Ici
des enseignants du lycée Nadia et Fernand Léger d’Argenteuil
Les
enseignants des classes et des lycées professionnels étaient très nombreux
aujourd’hui dans les cortèges des manifestations d’hier. Il y a effectivement
péril en la demeure pour les sections professionnelles actuelles déjà attaquées
depuis des années. L’article de notre hebdomadaire ci-dessous est éclairant sur
l’offensive gouvernementale actuelle, directement au service des intérêts du
patronat et totalement contraire à ceux de la jeunesse des quartiers populaires.
DM
Lycées
professionnels : grève le 18 octobre contre la réforme
12 Octobre 2022
L’ensemble des syndicats de
l’enseignement professionnel, dont le Snes, Sud, FO et la CGT, appellent à une
journée de grève et de manifestations mardi 18 octobre contre la réforme du
lycée professionnel.
Cette énième réforme d’un
enseignement qui scolarise 651 000 jeunes consiste d’abord à augmenter de
50 % le temps passé en stage. Cela signifie que, sur les trois années de
formation nécessaires pour obtenir un baccalauréat professionnel par exemple,
les élèves pourraient passer 33 semaines au moins en entreprise. Cela
représente en moyenne 11 semaines, presque le tiers d’une année scolaire qui en
compte 36.
L’augmentation des périodes de
stages suffirait pour refuser cette réforme. Tout d’abord, elle ne peut
qu’aggraver les difficultés à trouver des stages qui ne consistent pas
seulement à balayer ou à faire du classement. Mais surtout, la diminution du
temps consacré à l’enseignement du français, de l’histoire, des langues ou des
mathématiques qui en découle, pénalise particulièrement les jeunes scolarisés
dans les filières professionnelles, qui sont majoritairement issus des classes
populaires et ont déjà bien moins accès à une certaine culture générale.
Quant au rôle de plus en plus
important des patrons dans l’enseignement professionnel, il n’est assurément
pas de bon augure. Les formations seraient en effet liées aux besoins des
entreprises locales. Il est même question de faire entrer des patrons dans les
conseils d’administration des lycées professionnels. Les filières jugées
« non insérantes », selon les critères définis par le patronat bien
évidemment, seront fermées. Il y aura donc encore moins de choix
qu’aujourd’hui. Quant aux enseignants des filières concernées, ils sont sommés
de se réorienter vers d’autres disciplines plus porteuses, ce qui signifie une
reconversion forcée, comme cela fut le cas pour la filière gestion
administration. Au bout du compte, cela amène progressivement à la disparition
du lycée professionnel, avec une économie considérable pour le budget de
l’éducation nationale.
Dans le domaine de l’éducation
comme dans les autres, le gouvernement agit au service du patronat, pour qui
une main-d’œuvre bien formée est une main-d’œuvre directement exploitable et la
plus malléable possible.
Aline RETESSE (Lutte ouvrière
n°2828)
…………………………………………………………………………………………………………
CGT-PSA : non à l’exclusion
de vrais militants ouvriers, oui à la démocratie de l’organisation des
travailleurs
Signez la pétition. Cela concerne chaque travailleur, chaque
militant de la CGT mais aussi de tous les syndicats.
Soyons à leur côté, signons la pétition
Soutenons les militants de la CGT-PSA
historique de l’usine de Poissy menacés d’exclusion par la Fédération CGT de la
métallurgie
Tribunal de Bobigny (93)
1 rue promenade Jean Rostand
Demain Jeudi 20 octobre à midi
Les prochaines
permanences prévues.
-aujourd’hui mercredi
19 octobre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.
Achetez notre hebdomadaire Lutte
ouvrière (1,5 euro), et Lutte de classe (2,5 euros) n° 226 :
-lors
de nos permanences ;
-au
Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (seulement Lutte
ouvrière) ;
-librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.
Rassemblement des locataires
Contre la hausse des charges !
Contre la hausse des loyers !
Rassemblement demain jeudi 20 octobre prochain à
17h.30 devant le siège d’ABH, 203 rue Michel Carré à Bezons