jeudi 11 août 2022

Droit de vote aux immigrés : ce serait la moindre des choses !

 

Et à toutes les élections !

 


Un député macroniste, Houlié, a déposé une proposition de loi pour accorder le droit de vote aux immigrés originaires de pays hors de l'UE aux élections municipales. Visiblement, il n'avait pas consulté Macron car il s'est vu signifier une fin de non-recevoir de la part de Darmanin et de Macron lui-même. Le gouvernement, comme ses prédécesseurs, ne veut surtout pas froisser les préjugés réactionnaires de l'électorat d'extrême-droite ! Pour les mêmes raisons, la gauche, quand elle était au pouvoir, s'est bien gardée d'accorder le droit de vote aux immigrés malgré ses promesses.

Ce serait pourtant la moindre des choses que les travailleurs immigrés qui vivent et participent à la création de richesses ici, aient le droit de vote, et pas seulement aux municipales.

 

         Durant les dernières campagnes, à Argenteuil, nous avions noté l’amertume exprimée par nombre d’anciens, travailleurs immigrés, dont ce qualificatif ne veut même plus rien dire lorsque l’on a travaillé un demi-siècle voire davantage pour contribuer, et de quelle façon, à édifier la richesse du pays. Nous partagions cette amertume de ne pas pouvoir s’exprimer à l’occasion du vote, un sentiment qu’ils traduisaient comme un profond mépris à leur égard.DM

 

Les prochaines permanences prévues.

-tous les vendredis de l’été, de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou ;

-dimanche 21 août, de 10h.15 à 10h.55 devant Intermarché du centre

Et au marché Héloïse, de 11 h. à midi ;

-lundi 22 août, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets.

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

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Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean Vilar,

Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet

Départ : 15 heures

Darmanin : flagrant délit de mensonge. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

                     Darmanin : flagrant délit de mensonge

10 Août 2022

Accusant un imam du Nord, Hassan Iquioussen, d’avoir tenu des propos antisémites, contraires à la laïcité et sexistes, le ministre de l’Intérieur Darmanin a annoncé le 28 juillet qu’il serait expulsé vers le Maroc, dont ses parents sont originaires. Mais le 5 août, le tribunal administratif de Paris a suspendu cette procédure.

Il a motivé sa décision en expliquant que certaines des accusations, comme l’atteinte à la laïcité, ne reposaient sur rien d’établi et que rien ne justifiait une expulsion. Cet imam, proche des Frères musulmans, a certainement des idées dignes du Moyen-Âge. Mais si Darmanin envisage de démettre tous ceux qui font du sexisme ou du racisme leur fonds de commerce, cela impliquerait de sacrées purges dans l’Église catholique, la police nationale… ou encore la classe politique.

À l’instar de Sarkozy en son temps avec son fameux Kärcher, le ministre espère concurrencer l’­extrême droite sur le terrain de la démagogie xénophobe. Durant le mois de juillet, il a, coup sur coup, annoncé une nouvelle loi contre les immigrés à la rentrée et l’expulsion d’un homme suspecté d’une agression de policiers, avant que celui-ci soit mis hors de cause.

À présent que l’expulsion de l’imam a été suspendue, Darmanin contre-attaque. La DGSI a en effet opportunément fait savoir que celui-ci est fiché S. Le ministre a alors saisi le Conseil d’État, accusant le prédicateur de séparatisme. Darmanin sera-t-il à nouveau désavoué, comme c’est le cas quasiment à chaque fois depuis des semaines ? En tout cas, les médias auront parlé de lui, et c’est bien son seul objectif.

                                                     Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2819)

Grand Paris Express : conditions de travail dangereuses

       Grand Paris Express : conditions de travail dangereuses

10 Août 2022

Un accident grave s’est encore produit début août sur un des chantiers du Grand Paris Express, à Champs-sur-Marne, où un ouvrier a fait une chute de cinq mètres après avoir glissé sur un escalier.

Depuis 2020, il y a eu dix-huit accidents graves, dont deux mortels, mettant en cause la sécurité et les conditions de travail.

