lundi 8 août 2022

PDG, un métier rémunéré sans limite… car au bénéfice des actionnaires encore plus rémunérés

 

Éclairant

À l’occasion du remplacement du PDG d’EDF Jean-Bernard Levy, le gouvernement a supprimé le plafond de 450 000 euros de salaire annuel pour un dirigeant d’entreprise publique, insuffisant apparemment pour vivre décemment.

Le message sera reçu cinq sur cinq par tous les travailleurs d’EDF et d’ailleurs dont le plafond de salaire est vingt à trente fois inférieur !

Autoroutes : la gratuité devrait s’imposer partout. Une bonne initiative

Les conducteurs plutôt que les actionnaires

N79

Il y a une semaine, j’ai emprunté la Nationale 79 pour aller de Macon à Moulins. C’est une route-galère d’autant plus que sans raison annoncée on ne roulait pendant 50 kilomètres que sur une voie alors que la 2X2 était terminée. Mais le pire est lorsque l’on apprend que cette route dangereuse qui a entraîné de très nombreuses victimes depuis des décennies va être transformée en autoroute à péage. Un scandale de plus.

         Mais les habitants n’ont aucune raison de l’accepter.

         Cette situation m’a fait penser à la mobilisation qui vient d’avoir lieu à Rochefort en Charente-Maritime.

Le contournement de Rochefort par la rocade de Tonnay-Charente n’est pas gratuit : pour passer, il faut donner 0,70 € à Vinci, et ce quatre fois par jour pour certains travailleurs. Une aumône pour Vinci qui multipliée donne un joli pactole, mais un budget pour les habitants !

Ce morceau d’autoroute de 7 km permet d’éviter les bouchons urbains, et aux riverains de vivre un peu plus tranquillement. Jusqu’à présent, un abonnement permettait à certains habitants de payer moins cher leurs passages, mais depuis cet été, les communes environnantes ont retiré leurs subventions.

Une mobilisation s’est tenue samedi 23 juillet au péage de Tonnay-Charente pour réclamer la gratuité. Alors pour imposer la suppression du péage, la mobilisation devra se poursuivre. DM

 

Argenteuil, espace Jean Vilar, prolongation de la fermeture du complexe des fêtes. (5) Nous lutterons jusqu’à l’abandon du projet

 

Si scandale il y a, par qui le scandale est arrivé

Dans son courrier aux utilisateurs de la salle Jean Vilar, le maire d’Argenteuil évoque les recours qui ont été déposés contre différents aspects liés au projet « municipalité-Fiminco ». Ils ne lui font pas plaisir apparemment. Quant à la défense juridique de la municipalité contre ces recours, nous avons affaire à un paradoxe. Elle est certes payée par les finances municipales, c’est-à-dire par la population qui est, elle, dans son immense majorité opposée au projet !

         Nous supposons que lorsqu’un administré marche sur le peton du maire, non seulement il fait « aïl ! » mais demande au maladroit d’arrêter. C’est humain.

         Du côté de la population, c’est la même chose. Contre ce projet, non seulement nous crions notre révolte, mais nous utilisons tous les moyens à notre disposition. Les recours juridiques font partie de cet ensemble. Ils sont payés par les opposants sur leurs deniers personnels, et nous invitons tous à le faire.

         Au-delà de ces recours, il y a l’action continue d’information et de mobilisation. Le maire d’Argenteuil pourra la mesurer le 17 septembre prochain. DM

 

Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean Vilar,

Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet

Départ : 15 heures