jeudi 20 octobre 2022

Armement, Euronaval : des marchands de morts aux anges

Pour les actionnaires, les profits ne feront jamais plouf

 

 

Le salon de l’armement naval, Euronaval, vient d'ouvrir ses portes près de Paris. 480 exposants y font la publicité de leur production d'armes et d'équipement maritime pour la visite de 140 officiels – un record.

         La guerre en Ukraine leur permet de tester en condition réelle ces engins de morts. Les tensions internationales riment avec des profits gigantesques pour les industriels de l’armement. Quand ils dansent, c'est sur les cadavres.

 

mercredi 19 octobre 2022

Mobilisation pour l’augmentation des salaires : développer le mouvement pour inverser le rapport des forces. Nathalie Arthaud lors de la manifestation parisienne d’hier (Moins de 4 mn)

Succès de la grève dans les lycées professionnels : l’objectif du gouvernement, remettre complètement la future jeunesse ouvrière dans les griffes du patronat

Résister !

 

Ici des enseignants du lycée Nadia et Fernand Léger d’Argenteuil

Les enseignants des classes et des lycées professionnels étaient très nombreux aujourd’hui dans les cortèges des manifestations d’hier. Il y a effectivement péril en la demeure pour les sections professionnelles actuelles déjà attaquées depuis des années. L’article de notre hebdomadaire ci-dessous est éclairant sur l’offensive gouvernementale actuelle, directement au service des intérêts du patronat et totalement contraire à ceux de la jeunesse des quartiers populaires. DM

 

Lycées professionnels : grève le 18 octobre contre la réforme

12 Octobre 2022

L’ensemble des syndicats de l’enseignement professionnel, dont le Snes, Sud, FO et la CGT, appellent à une journée de grève et de manifestations mardi 18 octobre contre la réforme du lycée professionnel.

Cette énième réforme d’un enseignement qui scolarise 651 000 jeunes consiste d’abord à augmenter de 50 % le temps passé en stage. Cela signifie que, sur les trois années de formation nécessaires pour obtenir un baccalauréat professionnel par exemple, les élèves pourraient passer 33 semaines au moins en entreprise. Cela représente en moyenne 11 semaines, presque le tiers d’une année scolaire qui en compte 36.

L’augmentation des périodes de stages suffirait pour refuser cette réforme. Tout d’abord, elle ne peut qu’aggraver les difficultés à trouver des stages qui ne consistent pas seulement à balayer ou à faire du classement. Mais surtout, la diminution du temps consacré à l’enseignement du français, de l’histoire, des langues ou des mathématiques qui en découle, pénalise particulièrement les jeunes scolarisés dans les filières professionnelles, qui sont majoritairement issus des classes populaires et ont déjà bien moins accès à une certaine culture générale.

Quant au rôle de plus en plus important des patrons dans l’enseignement professionnel, il n’est assurément pas de bon augure. Les formations seraient en effet liées aux besoins des entreprises locales. Il est même question de faire entrer des patrons dans les conseils d’administration des lycées professionnels. Les filières jugées « non insérantes », selon les critères définis par le patronat bien évidemment, seront fermées. Il y aura donc encore moins de choix qu’aujourd’hui. Quant aux enseignants des filières concernées, ils sont sommés de se réorienter vers d’autres disciplines plus porteuses, ce qui signifie une reconversion forcée, comme cela fut le cas pour la filière gestion administration. Au bout du compte, cela amène progressivement à la disparition du lycée professionnel, avec une économie considérable pour le budget de l’éducation nationale.

Dans le domaine de l’éducation comme dans les autres, le gouvernement agit au service du patronat, pour qui une main-d’œuvre bien formée est une main-d’œuvre directement exploitable et la plus malléable possible.

                                                 Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2828)

 

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CGT-PSA : non à l’exclusion de vrais militants ouvriers, oui à la démocratie de l’organisation des travailleurs

 

Signez la pétition. Cela concerne chaque travailleur, chaque militant de la CGT mais aussi de tous les syndicats.

 

Soyons à leur côté, signons la pétition

 

Soutenons les militants de la CGT-PSA historique de l’usine de Poissy menacés d’exclusion par la Fédération CGT de la métallurgie

Tribunal de Bobigny (93)

1 rue promenade Jean Rostand

Demain Jeudi 20 octobre à midi

 

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui mercredi 19 octobre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.

 

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 226 :

         -lors de nos permanences ;

           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (seulement Lutte ouvrière) ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Rassemblement des locataires

Contre la hausse des charges !

Contre la hausse des loyers !

Rassemblement demain jeudi 20 octobre prochain à 17h.30 devant le siège d’ABH, 203 rue Michel Carré à Bezons

 

Salle Jean Vilar d’Argenteuil, toujours debout ! Non au projet Fiminco, rénovation de l’espace Jean Vilar !

Un nouveau coup à la Pathé ?

 

 

Au mois de juillet, le maire d’Argenteuil annonçait aux utilisateurs habituels que l’utilisation de la salle Jean Vilar était gelée… à cause du Covid. Oui, le Covid selon lui menaçait alors plus que jamais. Alarmiste, il prévoyait une nouvelle vague dont il voyait les prémisses… Comme si un nouveau centre de vaccination ne pouvait pas être, même dans ce cas, installé ailleurs…

         Trois mois après, non seulement le Covid est loin actuellement de toute cette mise en scène locale, mais on ne voit pas le début d’un commencement d’installation d’un nouveau centre de vaccination.

         Ce que l’on peut craindre, c’est le remake du « syndrome du stade Henri Barbusse ». Quand, à la fin des années 1990, la municipalité d’alors vendit à Pathé le stade entre le début du boulevard Héloïse et la D311 pour que ce dernier y construise un multiplexe. Mais Pathé retira ses billes, et le terrain et les équipements du stade devinrent une friche pendant plus d’une douzaine d’années, car les équipements sportifs avaient rapidement été démantelés pour atteindre un point de non-retour.

         C’est ce qu’il y a à craindre pour le complexe Jean Vilar. Qu’il soit démantelé de tous ses équipements utiles pour justifier demain un abandon définitif de ce qui n’est aujourd’hui qu’une neutralisation provisoire. DM