Le Grand Paris Express est un projet gigantesque de création et d’extension du réseau de métro sur la grande couronne. Il prévoit la création de quatre nouvelles lignes et l’extension de deux autres, 200 kilomètres de voies supplémentaires et 60 nouvelles gares. Évidemment, beaucoup d’entreprises se sont précipitées sur ce marché estimé à 40 milliards d’euros, depuis les plus grandes telles Vinci, Eiffage, Bouygues, Campenon-Bernard, etc., jusqu’à des sous-traitants en cascade. Les 170 chantiers en cours emploient 6 700 travailleurs.

Le quotidien d’information écologiste Reporterre, qui a mené en juillet une enquête sur ces chantiers, dénonce tous les manquements à la sécurité et les conditions de travail des ouvriers, dont beaucoup, comme partout dans le secteur du bâtiment, sont d’autant plus surexploités qu’ils sont sans papiers.

Les chantiers sont les lieux de travail les plus accidentogènes, et ceux du Grand Paris Express n’échappent pas à la règle, au contraire. La multiplication des entreprises, des ouvriers qui se succèdent sur un même travail sans qu’il y ait eu la moindre communication, amplifient les dangers. On pousse les ouvriers à descendre dans les puits alors que leur badge de localisation ne fonctionne pas, ce qui fait qu’en cas d’accident, les pompiers seraient incapables de savoir qui est en bas ; les détecteurs de gaz qui sonnent de façon intempestive amènent tout le monde à les ignorer. Les chefs poussent les travailleurs à accélérer pour finir dans les temps, ce qui augmente leur prime, y compris lorsqu’ils portent de lourdes charges sur un sol glissant. Les dépassements d’horaires sont fréquents, faisant parfois faire aux travailleurs deux journées en une, sans que les salaires suivent bien évidemment, puisque c’est illégal ; quand ils sont fournis, les habits, casques ou chaussures de protection peuvent être inadaptés ou trop bon marché pour être efficaces, etc.

La Société du Grand Paris a mis en avant la Charte de sécurité dans laquelle elle se vante d’aller « au-delà des obligations légales » . C’est facile sur le papier, mais dans la réalité, les morts et les mutilés des chantiers sont là pour rappeler qu’encaisser des millions est la priorité des requins du bâtiment.

                                                          Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2818)

Argenteuil, des arbres à préserver, des arbres à multiplier. Un aspect important de la défense de l’espace Jean Vilar

Mettons à l’ombre le projet municipalité-Fiminco

 

Un des aspects de l’épisode climatique que nous connaissons actuellement est celui de la nécessité de la préservation et de la multiplication des espace arborés. Ils permettent en particulier de retenir l’humidité et de nous mettre à l’ombre.

         Le territoire d’Argenteuil pourrait permettre l’essor de nouvelles zones boisées avec des plantations entretenues avec soin. C’est possible en particulier sur les collines, d’Orgemont, des Châtaigniers, vers le bois d’Hédoit, dans la Plaine du Val.

         C’est aussi un aspect important de la défense de l’espace Jean-Vilar. Pas question de détruire les beaux arbres qui subsistent aux abords du complexe et dans le square attenant, mais bien d’autres améliorations et plantations d’arbres sont possibles dans l’espace de l’ancienne Île.

         Dans tous les cas, rien à voir avec les plantations d’arbustes en pot à propos desquels la municipalité nous racontent de drôles d’histoires dont le tronc est seulement de justifier un projet immobilier calamiteux. DM

 

Bonnes lectures de l’été (10) : Blizzard de Marie Vingtras. Chaque jour un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

Blizzard de Marie Vingtras, L’Olivier

 

Le blizzard fait rage en Alaska.

Au cœur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile. Et ces habitants isolés sous le blizzard ont chacun un parcours bien particulier…

Avec ce huis-clos en pleine nature, et quelle nature, Marie Vingtras, d'une écriture incisive, s'attache à l'intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

Une lecture qui tombera à point par ces temps de canicule. Un livre qui rafraichit, au propre comme au figuré.