi 23 février 2023

Retraites : bisbilles entre chefs syndicaux et LFI : Ni députés, ni chefs syndicaux : aux travailleurs de décider. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine à paraître.

Ni députés, ni chefs syndicaux : aux travailleurs de décider

22 Février 2023

« Spectacle honteux et désolant à l’Assemblée » (Laurent Berger de la CFDT) ; « en empêchant l’examen de l’article 7, LFI a voulu s’approprier le mouvement social » (Philippe Martinez de la CGT) : les deux chefs de l’intersyndicale ont dénoncé avec virulence l’obstruction des députés de la Nupes.

Il faut dire que le spectacle donné pendant quinze jours à l’Assemblée nationale, par tous les députés, est édifiant. Entre les macronistes, qui ont limité la durée des débats et n’ont cessé de mentir comme des cochons, les députés LR qui ont marchandé chaque ligne pour mieux soutenir la réforme, les RN qui prétendent s’opposer mais dénoncent la grève et les manifestations, et la Nupes qui a déposé près de 20 000 amendements pour empêcher l’examen du projet, ce cirque aura convaincu les travailleurs qui en doutaient encore que rien d’utile pour eux ne peut sortir du Parlement.

Mais ce n’était pas la raison du courroux des chefs syndicaux. Au contraire, en opposant « les manifestants qui défilent de façon responsable contre les 64 ans » au « comportement des députés LFI », Berger et Martinez laissent entendre que le Parlement aurait pu modifier la loi, si les débats avaient été plus sereins. Pour eux, comme pour les députés de gauche d’ailleurs, les manifestations servent à faire pression sur le gouvernement et sur l’Assemblée pour qu’ils acceptent amendements et concessions. Ils se gardent bien de dire aux travailleurs qu’ils ne peuvent compter que sur leur force collective, sur leur poids dans l’économie pour défendre leurs intérêts, et sûrement pas sur les institutions, les élus de la République ou les tribunaux. Les chefs syndicaux, quant à eux, aspirent à retrouver leur place, réduite par Macron, d’avocats officiels des travailleurs auprès du gouvernement.

Martinez l’a formulé d’une autre façon, en reprochant à Mélenchon et aux députés LFI de vouloir « faire passer les organisations syndicales au second plan ». Le mouvement contre la réforme des retraites, parce qu’il « ressemble à la CFDT » comme l’a dit Laurent Berger, c’est-à-dire qu’il ne déborde pas, à ce jour, le cadre et le rythme fixés par l’intersyndicale, permet à celle-ci de montrer au gouvernement son utilité. Les chefs syndicaux ne veulent pas se laisser voler la lumière par les politiciens, fussent-ils de gauche.

Pour défendre leurs intérêts, pour empêcher ce recul sur la retraite ou pour ne pas tomber dans la pauvreté, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils doivent engager la lutte contre les capitalistes, donneurs d’ordres de Macron, et doivent se donner les moyens de la diriger eux-mêmes par l’intermédiaire d’assemblées générales et de comités de grève élus démocratiquement. C’est aux travailleurs mobilisés, et à eux seuls, de décider de leur lutte.

                                                Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2847)

 

Les prochaines permanences prévues.

-vendredi de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour Babou ;

-lundi 27 février, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets, à Saint-Gratien ;

-mardi 28 février, de 11 h. à midi centre commercial Jolio ;t-Curie

-mercredi 22 février, de 11 h. à 11 h.30  au marché des Champioux.

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 229  en vente :

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC) 

 

 

Le samedi 11 mars 2023

Banquet fraternel 2023 des Amis de Lutte ouvrière à Argenteuil

Réservez vos places dès maintenant

17 euros et 8 pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans

Pour nous joindre : MDommarie@aol.com

Culture à Argenteuil : « Pour la culture, cela ne peut plus durer comme cela à Argenteuil ». Une lettre ouverte aux habitants d’Argenteuil de l’association Sous Les Couvertures adressée au maire d’Argenteuil

Bien évidemment, on ne peut ici qu’en informer nos lecteurs. DM

 

 


LETTRE OUVERTE AUX HABITANTS D’ARGENTEUIL

Si la dixième édition du Salon du Livre et des Lecteurs d’Argenteuil a été un beau succès, elle amène l’association locale Sous les couvertures à lancer un cri d’alarme : « Pour la culture, cela ne peut plus durer comme cela à Argenteuil ».

 

Monsieur le Maire,

Votre municipalité devrait être aux côtés de tous les acteurs de cette action culturelle, sociale et locale. Rappelons les faits. Nous vous avons demandé au printemps dernier, soit à nouveau la réservation de la Salle des fêtes pour notre Salon du livre et des lecteurs 2023, soit un espace adéquat de superficie équivalente. Vous annonciez en juillet la neutralisation du complexe Jean Vilar. Nous vous avons de nouveau écrit pour expliquer qu’il nous fallait une réponse au 15 septembre, car nous avons besoin d’un délai de cinq mois pour l’organisation de notre Salon. Ensuite, dès cette date passée, nous avons engagé la préparation de celui-ci aux côtés des personnels du lycée Georges Braque, une solution que nous avions en tête grâce aux différents évènements organisés avec ce  lycée ces dernières années. Nous avons alors une fois encore tenté de vous joindre pour étudier quelle place la Ville pouvait prendre dans le cadre de cette nouvelle configuration. À ces tentatives multiples de vous rencontrer, VOUS N’AVEZ JAMAIS RÉPONDU.

Non seulement votre municipalité n’a pas été aux côtés des nombreux bénévoles qui avec dévouement se sont engagés dans le succès de ce Salon 2023, mais elle a agi d’une façon qui s’apparente à un boycott de cet évènement salué de toutes parts. Nous ne comprenons pas ce rejet et cette mesure discriminatoire. Sous les couvertures tient à son indépendance, mais c’est une association pluraliste où quelles que soient les opinions de ses membres sur bien des sujets, ils se retrouvent dans le but de réaliser un évènement culturel de grande ampleur au profit de tous les Argenteuillais.

Certes, notre association a pris position contre la décision de démantèlement de la Salle des Fêtes municipale Jean Vilar au profit d’un projet immobilier que nous jugeons calamiteux et qui nous met en difficulté comme nombre d’associations de la commune. Mais chaque Argenteuillais analysera comme il l’entend ce refus et cette situation à l’encontre de bénévoles et d’une association active pour la promotion du livre et de la lecture. Pour notre part, nous considérons que ce choix de votre part va fondamentalement à l’encontre du combat pour la culture, mais également de la possibilité que la commune devienne une véritable cité éducative.

Veuillez recevoir, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations associatives,

 

Les membres du bureau de l’Association Sous les couvertures

Macron à Rungis, retraites : quand Macron fait du Sarkozy

 

Ces petits serviteurs de la bourgeoisie vivant eux dans la soie

 

 

En visite au marché de gros de Rungis, Macron, plagiant Sarkozy, a prétendu s’adresser « à la France qui se lève tôt », en expliquant qu’il fallait « travailler plus longtemps pour créer plus de richesses ».

Au moment où les actionnaires du CAC40 perçoivent des dividendes records, sans avoir besoin de travailler, et alors que près de la moitié des salariés atteignent l’âge de la retraite en étant déjà au chômage, en maladie ou en invalidité, ces propos méprisants ne peuvent que renforcer la volonté de se mobiliser le 7 mars contre le projet de retraite à 64 ans.