vendredi 14 octobre 2022

Raffineries et salaire du PDG : Chez Total, le PDG Patrick Pouyanné, lui, a bien vu l’an passé sa rémunération augmenter de 52 % et bondir ainsi à 6 millions d’euros par an !

Total – Gonfreville-l’Orcher : le mouvement continue

12 Octobre 2022

« Téléphone vite à ta banque car tu gagnes 5 000 euros par mois et tu ne t’en étais jamais rendu compte ! », telle est la plaisanterie qui circulait parmi les grévistes lors de l’assemblée du lundi 10 octobre après-midi à la raffinerie Total de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre.

C’est en effet ce que la direction générale de Total s’est permis d’écrire dans un communiqué dimanche 9 octobre, largement retransmis par les médias. Plusieurs journalistes étant présents, nombre de travailleurs leur ont montré leurs fiches de paye : il y a loin de la réalité aux affirmations mensongères de la direction destinées à manipuler l’opinion publique et à isoler les grévistes en les faisant passer pour des « privilégiés qui bloquent le pays ».

Les travailleurs n’exigent que leur dû : un salaire qui suive la hausse du coût de la vie de cette année ! S’il y a des privilégiés chez Total, il faut les chercher du côté des actionnaires et du PDG Patrick Pouyanné qui a vu l’an passé sa rémunération augmenter de 52 % et bondir ainsi à 6 millions d’euros par an ! Dans ce même communiqué, la direction générale se disait prête à avancer à octobre les négociations annuelles obligatoires prévues en novembre mais à condition que les “ blocages cessent”. Là aussi, c’est une manipulation car ni les issues de la raffinerie, ni les pipelines ne sont bloqués : mais quand ceux qui assurent la production ne travaillent plus, oui, plus rien ne sort d’une raffinerie, comme de n’importe quelle entreprise !

Le vote pour continuer la grève a été unanime, car chez Total les travailleurs se souviennent qu’à plusieurs reprises la direction n’a pas tenu ses engagements, aussi aujourd’hui pas question de céder au chantage, et les manœuvres de la direction n’ont fait que renforcer la détermination des grévistes !

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2828)

 

Argenteuil, hausses de loyers en vue qui seraient insupportables, chez AB-Habitat et cie

 

La mobilisation est la seule voie

 


 

Il est question que le prochain conseil d’administration aborde la question de l’augmentation du loyer de base à compter du 1er janvier prochain.

         Sans augmentation des salaires, des pensions et des allocations, dont le pouvoir d’achat est rongé par l’inflation, en particulier celle des dépenses centrales des milieux populaires, toute augmentation des loyers de base est inenvisageable pour eux.

         Au-delà du passé récent qui a complètement déstabilisé AB-Habitat et ses comptes, c’est maintenant aux responsables de celui-ci de trouver auprès de l’État ce qui leur manque pour boucler leur futur budget. Certes, cela demande une lutte véritable.

         En attendant, celle des locataires s’organise contre toute hausse et contre les augmentations drastiques de charges annoncées. DM

 

Pétition

De très nombreux locataires de notre bailleur dit « social » AB-Habitat ont découvert avec stupéfaction sur leur avis de quittance d’octobre une hausse inimaginable de la provision chauffage : 50, 60, 70, 80 euros, voire parfois davantage. Les justifications données dans un nouveau courrier par ABH le 29.09 sont autant incompréhensibles qu’injustifiées. Pour de nombreux locataires dont le bouclage de leur budget se fait à « l’euro près », le paiement de cette avance supplémentaire est non seulement intolérable mais rendue impossible.

            Les soussignés de cette pétition demandent à ABH d’annuler immédiatement ces augmentations et de revoir sa politique à l’encontre des locataires.

Pour tout contact : Dominique, MDommarie@aol.com , 0699499864

Argenteuil La poste, les habitants du quartier Joliot-Curie, comme s’ils habitaient le bout du monde

Le mépris des décideurs pour les quartiers populaires

 


Pris à la gorge par l’augmentation de la quittance de loyer pour les locataires d’ABH, les habitants de ce quartier subissent tous les désagréments d’un espace très périphérique par rapport au Centre. Ils sont depuis avant-hier victimes de la fermeture du bureau de poste du quartier jusqu’au début novembre. Cela paraît-il pour travaux. C’est la répétition d’un autre épisode de fermeture pas si anciens aussi… pour travaux.

         En attendant, ils doivent aller si nécessaire au bureau des Coteaux à une trotte du quartier. En attendant, même les tirettes de l’agence de La Poste sont hors-service. Il reste celle de la caisse d’épargne qui, ce matin, est tombée en panne devant les personnes d’une longue queue d’attente médusés par cet incident supplémentaire… En attendant, où déposer son courrier ?

         Le quartier donne une fâcheuse impression d’abandon pour ces habitants en quelque sorte du bout du monde. Du bout du monde. Mais cela finira bien par bou…illir. DM